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fillette seule

Question d’une visiteuse :

Un grand merci pour votre site, pour votre tolérance et les réponses claires et précises que vous nous apportez. Je suis catholique mais j’ai vécu l’œcuménisme, maman étant protestante et papa catholique, donc beaucoup d’ ouverture d’ esprit et d’amour dans notre famille. C’est une grande aide pour affronter les difficultés de la vie, que mes parents aujourd’hui décédés m’ ont léguée.

Mais les moments de découragement existent quand la vie se fait trop dure et parfois je trouve Dieu bien absent et sourd à mes prières.

Voila ce n’est pas forcément une question mais un réconfort que je recherche.

Merci pour votre aide.

Catherine

Réponse d’un pasteur :

Bonjour Catherine

C’est moi qui vous remercie pour ces encouragements qui me vont droit au cœur !

Rassurez vous, c’est bien normal que Dieu semble bien trop souvent absent. Même les plus grands mystiques en font l’expérience. Même David dans les psaumes s’en plaint souvent.

Parfois, c’est une impression, Dieu est là et c’est nous qui ne le cherchons pas là où il est, n’écoutons pas dans le registre où il parle (il ne parle pas avec des sons, ni avec des mots comme nous, bien entendu). Nous avons sans cesse à nous convertir plus, à nous ouvrir à ce qu’il veut nous apporter. Il travaille dans le registre de l’être,d e la capacité à aimer, à espérer, à approfondir. C’est bien souvent a postériori que l’on peut dire qu’il a été là et qu’il a agi, quand nous constatons que nous avons pu nous élever d’un palier que nous n’aurions pas pu franchir par nos seules forces.

Mais la plupart du temps c’est normal de sentir l’absence de Dieu, bien des paraboles de Jésus présentent Dieu comme un maître qui laisse ce qu’il faut pour vivre et pour faire du bien à ses enfants, puis s’absente pour un assez long moment. C’est la grâce de la liberté, de la responsabilité personnelle…

Que fait David, dans ce cas là ? Il se remémore des temps heureux où Dieu était là pour nous sauver, que ce soit dans notre propre vie, ou dans les générations passées. C’est exactement ce que vous faites en vous souvenant de vos parents et en lisant la Bible.

Sinon, il y a une parabole moderne célèbre qui a aidé bien du monde, semble-t-il :
http://www.oratoiredulouvre.fr/prier/des-pas-sur-le-sable-ademar-de-barros.php

Bonne route
& amitiés fraternelles

pasteur Gaspard de Coligny

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3 Réponses à “Parfois je trouve Dieu bien absent et sourd à mes prières”

  1. benoite dit :

    J’ai lu ce poeme : comme je regrette de ne pas l’avoir connu avant..
    mais comment savoir si cela aurait changé quoi que ce soit ?
    merci pour cet article, pour le poeme, et aussi pour le site !

  2. Isabelle Fouassier dit :

    Bonjour,

    Je viens de « tomber » sur votre site parce que je vis un de ces jours de découragement, où on se dit :  » je t’appelle au secours, j’appelle Jésus au secours, la Vierge marie et tous les saints » afin de me relever de ce fardeau de souffrance, et puis, rien….pas un signe, pas une éclaircie. J’ en viens sincèrement à remettre ma foi en question, parce que je me demande ce qu’il attend de moi, et qu’il sait, s’il me voit, que je ne tiendrai pas longtemps si une éclaircie ne vient pas illuminer ma triste vie.

  3. Bon courage, Isabelle !
    Espérer, attendre du secours, prier… c’est déjà regarder vers le haut. Et déjà il y a un exaucement à l’intérieur même de cette prière. Ensuite, oui, que peut-on attendre de Dieu ? Souvent nous en avons une idée trop étroite et nous n’accueillons pas ce qu’il nous offre : un affamé attend du pain et le pain ne tombe pas du ciel, un malade attend la guérison et la maladie progresse, le chômeur attend du travail et il n’en trouve toujours pas… Pourtant Dieu est un réel secours, immense, depuis l’aube de l’humanité, dans tous les peuples, cette expérience est faite très largement.

    D’abord, Dieu nous donne une espérance. Ensuite il nous fait voir d’autres chemins, de nouvelles façons de vivre heureux que nous n’avions pas imaginées auparavant. Dieu attendrit le cœur des hommes et des femmes pour que des mains se tendent vers nous pour aider l’affamé, soigner et visiter le malade, redire sa dignité à l’homme sans travail… Dieu nous ouvre les yeux sur les merveilles de cette journée qui s’ouvre, nous arrivons alors à voir telle personne qui nous était pénible avec plus de tendresse, nous voyons telle belle chose à faire dont nous serons heureux… Dieu nous donne des forces nouvelles pour tenir debout et avancer, mais il nous les donnes comme une graine semée qui germe, pousse et devient un arbre : ça vient peu à peu, de l’intérieur, et ça pousse… Mais au début, c’est comme quelque chose de sec qui se fendille et qui laisse apparaître un petit peu de vie, une petite espérance, un petit appel au secours, une prière…

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