S'abonner par :
 rss
 email

confessional

bon vieux confessional


Les voies du Seigneur sont impénétrables…

En découvrant l’information dans « Le Monde », j’ai d’abord cru à un canular. D’autant qu’elle était traitée sur le mode humoristique. C’est qu’il y avait de quoi être sceptique. Jugez plutôt : il existerait un site téléphonique qui invite les fidèles (les protestants ne sont pas concernés) à se confesser par téléphone, sans passer par leur église. Eh bien c’est vrai ! La Société Aabas Interactive, dont le siège est dans le 9ème arrondissement de Paris, a créé un nouveau service baptisé « Le Fil du Seigneur » (évidemment) qui vous invite tout de go à lui confier le récit de vos péchés par le truchement du portable ou du fixe.

A la réception, une voix pleine de componction (c’est un enregistrement) explique que « la confession n’est pas une pratique exclusive des prêtres » et que l’on peut vous aider « à vous mettre en présence de Dieu par le recueillement et la prière afin de recevoir sa grâce ». Sauf, bien sûr, s’il s’agit de péchés « graves ou mortels », auquel cas il vaut mieux «s’adresser à un prêtre car seul celui-ci pourra vous aider ». C’est comme pour l’automédication : s’il s’agit d’un simple rhume, prenez de l’aspirine, mais si ça persiste, allez voir votre médecin, c’est plus sûr.

A la fin de l’appel, ni punition, ni absolution, mais trois incitations : « Pour recevoir des conseils tapez 1 ; pour vous confesser, tapez 2 ; pour écouter les confessions, tapez 3 ». Car la confession que vous allez ainsi confier au répondeur pourra être réécoutée par d’autres, en mal de voyeurisme téléphonique. Mais au fait, qu’en est-il dans ces conditions du secret de la confession ? Bien entendu, le service a un coût élevé du fait de la durée de l’appel : une surtaxe de 15 centimes d’euro par minute sur le numéro composé. Un numéro que je me garderai bien de vous révéler car il n’est pas nécessaire d’augmenter le pactole des initiateurs de ce petit commerce pas très catholique.

Articles similaires :

Laisser un commentaire