
Sarkis, 12 Kriegsschatz dansent avec le sacre du printemps d'Igor Stravinsky, 1989 - 2002 © Adagp, Paris 2010
Pour ceux qui avaient rencontré Sarkis lors de sa présentation du musée Bourdelle au 1er semestre 2007 où il avait investi le lieu avec un immense dai (ou faux plafond) ocre qui mettait l’éclairage des œuvres en valeur, nous avait fait découvrir le plâtre de la jeune fille (ou la demoiselle) au parfum, on ne présente plus l’artiste. Aujourd’hui le centre Pompidou laisse carte blanche à Sarkis pour mettre en valeur un peintre ou sa philosophie (pour ne citer qu’un exemple : Malevitch).
Voici un extrait de l’introduction à cette exposition tiré du site du centre Pompidou :
Des salles du Musée au Forum, de la Bibliothèque publique d’information à l’Atelier des enfants, de la Bibliothèque Kandinsky à l’Atelier Brancusi, le Centre Pompidou donne carte blanche à Sarkis pour investir ses espaces dans le cadre d’une exposition/intervention inédite et exceptionnelle.
Alliant notamment le néon, la vidéo, la photographie, l’aquarelle, et divers matériaux (Plastiline, verre, eau…), Sarkis « dissémine » ses installations, selon une stratégie d’infiltration dans une volonté d’atemporalité et d’éclatement de l’espace qui lui est propre.
Sarkis s’approprie ainsi le territoire du Centre Pompidou et dialogue avec les œuvres et les salles du Musée. Les objets de La vitrine des innocents (2005-2007) entretiennent un rapport étroit avec ceux du Mur de l’atelier (1922 à 1966); la reconstitution à l’identique d’un mur de l’atelier d’André Breton dans l’une des salles des collections modernes du Musée (niveau 5). Toujours dans le Musée, les croix lumineuses de la maquette de l’atelier de Sarkis, Conversations entre Joraï et mon Atelier (2001-2002), côtoient les œuvres suprématistes de Kasimir Malevitch dans la salle qui lui est consacrée. Le feutre des grands vêtements cérémoniels créés par Sarkis, tels que Le printemps et la nuit (2000-2002) et celui du Sommeil abandonné (2002), entrent en résonance avec les rouleaux de feutres de Plight (1985), la célèbre installation de l’artiste allemand Joseph Beuys, l’une des figures tutélaires de l’artiste. Un espace dans lequel le spectateur est invité à enfiler des babouches, participant ainsi au rituel instauré par l’artiste.
Visites exceptionnelles de la salle Beuys
A l’occasion de l’exposition Sarkis-Passages, l’installation Plight, 1985 de Joseph Beuys, est accessible au public tous les mercredis entre 17h30 et 19h30 sur réservation uniquement. Les jeunes volontaires du groupe Art Session accompagnent les visiteurs par petits de huit personnes, selon un rituel, voulu par l’artiste.
Réservation obligatoire dans la limite des places disponibles. (Tél : 01 44 78 16 93 Rv à l’entrée du Musée, Niveau 4). Cette réservation concerne la salle Beuys aux heures indiquées, mais la visite est libre tous les autres jours, intelligente et légère à mon sens.
Je vous souhaite une bonne visite.