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Prédication du pasteur James Woody

Prédication du pasteur James Woody

Prédication du pasteur James Woody
sur ce texte de la Bible :
livre de Jonas

Depuis quelques années, nous entendions les membres de la communauté juive de France décrire la montée d’une judéo-phobie qui s’exprimait par la profanation de cimetières, de synagogues, par des agressions individuelles et toutes sortes de propos antisémites trainant dans les conversations. Depuis quelques mois, ces mêmes membres de la communauté juive de France s’inquiètent toujours de cette judéo-phobie tout en dénonçant l’évolution inquiétante d’une islamophobie. Depuis des mois, en France, l’Islam devient l’objet de toutes formes de dérisions mais aussi d’attaques qui fait de l’Islam un ennemi de la France [...]

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5 Réponses à “Jaloux des autres”

  1. benoite dit :

    Merci de cette prédication/réflexion..encore qu’il faille pouvoir assimiler et vérifier que :

    « Cette histoire nous montre que Dieu s’intéresse aussi à ceux que Jonas ne supporte pas et qu’il est tout autant profondément attaché à Jonas qui se trompe de colère. Les uns et l’autre, grâce à Dieu, vont pouvoir changer en profondeur, pouvoir évoluer et passer du statut de larve à celui de papillon ou de libellule en s’élevant de leur condition première. La pédagogie, en direction de Jonas, ne consistera pas à lui donner un ultimatum pour qu’il change, mais à le rejoindre dans sa culture, dans ce qu’il est capable de comprendre, dans son petit quant à soi, son petit bien-être, pour le faire accéder, ensuite, à une vision élargie de son univers. Le projet de Dieu n’est décidément pas de faire des coupes sombres parmi les peuples, mais de rendre les uns et les autres un peu plus humains. »

    nous est transposable.
    La france des clochers n’est pas forcément celle qui a une pratique religieuse visible/lisible. néanmoins, elle existe, et il me semble qu’elle est assez prépondérante et s’exprime de manière à être entendue.

    on peut également avoir l’impression que la france « religieuse » n’est pas tellement lisible, sauf lors de manifestations particulières et se fait moins entendre.

    comment rejoindre l’autre dans sa culture ?
    « pour avoir un autre que soi, il faut déjà avoir un soi »
    quelle est la mienne de culture, que dit-elle au juste ?
    que pouvons nous faire pour que les troupeaux se rejoignent, s’acceptent et co-existent paisiblement ?
    c’est un programme de réflexion au moins pour une année que vous nous proposez là Pasteur Woody, si je vous comprends bien !
    mais..quel challenge, si je puis m’exprimer ainsi ici.

  2. Merci beaucoup pour vos remarques.
    Vous avez raison de dire qu’il ne faut pas oublier de « vérifier » et, qui sait, nuancer ce que j’ai dit, c’est ainsi que nous pouvons progresser ensemble vers plus de vérité.
    A propos de la France des clochers, je désignais cette frange de la population qui n’a aucune pratique religieuse et aucun attachement spirituel à une chapelle (bâtiment ou institution) mais qui est capable de brandir les clochers comme élément constitutif du paysage et de la culture à l’exclusion de tout autre élément, de toute autre religion.
    Concernant le programme que je propose,il est possible de l’illustrer par cette histoire : nous sommes comme différentes familles, différents groupes qui ont marché dans des vallées différentes et qui, au bout d’un moment, se retrouvent dans la même plaine (notre pays, par exemple). Le programme consiste à raconter son récit d’aventure, ses découvertes, ses inquiétudes… il me semble que c’est partageant ces récits que nous pouvons mieux comprendre les comportements actuels des uns et des autres et c’est en leur racontant la vie de la plaine qu’ils pourront considérer qu’ils n’ont pas besoin de vivre comme ils le faisaient dans la vallée. J’ajoute que nous sommes toujours, d’une manière ou d’une autre, nous-mêmes, au fond d’une vallée, avec ses ornières, dont il faut sortir pour rejoindre la plaine et ses verts pâturages… les « autres » sont alors précieux pour nous aider à adapter nos comportements, notre éthique, à cette nouvelle situation.

    Qu’en dites-vous ?

  3. benoite dit :

    pour la france des clochers, nous parlions bien de la même chose..étant bien entendu que l’on peut ne pas avoir de pratique religieuse « lisible », mais être croyant, chacun à sa manière.
    mais dans l’ensemble, je peux vous suivre.

    revenant à la « parole », votre dernier paragraphe, il me semble qu’il faut déjà avoir un lieu de parole pour s’exprimer, échanger, et savoir d’où on parle :
    « ..à adapter nos comportements, notre éthique »

    « Le programme consiste à raconter son récit d’aventure, ses découvertes, ses inquiétudes… il me semble que c’est partageant ces récits que nous pouvons mieux comprendre les comportements actuels des uns et des autres et c’est en leur racontant la vie de la plaine qu’ils pourront considérer qu’ils n’ont pas besoin de vivre comme ils le faisaient dans la vallée. »

    donc je dis que je signe à priori pour ce programme, mais où et quand, comment ?
    dans les groupes paroissiaux ? on peut les espérer déjà « avertis ».
    à l’extérieur ? ceux qui ont peur, donc sont jaloux ?
    ceux qui sont sans foyer, n’ont pas ou plus de statut ?
    proposer un groupe de parole, qui libèrerait le non dit, mais concrètement, comment voyez-vous cela ?

    j’étais il n’y a pas longtemps à une rencontre sur le thème du « non foyer », qui concerne les gens qui n’ont plus beaucoup d’espoir, plus de véritable foyer, ceux de la marginalité et de la désespérance.
    pas forcément étrangers, mais le devenant du fait de cette marginalité.
    comment intégrer cette problématique dans votre réflexion, dans la réalité de tous les jours ?
    voilà ce qui me semblerait relever d’une réflexion évangélique et pourquoi pas libérale .

    NB : je n’avais pas réalisé que l’on pouvait aussi réagir sur les prédications, merci à vous et au blog’O de nous donner cette possibilité.

  4. pour la mise en oeuvre du programme, je trouve qu’il est préférable de ne pas tout miser sur les solutions institutionnelles. Bien entendu des groupes de parole sont indispensables pour faciliter les rencontres et l’accès à la parole. C’est, par exemple, ce que le centre social La Clairière, qui a été fondé il y a bientôt 100 ans par l’Oratoire, s’efforce d’initier de façon admirable en s’appuyant sur la cuisine comme élément déclencheur pour se raconter et, surtout, se raconter à ses enfants de manière à leur donner des racines. Ces groupes permettent de provoquer la mise en mot (qui évite souvent la mise à mort).
    Mais je trouve que nous avons vocation à être, individuellement, déclencheurs de tels dialogues : en interrogeant, en n’hésitant pas à exprimer son étonnement au sujet de telle pratique alimentaire, de tel respect fanatique d’une habitude religieuse et en offrant, aussi, son point de vue, ses convictions. Je trouve qu’il est toujours précieux, aussi, de partager ses espérances car on se rend compte, bien souvent, que nous voulons la même chose mais que nous ne prenons pas les mêmes chemins.
    Créer des occasions dans la vie quotidienne je trouve que c’est ce qu’il y a de plus réussi. Dans le métro, dans une file d’attente… il paraît que chez le coiffeur c’est pas mal non plus. C’est inouï les bienfaits que produisent de tels dialogues non prévus : ils donnent un visage humain à celui que je rencontre et ils font exister celui qui a été rencontré. Je veux dire par là qu’on peut très bien ne pas voir les personnes que nous croisons, même si elles ne sont pas voilées.
    Des groupes de paroles, certainement, mais à la condition que nous ne fuyons par notre propre responsabilité en nous rendant vers Tarsis…

  5. benoite dit :

    fuir vers la ville ou vers la mer ?
    qui de nous peut prétendre ne pas fuir ?

    il me semble évident que chacun fait ce qu’il peut là où il est : nous voyons les résultats qui nous laissent pour le moins perplexe et qui ne semblent pas très concluant si je m’en tiens à ce qui est dit dans la prédication, même si nous ne savons pas ce que ce serait si ces témoignages quotidiens n’existaient pas.
    ce serait peut-être pire mais comment savoir ?
    nous ne sommes pas tous des spécialistes de la communication.

    revenons à notre sujet :
    nous avons un état de la situation générale. la france des clochers dénonce l’occupation du territoire par ce et ceux qui la dérange.
    ce constat fait, je me pose la question suivante :
    qu’est-ce que nous mettons en place pour faire évoluer cette situation/positfion, les contacts et témoignages personnels inclus, pour faire bouger cette tendance, de quel moyen disposons nous pour mesurer l’évolution de cette tendance ?
    est-ce que cette constatation est faite au niveau de l’église en général (ERF) et si oui comment aborde-t-elle la question ?

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