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Chameau joyeux

chameau se réjouissant d'une bonne nouvelle

Question d’un visiteur :

Bonjour,

Je suis en train de lire la Bible et j’ai du mal à comprendre une parabole de Jesus de l’evangile de Marc, celle où Jesus parle des riches et dis qu’il ne pourront pas entrer dans le royaume de Dieu. (Marc 10, 23, « Il est plus facile à un chameau… »
Pourquoi, dans la Bible, lorsqu’un riche veut suivre Jésus, Jésus lui demande d’abord de renoncer à ses richesses.
Si vous voyez de quoi je parle, pourriez vous me l’expliquez plus clairement ?

Merci d’avance

Réponse d’un pasteur :

Merci pour cette question intéressante à double titre, pour cette question de l’argent (si importante dans la mentalité humaine depuis des millénaires), mais aussi sur notre façon de lire la Bible.

Ce passage est tiré de l’Évangile. Par définition même, l’Évangile est une « bonne nouvelle », c’est même la Bonne Nouvelle avec des majuscules, la meilleure de toutes les bonnes nouvelles jamais entendues. Nous avons le droit de lire cette phrase de Jésus comme nous le voulons, comme nous le pouvons, mais en tout cas il faut que notre interprétation mette en valeur une bonne nouvelle, pas une menace de mort.

Personnellement, je crois que ce texte est essentiel. Jésus montre vraiment ce que c’est que la grâce de Dieu. C’est absolument impossible à l’homme de se sauver lui-même, c’est ce que Jésus dit avec cette histoire de chameau. C’est ce que raconte aussi l’histoire de Moïse qui traverse la mer rouge à pieds secs. A vues humaines, c’est impossible. Il faut un miracle. Dieu nous sauve comme ça. Par miracle, simplement parce qu’il nous aime.

Ce que j’aime bien, c’est que l’exemple donné par Jésus est assez amusant, en disant cela, il se moque gentiment des spécialistes de la religion qui disent : pour être sauvé, il faut faire bien ceci, des prières comme ça, en telle quantité… Effectivement, c’est une bonne idée de pratiquer, c’est pour nous ouvrir au salut de Dieu, mais ce ne sont pas ces actes qui nous sauvent, comme si on demandait à un chameau de faire un régime-minceur pour arriver à passer par le trou d’une aiguille.

Pour nous sauver mais il faut un miracle qui vient de Dieu. Et de la part de Dieu, ce miracle n’est pas une chose rare ni difficile. Dieu fera tout pour nous sauver, rien ne nous séparera, ne nous privera de son amour (nous dit l’apôtre Paul).

Faisons donc confiance, comptons sur Dieu pour nous aider à vivre autrement nos richesses, à les gérer de façon constructives.

Et c’est pour cela que nous avons besoin de prier Dieu, de lui rendre un culte, de lire la Bible, c’est pour qu’il nous aide. Nous sommes si souvent possédés par nos richesses, nous les utilisons souvent bêtement, parfois pour des bêtises, parfois généreusement mais en faisant plus de mal que de bien avec une générosité mal placée.

C’est vrai que Jésus dit à un jeune homme riche  » Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres » mais à bien d’autres personnes, il ne parle pas de la sorte. Par exemple Pierre avait une entreprise de pêche avec des barques et des employés, après la mort de Jésus on le voit, lui et ses amis, reprendre ce travail. Ils n’ont donc pas « tout vendu et donné aux pauvres ». Jésus lui-même avait un vêtement luxueux que convoitent les soldats romains, avec soin groupe de disciple, ils avaient une réserve d’argent pour aider les pauvres et ils étaient eux-mêmes assistés par des personnes riches qui les recevaient dans leur maison, cela n’aurait pas été possible si ces personnes avaient « vendu tout ce qu’elles possédaient et l’avaient distribué aux pauvres »…. Il n’est donc pas possible de lire ce commandement donné à une seule personne comme une consigne universelle.

Jésus, précisément, n’était pas matérialiste et la question fondamentale n’est pas une question d’argent, ni de don, ni de chiffre dans le compte en banque.La question fondamentale est celle de l’amour (amour de Dieu, de son prochain et de soi-même).

De toutes façon, au sens strict,il est littéralement impossible de ne rien posséder du tout. Même le plus pauvre des hommes vivant en ce monde a bien dû manger quelque chose au cours des derniers jours, ou des dernières semaines. Cette bouchée qu’il a mangée, il l’a possédée et non donnée. Et Jésus n’est évidemment pas contre cela. Lui-même mangeait.

Peut-être que Jésus dit à ce jeune home riche de « tout donner » pour lui faire un choc, pour lui faire prendre conscience qu’en réalité sa fortune possède ce jeune homme: que son espérance, l’idée de sa propre valeur comme homme sont placées là dessus, sur sa fortune matérielle, et que ce n’est pas bon pour lui.

Ce que dit Jésus, d’une façon plus générale (Matthieu 6:24) c’est qu’il n’est pas possible d’adorer à la fois Dieu et Mammon (l’argent comme un Dieu). En fait, il n’est pas bon que nous soyons adorateur de Mammon, ce n’est pas bon pour nous, ni pour le monde autour de nous. Donc il faut replacer l’argent à sa place, comme un moyen utile, utile pour aider les autres, utile pour que nous soyons nous-mêmes en forme, en soignant raisonnablement notre corps, notre intelligence, notre foi, notre moral… mais pas comme une chose ultimement importante, mais pour être en forme et orienter alors cet être en forme que nous sommes dans une visée supérieure, par la foi, l’espérance et l’amour.

Pour placer (ou replacer) l’argent à sa place dans notre être comme un moyen et non comme une chose sacrée, il est bon d’apprendre à donner, on peut donner à qui on veut, à des associations au service des pauvres, à l’église, ou à une personne pauvre de son entourage…. mais il est utile d’apprendre à donner. Voir cet article sur l’argent dans notre bulletin ( https://oratoiredulouvre.fr/bulletin/784/et-nous-que-disons-nous-de-l-argent.php#pernot )

Amitiés
pasteur Gaspard de Coligny

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25 Réponses à “« Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » (Marc 10:25)”

  1. Gérard BEBE dit :

    Le riche, c’est celui-là qui compte sur ses propres forces, sa propre intelligence et sa propre vision de son salut; Dieu ne critique pas la richesse matérielle, qui, lorsqu’on en fait bon usage, est utile à la communauté; pour demander, il faut avoir les mains vides, et plus nos mains sont vides, plus Dieu nous comble; il est semblable à cette source intarissable où chacun puise avec le récipient avec lequel il est venu; Dieu est si grand qu’il se complaît dans notre petitesse; notre « grandeur » ne l’intéresse pas, car c’est une fausse grandeur; l’homme devient grand quand il devient Dieu (participant de la vie divine). Donc, dépouillons-nous de toutes nos fausses richesses, si nous voulons vraiment entrer dans le royaume de Dieu, où l’homme entre dans la vision béatifique!

  2. sygo dit :

    L’interprétation est tout à fait correcte et respectable, mais ce n’est pas tout à fait ce que dit le texte hébreu « Il est plus facile pour le chameau de traverser le sentier du trou de la faute que pour le riche d’accéder au royaume de Dieu”.
    Bien que difficile à comprendre, cette expression est pourtant très claire.
    – « traverser le trou de la faute » veut dire ne pas broncher, chuter, commettre une faute involontaire (la fosse étant un piège donc la chute n’est pas volontaire) ;
    – « le chameau » est utilisé spécifiquement ici (pourquoi ne pas prendre l’image de l’éléphant bien plus gros?). Le chameau est celui qui boit peu. Or, dans le discours de notre Seigneur, l’eau est la Parole, la révélation.

    Autrement dit, celui qui a peu écouté la Parole, qui l’a peu étudiée, avec son maigre bagage spirituel, peut, malgré tout, réussir à traverser « la fosse de la faute », autrement dit, se sortir de son péché involontaire (et non pas du péché volontairement commis!).

    Inversement, celui qui est riche de la Parole, de l’enseignement et qui possède les connaissances spirituelles, ne pourra entrer au Royaume de Dieu s’il n’en fait pas bénéficier les autres. Nous devons partager nos connaissances et ceux qui ont reçu la Lumière doivent partager cette connaissance avec ceux qui le souhaitent ou qui font acte de curiosité. C’est d’ailleurs ce que fait Jésus, il enseigne les « pauvres » c’est à dire ceux qui n’ont pas reçu la connaissance et la parole alors qu’il n’enseigne pas les « riches » en connaissance (les pharisiens et les saducéens), il fait abstraction des biens matériels puisqu’il enseigne aussi à des personnes riches sur le plan matériel mais pauvres de la Parole..

    Notre homme avait de grands biens, à la fois matériels et spirituels, mais il n’en faisait pas profiter les autres. Ce n’est pas tant l’absence de partage des biens matériels que notre Seigneur reproche à cet homme mais bien l’absence de partage des biens spirituels qu’il avait reçu. D’ailleurs, quand Jésus dis « Je vous le dis en vérité, il est plus facile pour le chameau de traverser le sentier du trou de la faute que pour le riche d’accéder au royaume de Dieu » l’homme riche est déjà parti et il s’adresse alors à ses disciples … qui sont tous matériellement pauvres, mais très riches sur le plan spirituel.

    Je souhaitais ainsi attirer votre attention sur le fait que CHAQUE mot compte dans les livres sacrés. Rien n’est laissé au hasard. Tout à une signification précise parfois sur plusieurs niveaux de compréhension. Mon interprétation du texte n’est pas « meilleure » ni « moins bonne » elle est différente mais tout aussi conforme aux paroles de notre Seigneur. Sachons lire avec attention ce qui nous a été donné.

  3. J’aimerais avoir des précisions sur votre lecture

    ce que dit le texte hébreu « Il est plus facile pour le chameau de traverser le sentier du trou de la faute que pour le riche d’accéder au royaume de Dieu”.

    En effet, le seul texte texte original de l’Evangile que nous ayons n’est pas en hébreu mais en grec, et le mot utilisé pour « aiguille » est très clair, raphis en grec, de la racine de rapho, coudre…

    Amitiés

  4. Virgin dit :

    Si je peux me permettre, je pense qu’aucune des réponses ci dessus ne décrit réellement le sens de cette phrase. Il semble que l’homme ne réfléchit à sa vie, à sa condition que quand les choses vont mal … Tous les grands philosophes, les artistes sont des êtres torturés à la base. La vie leur est souvent insupportable et ils réfléchissent, réfléchissent. Qu’une vérité s’ouvre à eux ou pas, qu’ils trouvent enfin la paix ou pas, finalement c’est l’adversité qui pousse l’homme à évoluer, à philosopher.

    L’adversité est donc à priori indispensable au développement réel et profond d’un être.
    C’est bien malheureux évidement mais l’homme fait rarement de travail intérieur de lui-même quand tout va bien. Nous pouvons alors mieux comprendre cette phrase de la Bible « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche de rentrer dans le royaume de Dieu »

    Cette phrase signifie simplement que l’homme riche ne s’intéresse que très rarement aux choses de la vie, au sens de la vie …

  5. Virgin dit :

    Pour compléter ce trop court texte, je préciserai encore que même les gens à priori Athée se mettent à prier Dieu quand la situation devient réellement critique à leurs yeux …
    Croyez bien que je regrette ceci, mais c’est souvent dans la souffrance que les êtres se tournent vers Dieu, or, il semble que les pauvres souffrent à priori plus que les riches, surtout à l’époque ou ces textes furent écrits. Même si les riches peuvent être effectivement forts malheureux, torturés, voir même dérangés, ils ont de quoi se nourrir, élever leurs enfant convenablement, se soigner, s’habiller, se chauffer l’hiver … Ne pas posséder, ce que nous pouvons qualifier être : un minimum vital pour vivre, est source de grande souffrance. Le pauvre, le malheureux cherche le réconfort dans la parole de Dieu, il cherche sa pitié et sa clémence pour vivre sous de meilleurs cieux … A priori, ce n’est pas le cas du riche qui ne manque de rien et qui n’a, à priori, pas besoin de secours (à tort bien entendu).

    Le riche ne s’intéressant que très peu à la parole de Dieu, priant peu ou pas du tout, aura bien du mal à accéder au Royaume de notre créateur…

    L’évolution de l’homme voudrait alors que nous trouvions en chacun de nous un équilibre entre la spiritualité et les nécessités de notre monde matériel. Le Symbole de la croix peut nous aider ici avec l’axe vertical qui représente l’élévation spirituelle et l’axe horizontal qui symbolise le monde matérialisé dans lequel nous vivions. L’homme de demain se tiendra au point central de cette croix, il sera équilibré, travaillera tout autant pour nourrir les siens et se divertir que pour développer ses potentiels psychiques, sa foi, son intelligence … Tout cela sans coups de bâtons, uniquement par ce qu’il aura compris comme un certain Bouddha que c’est la voie du milieu qui est la meilleure, que c’est l’équilibre de toutes forces qui soutient l’univers et qui offrira la santé, la joie à chaque être qui saura le comprendre.

    Que la paix soit avec vous et que l’intelligence de notre père puisse s’exprimer par et à travers chacun de nous.

  6. Vianney dit :

    Bonjour Gaspard de Coligny, voici peut être une piste concernant la traduction « trou de la faute »:
    http://www.kehilatshofar.com/france/Testament-JeuneRiche.php

  7. Il est bon d’explorer toutes les pistes. Et celle qui m’a l’air sous-tendue par ce site n’est pas inintéressante. Mais il me semble que cette page en particulier pose des affirmations peu fiables.

    Premier exemple, pour expliquer le « si tu veux être parfait » du jeune homme riche, ce site affirme :

    Dans la traduction hébraïque, le mot traduit par parfait veut plutôt dire pur. Le terme pur utilisé ici est le même que celui utilisé dans l’Ancien Testament pour désigner les animaux purs consacrés au sacrifice sur l’autel de Dieu.

    C’est facile à vérifier, le mot grec utilisé ici pour parfait « teleios » est utilisé dans la traduction grecque des septantes qui date de -300 et qui est une référence pour la traduction de l’hébreu en grec. Or, « teleios » traduit le mot hébreu « tamim » qui sert en particulier pour parler de Noé en Genèse 6:9 et qui veut dire « parfait », « intègre », « sans défaut ». Le mot « pur » utilisé pour parler des animaux est « tahor » en hébreu, qui n’est pas le même mot ni la même racine que « tamim » et qui se trouve un peu plus loin dans l’histoire de Noé, en Genèse 7:2.

    Second exemple et qui touche directement la question du trou de l’aiguille, l’article cité affirme :

    Je signale au passage que l’aiguille en tant qu’ustensile de couture n’apparaît nulle part ailleurs dans la Bible. C’est pourquoi je suis de nouveau allée voir la traduction en hébreux pour voir ce que cette expression peut bien vouloir dire. Le texte hébreux donne à peu près ceci: “Il est plus facile pour le chameau de traverser le sentier du trou (fosse) de la faute que pour le riche d’accéder au royaume de Dieu”.

    Mais le problème c’est que si l’original en hébreu de l’évangile selon Matthieu a existé, il a été perdu et aujourd’hui il n’y a qu’éventuellement que des traductions en hébreu (et non pas « LA » traduction en hébreu), traductions qui sont comme les traductions en français, elles mettent ce que l’auteur de la traduction a bien voulu mettre. Or pour traduire le nouveau testament grec, ce qui est utilisé c’est les correspondances entre l’hébreu de la Bible hébraïque et la traduction grecque des septantes. Mais ici, effectivement le mot traduit par « aiguille » en français, « rhaphis » en grec n’apparait pas dans la Bible des septantes, il n’est donc pas possible d’affirmer comme le fait l’auteur de l’article cité que cette histoire de « raphis » se traduirait en hébreu par le trou de la faute ou je ne sais quoi. Ou en tout cas ce n’est pas une évidence mais une hypothèse de sa fameuse « traduction en hébreu ». A défaut de savoir comment les septantes utilisaient le mot « raphis », nous avons le grec classique avec le mot « raphis » qui est parfaitement attesté pour signifier « l’aiguille », « raphè » signifiant la couture, « raphideutès » le tailleur. D’ailleurs on trouve quand même dans le nouveau testament cette racine, par exemple quand l’évangile selon Jean parle de la tunique de Jésus « qui était sans couture, d’un seul tissu » (Jean 19;23), il est marqué en grec pour sans couture « araphos », de la même racine que « raphis », l’aiguille.

    C’est vrai qu’il faut se méfier quand un prédicateur assène qu’en hébreu ou en grec tel mot veut dire cela… parfois c’est vrai, mais c’est parfois aussi un argument facile pour emporter la conviction, parfois un procédé de manipulation.

  8. Enkidu dit :

    …il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille… ».
    Une erreur de traduction du grec (à une lettre près) entre « corde » Kamilos et « chameau » Kamslos, ce qui explique cette stupide comparaison.
    Et je regrette que Le pasteur Pernot n’en ai souffler mot

  9. Quel ton aimable, dans votre commentaire ?

    Peut-être que vous pensez à kalws « corde » et kamèlos « chameau » ? C’est quand même bien loin pour faire penser à une erreur de transcription. Mais bon, pourquoi pas, si cette hypothèse vous semble intéressante.

  10. Enkidu dit :

    Pardonnez mon manque d’amabilité il n’ai pas voulu, je ne suis pas un détracteur juste un chercheur de vérité et je pense a Kamilos qui veut dire cable (qui apparait dans le Sinaiticus) et kamelos qui veut dire chameau!!

  11. kamilos est un mot extrêmement rare en grec classique, et complètement absent de l’ancien et du nouveau testament par ailleurs. Mais si vous tenez à cette hypothèse, et surtout qu’elle vous enrichit, j’en suis ravi.

  12. michel dit :

    Le chameau désigne un fil en poil de chameau, ce qui rend la parabole plus logique.

  13. Mireille Bouffard dit :

    Bonjour, je ne peut pas vous donner de références à ce sujet, mais il semblerait que nous devions revenir aux us et coutumes du temps ou Notre Seigneur Jésus – Christ, l’Homme Dieu, Fils de notre Père, foulait de ses pieds l’ Orient. à cette époque, les chamaux qui revenaient plusieurs à la fois, chargés de marchandises; pour pénétrer dans la ville devaient passer par une par une entrée , faite sur la forme d’ un U inversé, qu’on appelait le chas d’une aiguille.Ce n’était pas facile pour ces pauvres bêtes.
    Jésus qui parlait souvent en parabole se servait presqu’en tout temps, d’objets et de choses connus de son auditoire de l’époque, pour faire un parrallèle et surtout pour que son discours demeure le plus clair possible, même à travers les âges. Remercions notre Seigneur qui c’est servi de la plus grande Simplicité, Lui le Roi des Rois, pour rejoindre les humbles que nous sommes. Amen- Amour- Alléluia

  14. Oui, j’ai entendu cette légende que les portes de villes, ou une porte de Jérusalem, s’appelait le chat de l’aiguille. Mais jamais je n’ai vu quelqu’un montrer un texte ancien attestant de cette rumeur. Cela me ferait dire que cela a été inventé par un prédicateur un jour, et que depuis c’est répété par d’autres prédicateurs. Mais bon, cela ne me semble pas bien rendre compte de ce que dit Jésus ensuite : qu’il faut un miracle de Dieu pour sauver un riche, cela implique que selon Jésus il est totalement impossible aux yeux des hommes de voir passer le chameau par le trou de l’aiguille dont il parle.

  15. Noredine dit :

    La prière c’est la pureté, Dieu est pur et saint et seul les purs et saints entrent dans son royaume !
    L’amour des richesses et les richesses mal employées , ( qui éloignent de la pureté des coeurs )
    font places aux ténèbres : ainsi le royaume de Dieu devient inaccessible !
    Et Dieu est celui qui lit les coeurs!
    Si le riche recherche la pureté jamais le royaume de Dieu ne lui sera interdit !
    Si son engouement pour les richesses ne laissent plus aucunes places aux choses de Dieu au plus profond de son coeur?……..
    Cela le concerne lui et Dieu!…..

  16. Héloïse dit :

    Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. Parce que l’homme riche possède des choses, s’attache à ses histoires, ses idées… et ce n’est que lorsqu’il les lâche (non pas en se dépouillant mais en n’y étant plus attaché*) qu’il entre dans le royaume… Et ce royaume est en lui! C’est le royaume du cœur ascensionné, cette ouverture du cœur, ce moment où sa tête et son cœur sont alignés et harmonisés. le chameau, lui, n’est attaché à rien.

    *comme on dit: l’argent est un terrible maitre, mais un bon serviteur 😉 ce qui rejoint ce que vous écrivez (Peut-être que Jésus dit à ce jeune home riche de « tout donner » pour lui faire un choc, pour lui faire prendre conscience qu’en réalité sa fortune possède ce jeune homme)

  17. Etienne dit :

    Le conformiste
    Sans doute tout le contraire de ce que je suis, en tout cas une des choses que je veux fuir absolument. Ce conformiste auxquelles je pense c’est celui de rentré dans le moule de cette société, cette société de compétition, de devoir prouver que nous sommes les meilleurs, celui d’être le produit idéal. Nous nous mettons en duel les uns avec les autres, nous ne regardons plus son prochain comme un ami mais comme un ennemi.

    Pour nous construire nous avons pourtant besoin de l’autre et se conformiste nous amène presque malgré nous à rejeter l’autre. Depuis ma plus tendre enfance par ma façon d’être j’étais à bien des égards anticonformiste car mes pensées sur les sujets de la société aller très souvent à contre courant de toutes les choses que l’on pouvait me faire croire. J’étais très souvent dans le rejet. Certes je n’ai pas était très loin à l’école et pour cause même dans le domaine de l’éducation j’avais des idées souvent contraire aux enseignements. Cette anticonformiste nous amène parfois à être de temps en temps des personnes écoutées mais dans bien des cas nous finissons toujours par être des boucs et émissaire. Je reviens à cette image de matrice, bon nombre de personne se sente rassuré lorsqu’ils tienne le haut du pavé, ils deviennent à bien des égards des experts et par conséquent ils deviennent de plus en plus aveuglé, par leur conformiste ils ne se remette pas en question étant persuadés que ce qu’ils pensent est la vérité, la religion et une des chose qui permet à ces gens de rester dans cet état de léthargie. En effet les religions nous amènes à avoir la foi d’un enfant …je parle de ces trois religions monothéistes.

    Nous n’avons donc pas la possibilité d’avoir de doute et encore moins d’avoir une opinion, la vérité à déjà était écrite, inutiles donc de vouloir remettre en cause cette vérité en mettant à contribution notre raisonnement. Cette société nous empêche de réfléchir par nous même, et si par mégarde ils nous viendraient de remettre en cause l’ordre établie nous serions mis de côté. Pourtant je reste persuader que la vrai vérité réside en cette marginalité, il faut se détaché de cette matrice pour découvrir petit à petit la vrai vie. Le but de cette vérité nous incite malgré nous à partager cette vérité, mais celle-ci étant souvent incomprise nous finissons par être indirectement des marginaux et par conséquent nous sommes voué à être persécuté par cette matrice.

    Je vais un peu plus loin en disant que parce que nous sommes persécuté je suis alors dans le vrai, ainsi je peux me rassurer en me persuadant que parce que je souffre j’ai compris. En partant de cette hypothèse je pense alors que « mon bonheur » c’est dans le « malheur » que je le trouve, ces termes bonheur et malheur sont subjectifs, elle nous amène à trouvé une vie dans la mort. Le bonheur de la matrice serait d’être simplement en bonne santé, d’avoir une vie épanouie, avec une belle femme des beaux enfants formidable, un métier qui paye bien etc…et la je pense presque malgré moi à une parole dans les écritures qui porte tout son sens c’est celle de Marc 10 v 25
    « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ».

  18. Jean-Baptiste dit :

    Les richesses matérielles gonflent l’orgueil de l’homme et l’orgueilleux, comme chacun sait, est le plus pire des damnés. Par nature nous le sommes tous puisque le pêché originel est un pêché d’orgueil. Idem la rébellion de ce farceur de Lucifer. La pauvreté, par contre, abaisse les vanités. Elle amène l’homme à la vertu suprême qui est l’humilité. Sans humilité l’âme pèse, pèsera toujours, c’est un boulet qui chute dans l’éternité. « Pour les serviteurs de Dieu, l’argent n’est ni plus ni moins qu’un diable et un serpent venimeux » disait Saint François d’Assise. Quand on sait que l’orgueil et les richesses sont les mamelles du monde moderne, admirées, courtisées, glorifiées sans limites, tambourinées partout, comment voulez-vous que des notions aussi contraires qu’humilité et pauvreté puissent être ne serait-ce qu’aux trois quart comprises ? Une page pour tenter d’expliquer une parabole aussi limpide c’est déjà un aveu.

  19. NJ dit :

    Merci a tous pour vos explications qui toutes sont eclairantes.

    En bref, aimer l’argent n’est pas une tres bonne idee, mais plutot une impasse sur le plan spirituel.

    Message tres important, je pense, car qui n’aime pas l’argent ?

    Je pense que la deniere reponse offerte ici, qui parle du coeur, est la plus eclairante.

    Le message n’etait pas de continuer a considerer l’argent comme une valeur ultime, en attendant un miracle de Dieu pour entrer malgre tout dans son royaume. Ce serait une belle hypocrisie et Jesus n’aimait pas les hypocrites.

    Rares sont les saints qui n’ont pas connu la pauvrete, voire meme fait voeu de pauvrete. Je me demande meme si il y en a !

  20. De toute façon, dans la Bible, est « saint » quiconque est aimé par Dieu, et donc reconnu comme digne d’être et de rayonner de bonnes choses. C’est ainsi que l’apôtre Paul s’adresse aux hommes et femmes dans ces lettres en les appelants « saints ». C’est d’ailleurs ce que Jésus dit ici. Si Dieu accueille dans son amour les riches, qui sommes nous pour décréter qu’ils sont nécessairement des personnes avides d’argent ?

  21. Cable dit :

    C’est qu’en réalité… la bible n’a pas traduit comme il faut…

    Dans la traduction d’une autre bible, on peut y lire….

    Il est plus facile à un CABLE de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » (Marc 10:25)

    C’est beaucoup plus logique le mot cable qu’un chameau hein ! Déjà, tout petit, je me disais que ce mot « chameau » n’avait vraiment aucun sens !

  22. Armel dit :

    Bonjour vraiment mercii pour la contribution de chacun mais lorsque nous lisons la parole de Dieu.
    Lisons là avec tac. Le verset il est plus facile à un chameau…
    Fait objet de plusieurs interprétations mais lorsque nous prenonss
    La version originale de l’évangile l ‘on peut lire ( Il est plus facile à un chameau de passer par
    LE CHAS D’UNE AIGUILLE )) En effet le chas de l’aiguille etait
    Le nom qu’on attribuait à la plus petite porte de Jérusalem
    Probablement à cause de sa forme.
    Il y’avait des marchants qui passaient par là et évidement leurss
    chameaux ne pouvaient pas passer qu’a condition qu’on les décharge.
    En illustrant vous comprendrez que pour entrer le chameau devait severin décharger
    (Fortune) et s’abaisser(humilité )

  23. LeChercheur dit :

    Une mauvaise traduction peut conduire à une mauvaise interprétation
    http://www.persee.fr/doc/igram_0222-9838_1991_num_51_1_3236
    et comme l’on dit souvent : Dieu est le plus savant.

  24. La multiplicité des hypothèses et des interprétations est une richesse.

  25. christine GOULHOT dit :

    Je n’ai pas toutes les explications.
    Pour ma part, je prend la parole de Dieu simplement (comme un enfant, selon la Bible)
    Je ne suis pas riche, et je suis contente de ne pas l’être.
    Les personnes riches doivent avoir tellement de tentations qu’il doit leur être
    difficile de vivre les commandements de Dieu avec sérieux. C’est pour moi la simple
    explication à ce texte.
    Christine

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