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Alefbet

Alefbet (alphabet en hébreu)

Une très intéressante exposition de tapisserie réalisée à Moscou donne à découvrir la technique des liciers russes actuels, et toute l’histoire racontée ainsi par l’artiste, au Musée d’Art et d’Histoire de Judaïsme, 71 rue du Temple.

Alefbet est une immense tapisserie de 11 mètres de long, réalisée dans la plus pure tradition par des liciers russes. Peuplée de 160 figures issues de la mythologie, de la Bible, de la kabbale, du folklore, l’œuvre forme un message, le fragment d’un livre destiné à être continué, interprété, commenté…

Le fond de la composition est un manuscrit. Sur ce texte, tiré du Tanya, livre fondateur du hassidisme de Loubavitch, mais rendu ici indéchiffrable, sont placés des personnages ; chacun d’entre eux est porteur d’un accessoire. Il devient une figure symbolique, dont la signification est donnée dans un lexique rédigé par l’artiste.

« Car nous marchons dans les pas de nos ancêtres et la vie consiste à remplir des formes mythiques avec le matériau de la réalité. »
Thomas Mann, Joseph et ses frères

Alefbet, tapisserie de G. Brushkin

Du lundi au vendredi : 11 h 00 à 18 h 00
Dimanche : 10 h 00 à 18 h 00
Plein tarif : 6,80 euros

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Une Réponse à “Exposition de la tapisserie de G. Brushkin”

  1. benoite dit :

    à propos de tapisserie..
    « les lisses se trouvent sous le métier et permettent aux fils de chaîne de bien s’écarter..

    Ethymologiquement, le mot licier désignait l’ouvrier des manufactures dont le métier consistait à passer les fils de chaîne dans les lices.
    Petit à petit, ce mot est devenu synonyme de la personne qui tisse une tapisserie sur un métier de haute lice (le haute-licier), de basse lice (le basse-licier) ou sur un métier à tisser.
    Très longtemps, le terme de licier a été assimilé à ouvrier, voire artisan. La création de la tapisserie était de par la loi attribuée au peintre, que l’on a appelé peintre-cartonnier; le licier n’avait comme rôle que l’exécution de la tapisserie, dans le strict respect de la maquette préalablement établie.
    La tapisserie ayant rencontré de grandes et nombreuses périodes de crises, à la réflexion tout le monde s’est accordé pour dire qu’il fallait qu’elle cesse d’être une copie de peinture. On a commencé alors à demander au licier s’il pouvait se faire l’interprète de la maquette, en y mettant de la sensibilité, sans toutefois changer quoi que ce soit au carton.
    La marge de manoeuvre étant très étroite, nombre de créateurs ont compris qu’il serait plus normal que le licier soit lui-même créateur de sa maquette.
    De fil en aiguille, l’art moderne ayant ses adeptes, les liciers en question se sont dit qu’ils pourraient peut-être sortir la tapisserie de son aspect mural pour en faire une oeuvre plastique, tridimensionnelle; tapisserie ou art de la fibre, qu’importe, une nouvelle expression artistique était née.
    Le terme licier est resté, qui désigne aujourd’hui aussi bien l’ouvrier des manufactures, le licier créateur que le plasticien de l’art de la fibre textile. C’est le propre d’une langue vivante d’évoluer avec son temps, nous verrons donc si les dictionnaires acceptent un jour d’étendre la définition du mot licier à l’art de la fibre sous toutes ses formes.
    Le Portail de la Tapisserie Contemporaine  »
    http://pastel49.over-blog.com/article-12427506.html

    deux autres expositions accompagnent cette tapisserie, qui permettent de mieux comprendre comment s’est construite la culture populaire juive, dont celle de la musique.
    http://www.mahj.org/fr/index.php
    le MAHJ organise également des ateliers pour scolaires, et pour famille.
    je vous souhaite une bonne visite du site, puis du lieu : l’hotel de Saint Aignan est un lieu qui mérite d’être visité.

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