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seul sur une île déserte

seul sur une île déserte

Quatre millions de personnes en France sont frappées par l’extrême solitude, selon une étude de la fondation de France publiée jeudi 1er juillet. Pas de famille pour un déjeuner le dimanche, pas d’amis avec qui échanger des confidences, pas de collègues avec qui partager un verre après le travail. Ces 4 millions de Français, soit 9 % de la population, déclarent avoir eu moins « de trois contacts directs » dans l’année en dehors du « bonjour/au revoir » avec les commerçants. Ils n’ont quasiment aucune conversation personnelle avec autrui, sont dans l’impossibilité d’échanger, de discuter ou de partager leurs émotions.

Ce phénomène touche tous les milieux, mais particulièrement les personnes pauvres, âgées, peu qualifiées.
Cela engendre un sentiment de solitude, de détresse, l’impression de ne pas servir à grand chose.

N’hésitons donc pas de dire « bonjour/au revoir », et même de tendre la perche pour que l’échange puisse éventuellement aller un petit peu plus loin. C’est vrai qu’il s’agit d’un apprivoisement, comme le dit si bien le renard du Petit Prince. Cela prend du temps, il faut avancer parfois pas à pas, être mal reçu, parfois, il existe des personnes qui sont comme des kiwi : rêches à l’extérieur mais formidables dans le fond.

Dans les activités de l’Oratoire, c’est une joie, souvent, mais c’est aussi un vrai service que ces contacts. C’est plus facile qu’avec son voisin de palier, puisque nous avons un point commun (une recherche de Dieu, par Jésus-Christ), nous avons des sujets de discussion tout trouvés dans les textes bibliques lus ou étudiés, dans la prédication proposée. Nous avons aussi des temps spécifiquement prévus pour cela : avant et après le culte, les repas, les pots d’accueil, les sorties… mais aussi ce blog et Coligny sur Facebook.

Voir l’intéressante analyse du journal Le Monde

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