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BibleOrigène est un des très grands philosophes et théologiens chrétiens, enseignant à Alexandrie au 2e siècle. Il est le fondateur de l’exégèse biblique, avec une grande rigueur de raisonnement, avec un savoir qui lui vient du dialogue avec les rabbins et les philosophes, mais également avec une foi nourrie de prière.

Dans une lettre à son élève Grégoire le Thaumaturge, Origène donne ce conseil :

Nous avons besoin de beaucoup d’application lorsque nous lisons les livres divins, de peur de prononcer quelque parole ou d’avoir quelque pensée trop téméraire à leur sujet.

  • En t’appliquant à les lire avec l’intention de croire et de plaire à Dieu, frappe dans ta lecture à la porte de ce qui est fermé ; et il t’ouvrira, le portier dont Jésus a dit : « À celui-là le portier ouvre. ».
  • En t’appliquant à cette divine lecture, cherche avec droiture et avec une confiance inébranlable en Dieu le sens des divins écrits, caché au grand nombre.
  • Ne te contente pas de frapper et de chercher, car il est absolument nécessaire de prier pour comprendre les choses divines. C’est pour nous y exhorter que le Sauveur a dit non seulement : « frappez et l’on vous ouvrira » et « cherchez et vous trouverez », mais aussi « demandez et l’on vous donnera ». (Matthieu 7:7)

Origène (Sources chrétiennes 148, Paris 1969, p. 187-195)
cité par http://www.patristique.org

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8 Réponses à “Applique-toi bien à la lecture des divines Écritures”

  1. benoite dit :

    C’est toujours l’étude et la prière, la foi qui nous guident ou devraient nous guider.
    mais nous ne mettons pas forcément les mêmes choses derrière les même mots.
    chez les hébreux/les juifs, l’étude en Yeshiva peut occuper à plein temps, en tous les cas on peut/doit lui consacrer plusieurs heures par jour, on parle même parfois d’ »opulence spirituelle »..

    * En t’appliquant à les lire avec l’intention de croire et de plaire à Dieu, frappe dans ta lecture à la porte de ce qui est fermé ; et il t’ouvrira, le portier dont Jésus a dit : « À celui-là le portier ouvre. ».
    * En t’appliquant à cette divine lecture, cherche avec droiture et avec une confiance inébranlable en Dieu le sens des divins écrits, caché au grand nombre. »

    jusqu’ici, on peut penser qu’avec du sérieux dans l’étude, ce qui relève essentiellement de la volonté et des maitres qui enseignent, on devrait pouvoir arriver à l’ouverture de la porte. mais cela se complique ..

    * Ne te contente pas de frapper et de chercher, car il est absolument nécessaire de prier pour comprendre les choses divines. C’est pour nous y exhorter que le Sauveur a dit non seulement : « frappez et l’on vous ouvrira » et « cherchez et vous trouverez », mais aussi « demandez et l’on vous donnera ». (Matthieu 7:7)

    Origène (Sources chrétiennes 148, Paris 1969, p. 187-195)
    cité par http://www.patristique.org

    le texte ne parle pas de la foi : mais comment prier, sans avoir la foi ? sans la chercher ?

  2. Chercher Dieu c’est déjà avoir la foi. Demander c’est avoir la foi, demander Dieu à Dieu, c’est l’essence même de la prière.

  3. benoite dit :

    merci à Origène d’avoir suscité cet échange, et à vous pasteur Pernot d’avoir donné des réponses toujours si paisibles et rassurantes, comme si tout était aussi évident.

  4. Francisco dit :

    Jésus demeure avec nous, jour et nuit, au Saint Sacrement.
    Ne nous a-t-il pas dit : « Voici que je suis avec vous pour toujours » (Matthieu 28, 20) car « je t’ai aimé d’un amour éternel, aussi t’ai-je maintenu ma faveur » (Jérémie 31, 3)
    Mais s’adresser à Jésus, c’est croire au Dieu trinitaire.
    Tout est donc discutable, à chacun sa vérité.

  5. Je ne sais pas si Jésus est présent dans ce que vous dites, cette notion de « saint sacrement » étant totalement absente de la bouche de Jésus et de la Bible.

    Par contre, ce que Jésus a promis, et ce dont les apôtres témoignent, c’est :

    • • que Jésus a dit :  » Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18:20)
    • • que Jésus a dit :  » Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28:20)
  6. Francisco dit :

    Jésus a dit :
    « Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. C’est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde.  »
    Jean chapitre 6, verset 48.
    C’est donc la foi (mais pas la raison) qui nous fait croire à la présence réelle dans le pain eucharistié. C’est la tradition qui maintient cette croyance mais aucune tradition n’est une preuve de sa vérité. Nul n’est tenu d’y souscrire.

  7. benoite dit :

    « C’est la tradition qui maintient cette croyance mais aucune tradition n’est une preuve de sa vérité. Nul n’est tenu d’y souscrire. »

    mais est-ce qu’une foi basée sur la tradition pourrait se justifier ?
    est-ce que la tradition ne présente pas de risque, dont celui de nous empêcher de nous « concevoir », de penser plutôt que simplement de maintenir un rite ?

    tradition : force ou faiblesse ?

  8. Francisco dit :

    Benoite, Il n’y a qu’un absolu dans le christianisme : l’existence de Dieu.
    Je pense que c’est à travers toute la Tradition, vue justement non comme une accumulation de documents mais comme la manifestation, dans l’histoire et à travers les siècles, d’un même courant de vie. C’est ainsi que nous percevons le sens de l’Ecriture.
    Cette Tradition de la vérité, de la vie, qui s’opère dans tout le corps de l’Eglise est constamment jugée ou tout au moins constamment susceptible d’être jugée, quand le besoin s’en fait sentir, par le Magistère. L’unité de l’Eglise doit être préservée.
    N’est-ce pas la lecture « isolée » de l’Ecriture qui fait du Protestantisme une religions aux multiples tendances ?
    Si la grande majorité des catholiques se soucie peu de contester les enseignements de l’Eglise romaine il n’en reste pas moins que pour certains penseurs ils ont été la cause d’un grand renoncement mais la foi ne doit-elle pas parfois dépasser les intérêts propres et catégoriels car comme dit Saint Jean de la Croix « qui s’élève à cette hauteur se sent défaillir à lui-même ».?
    Quant au salut de notre âme nous comptons tous sur la miséricorde divine.

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