prédication du pasteur James Woody
sur ce texte de la Bible : Ézéchiel 47:1-12
Les congés d’été qui approchent sont l’occasion pour les hebdomadaires de penser à notre bien être et de nous proposer des manières d’occuper intelligemment nos vacances. Parmi les différentes propositions qui nous sont faites, en général, il y a la formule « renouer avec l’essentiel ». Revenir à l’essentiel… voilà une bonne idée [...]

comme dame nature j’ai horreur du vide !
quand je vois « aucun commentaire », je me demande pourquoi ?
il est vrai que la prédication est tellement limpide, que l’on ne voit pas trop ce que l’on pourrait ajouter. mais elle résonne !
« L’eau, dans notre esprit, est quelque chose d’extrêmement positif, d’extrêmement précieux. A part pour ceux qui considèrent que l’eau fait rouiller, tout le monde s’accorde à dire que l’eau est un élément essentiel pour la vie et il n’est pas rare de voir des slogans en forme de « l’eau c’est la vie ».
j’aime bien considérer que nous sommes le sel de la terre, même si ce sel peut se dissoudre dans l’eau, lorsque celle-ci est évaporée, le sel demeure.
« Cette promesse est que le torrent de la parole de Dieu peut nous atteindre même si nous n’avons plus qu’une parole usée, croupie, à notre disposition ».
ce n’est pas parce que l’eau s’évapore que le sel s’enfuit ?
il me semble que la parole n’est usée que si nous la considérons comme telle, : reste à nous de nous « poser » un peu – et pourquoi pas avant l’été – pour savoir si nous voulons la faire vivre et comment, ou si nous admettons le postulat que la parole est usée?
dans certaines pédagogies, il est recommandé de faire chaque jour une relecture de la journée, une manière de prendre du recul avec nos actes et avec nous-mêmes, voir de nous ajuster avec nous-même : tout un programme !
suis-je trop loin de votre prédication Pasteur Woody ?
voilà : je ne suis pas allée vous entendre dimanche dernier, pour cause de « voix sur berges » et ce que je retiens c’est après simple lecture, peut-être un peu rapide j’en conviens.
Chère Benoite,
j’ai hésité à vous dire que vous êtiez allée trop loin de ma prédication : avouez que cela aurait été cocasse alors que mon propos est de ne pas laisser stagner la parole mais de la faire couler aussi loin que possible.
Du sel, je dirais la même chose que pour le reste : c’est ambigu. Le sel donne du goût, de la saveur ; il stérilise aussi, il rend la mer… morte… c’est, de la part du texte biblique, me semble-t-il, une mise en garde contre la tentation d’absolutiser une chose, un point de vue, une conviction, une idée, une vertu…
C’est la raison pour laquelle je ne puis qu’être d’accord avec la relecture que vous évoquez, qu’il s’agisse la relecture de sa journée ou d’une relecture d’une vieille lecture pour en rester au texte biblique. La relecture est précisément ce qui permet de donner du sens à ce qui a été vécu et, si nécessaire, de réorienter notre trajectoire selon les ajustements que mentionnez. Tout un programme, en effet : la vie, quoi !
Et parfois, découvrir que notre voie passe par les berges de la Seine jusqu’où peut couler, aussi, l’eau vive qui s’échappe de l’Oratoire (quoi ? je ferais de la récupération d’initiative culturelle ? le passage d’Ezéchiel souligne, en tout cas, que la parole ne saurait être confinée, pour ne pas dire embaumer, dans l’espace clot d’un temple. Bref, la parole peut donner de la voix sur bien des voies…
si je comprends bien, vous me dites que je vous ai interprété ?
mais c’est tout à fait clair.
il y a peu de temps, je suis allée avec des amies voir « copie conforme »..en les entendant commenter après.. je me suis demandée si nous avions bien vu le même film.
il en va de même avec la parole, et avec la vôtre de parole ! il a ce qui est dit, ce que l’on a voulu dire..et ce qui a été entendu.
l’aspect négatif du sel m’avait échappé à la simple lecture de votre prédication.
je parlais de la relecture de la journée, et vous insistez sur la relecture d’un texte biblique..mais la relecture est faite en fonction de ce que l’on croit, de ce que l’on est, comme vous le dites aussi, avec votre style plus éloquent que le mien, normal !
« Tout un programme, en effet : la vie, quoi ! »
« Et parfois, découvrir que notre voie passe par les berges de la Seine jusqu’où peut couler, aussi, l’eau vive qui s’échappe de l’Oratoire (quoi ? je ferais de la récupération d’initiative culturelle ? »
on peut dire ça comme ça : c’est très actuel !
après ce petit trot, je vous laisse ce superbe mot de la fin !
… »Bref, la parole peut donner de la voix sur bien des voies… »