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Un monastère dans les montagnes du Maghreb, huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée.

Petite introduction pour ce film dont tout le monde a déjà entendu parler et qui est à partir d’aujourd’hui sur nos écrans, porté par de très bons acteurs comme Lambert Wilson et Michael Longsdale.

Si on suit l’actualité cinématographique, c’est un film à voir.
Un retour sur la guerre d’Algérie, un autre sur le colonialisme, sur un fond de communauté religieuse qui vit là, témoin du lieu et de son temps, avec ses convictions et avec ses doutes.

Que dire encore ? la plume est à vous.. »

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3 Réponses à “Des hommes et des Dieux”

  1. NLM dit :

    Film magnifique. Sans compromis aucun, autre que celui de vouloir rester juste. Juste témoignage à la mesure des doutes et questionnements qui sont les valeurs de ces moines, hommes … dévoués et voués … à Dieu en premier lieu, à leurs frères, tous leurs frères, qu’ils leurs soient amis ou ennemis.

    Souci d’historicité de la part du cinéaste et son équipe tout autant que de mettre en exergue, la finalité de ces attitudes et choix de moines avec la théologie qui leur est propre. Le témoignage propre à l’auteur de ce film, nul doute, étant de démontrer la pertinence de l’exemplarité.

    Ainsi, le spectateur ne peut que regarder ce film sur tous ses niveaux de lecture : la description d’un microcosme social cohérent même si la vie n’y semble pas très confortable et facile, et que, malheureusement, des éléments extérieurs mettent en périls. La profondeur des partages avec chacun des protagonistes – qu’ils soient moines, chef de police locale, jeune fille en questionnement d’adolescence est troublante…
    Mais aussi, les références culturelles et théologiques telle :
    – l’angle de vue d’un des terroristes criblé de balles tel  » le Christ mort  » d’André Montagna… le baiser sur le torse de Lonsdale – frère Luc ( médecin, comme l’évangéliste ? ) d’une reproduction du  » Christ à la colonne  » du Caravage – un des maîtres du pré-impressionnisme…
    – la caméra qui zoome au plus prés des visages pour plonger dans les regards de chacun des ses hommes, se perdre dans l’infini de leurs regards, se déposer sur leurs mains… Ils sont donc visions et actions, spirituels et terriens… ce sont des hommes et des dieux…

    L’extrême mesure de ce film est vraiment impressionnante, les scènes les plus dramatiques y sont représentés comme un état de fait ( l’égorgements des hongrois sur le chantier – prémisses de la menace à leur porte – les cadavres sur la route vues de la voiture, les scènes d’émeutes et d’attentats à la TV …) . C’est cette tension contenue tout au long du film qui, bien entendue interpelle – et chacun de se dire en son fort intérieur : « et moi, à leur place… » tout en restant lucidement témoins d’abord.

    Le film, à mon sens, aurait du se terminer sur cette lecture de lettre se terminant par le « Inch Allah « qui résumait toute la cohérence de cette histoire… et pourtant il se poursuit encore quelques minutes angoissantes par une sorte de chemin de croix, dans la neige… Mais, c’est, sans aucun doute, pour ces moines et le cinéaste, ce chemin de croix symbolique qui devait donner son sens ultime à cette persistance, cette foi, de demeurer frères en Christ, hommes de Dieu donnés aux hommes. On peut ne pas être en accord avec cette théologie, dans sa forme comme dans son fond. On ne peut pas rester insensible à la force de son message, celui de la fidélité.

  2. Estelle dit :

    Merci pour ce beau témoignage auquel j’adhère pleinement. Pour ma part, j’ai retenu de ce film et de l’histoire de ces hommes la volonté de rester fidèle quelques soient les risques, à leur appel, à leur vocation. Ils sont allés jusqu’au bout de leur engagement, même si cette fidélité les a conduits à la mort. Certains diront que leur mort n’aura servi à rien. Je ne suis pas d’accord. Ils ont témoigné que l’amour ne se donne pas en fonction de son utilité. Ils n’ont pas enfoui leur talent par peur.
    Un film bouleversant d’humanité.

  3. benoite dit :

    Comme le dit très justement NLM « le spectateur ne peut que regarder ce film sur tous ses niveaux de lecture »
    c’est vrai de ce film comme d’autres films.
    Nous avions récemment vu « copie conforme » et aucune des 3 personnes n’avait vu le même film ..

    Un beau travail d’analyse et de recherche de référence théologiques et culturelles.
    C’est Jean-Luc Godard si je ne m’abuse qui place toujours 2 ou 3 tableaux de maitre dans ses films, espérant ainsi transmettre quelques éléments de culture, c’est tout au moins ce qui se dit.
    J’aurais également apprécié que le film se terminât sur la lecture de la lettre..car ce chemin de croix compte tenu de la situation m’apparaît pour le moins excessif, pour rester soft !

    dans le document de promotion xavier beauvois précisait qu’il n’avait initialement pas prévu cette fin, mais comme il avait neigé 2 jours sur le tournage, cela l’avait inspiré et qu’il s’était dépêché de faire ces plans, ce qui s’est avéré justifié puisque 2 jours après,, la neige avait disparu,

    tant qu’à savoir pourquoi les hommes sont vraiment restés..qui peut le dire ?
    On ne refera pas l’histoire, mais rien n’empêche de se poser des questions sans vouloir forcément et à tout prix y apporter une réponse : chacun reçoit ce film avec sa sensibilité et sa culture.

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