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Pochoir au Musée Marcel Proust, à Illiers Combray

Pochoir au Musée Marcel Proust, à Illiers Combray

Proust a la dent dure dans son regard sur le protestantisme.

Il donnait cette définition « le protestantisme : la charité, soutenue par la banque ».

Dans les plaisirs et les jours, Proust évoque ainsi le protestantisme dans le pastiche « mondanité et mélomanie de Bouvard et Pécuchet » :

Ils ne se sentaient pas un plus vif amour de la société protestante ; elle est froide, guindée, ne donne qu’à ses pauvres, se compose exclusivement de pasteurs. Le temple ressemble trop à la maison, et la maison est triste comme le temple. On a toujours un pasteur au déjeuner; les domestiques font des remontrances aux maîtres en citant des versets de la bible ; ils redoutent trop la gaieté pour ne rien avoir à cacher et font sentir dans la conversation avec les Catholiques une rancune perpétuelle de la révocation de l’édit de Nantes et de la Saint Barthélémy.


Proust s’est servi de Robert de Billy et de Jean Boissonnas pour connaître la HSP (Haute Société Protestante) française et d’Auger et Willie Heath pour connaître le protestantisme anglo-saxon.

Dans Bouvard et Pécuchet, Flaubert faisait dire à Pécuchet que les catholiques ont fait plus de martyrs chez les juifs, les musulmans, les protestants et les libre penseurs que tous les romains autrefois, en citant les albigeois, la Saint Barthélémy et la révocation, ce qui est nettement moins drôle que le pastiche.

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