Vous avez déjà visité un monument, soit une église, une cathédrale, un château ou autres. En se trouvant dans une de ces bâtisses, on ressent quelque chose de fort… un envoûtement, un enchantement, c’est-à-dire un sentiment inexplicable. Mais l’homme ne peut se contenter de cela, il essaie de trouver des explications. Comment ont-ils construit cela… l’architecte était vraiment un génie. Il a pu transmettre sa créativité aux ouvriers et maîtres d’œuvres qui ont validé le projet et ont accepté de le réaliser. L’artisan avait aussi son mot à dire par sa créativité ornementale et ses techniques d’assemblage et d’exécution. Une fois que vous avez trouvé une explication « technique » satisfaisante, il reste à essayer de comprendre l’inexplicable. Cet envoûtement qui entraîne de plus en plus l’homme vers des domaines d’approfondissement.
C’est là qu’intervient la naissance de la spiritualité. Le matérialisme à trouvé sa limite et l’individu cherche désespérément l’âme. Cette finalité il peut la trouver seulement à travers ses connaissances propres que son éducation générale et religieuse lui ont données.
Pour nous chrétiens, Jésus incarne le côté humain, c’est-à-dire la vie sur terre avec tout ces aléas. L’au-delà, le côté inexplicable, non-palpable s’inscrit donc dans tout ce qui est qualité de l’âme et esprit. En acceptant que Dieu est « âme et esprit », nous nous trouvons réconforté dans la compréhension générale que nous possédons également une âme et un esprit. Mais l’individu a besoins d’une « force supérieure ». Cette force, il l’appelle désormais « Dieu » ou « l’Eternel ». Y croire ou non reste le choix de l’individu dans son comportement au quotidien.
L’homme du XXe siècle a toujours le choix de changer le côté « matérialiste », mais ne peut rien changer du côté de la spiritualité. Dieu est unique, mais il est incarné par plusieurs types de croyances et religions. La base reste, seulement la forme de la pratique change.
L’espace de l’Eternel ou le rayonnement de la spiritualité
31 jan 2010 par Ulrich Meyer Imprimer cet article
beaucoup appris
« Mais l’individu a besoins d’une « force supérieure ». Cette force, il l’appelle désormais « Dieu » ou « l’Eternel ». Y croire ou non reste le choix de l’individu dans son comportement au quotidien. »
écrit ulrich Meyer.
pour illustrer ce propos, je voudrais revenir à l’oeuvre d’un de nos peintre contemporain Pierre Soulages qui s’était promis de ne pas s’ »éparpiller », c’est à dire de ne faire que de la peinture, c’est tout au moins ce qu’il dit dans le commentaire de son dernier film (DVD).
et pourtant, lorsqu’on lui a proposé de faire les vitraux de l’Abbaye de Conques, il a craqué !
« L’évidence est le fruit d’un long cheminement que Georges Duby, Christian Heck, Jean-Dominique Fleury, maître-verrier et Pierre Soulages lui-même, retracent tout au long de ces pages ponctuées par les belles photographies de Vincent Cunillère. Un cheminement qui, suivant l’expression commune et non la pratique courante, consiste à « partir de l’édifice pour revenir à l’édifice » .
« De l’église abbatiale de Conques, Pierre Soulages a certes une connaissance intime. Elle est le lieu d’une de ses premières émotions esthétiques : c’est en effet devant elle, qu’enfant, il a fait le choix définitif de consacrer sa vie à l’art. Mais lorsqu’il répond à la commande publique de vitraux pour cette abbatiale, Soulages met délibérément en retrait « l’affectivité liée aux souvenirs d’enfance » pour fonder sa recherche sur « une analyse objective de l’architecture » , analyse dont Georges Duby souligne à bon escient la pertinence. »
la suite, ici :
http://www.conques.com/visite4.htm
on peut se demander si cette volonté de lumière qui accompagne l’oeuvre de Soulages, n’est pas aussi la lumière d’un autre cheminement que l’on pourrait dire spirituel.