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un gros nuage blanc sur un ciel bleu foncé

Question d’un visiteur :

Bonjour Cher Marc,

J’espère ne pas vous déranger, mais une question me taraude l’esprit….mon grand-père de 85 ans est à l’hôpital, il est soigné pour une grosse dépression, il se laisse mourir en refusant de s’alimenter et dit qu’il veut rejoindre son fils (donc mon oncle qui est décédé il y a quelques mois)…

Je comprends sa position et le mal qui doit le ronger d’avoir perdu un enfant, je pense que c’est une blessure inguérissable. ..j’essaye de me faire une raison en espérant qu’il ne souffre pas trop, mais je me demande si une fois là haut il « retrouvera » son fils. Qu’en pensez vous ?

Bien amicalement.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

À mon avis, oui, l’amour qui est plus fort que la mort. De l’amour, votre grand père en a apparemment à revendre pour son fils, il est avec lui par la pensée, par le cœur, et par l’espérance. Tout cela restera, il sera donc avec son fils encore et toujours par ces excellentes dimensions. Il sera donc avec son fils dans l’au delà, oui. Dans un certain sens il ne sera pas plus avec lui qu’il l’est maintenant,puisque cette relation qu’il aura avec lui, il l’a déjà maintenant. Mais les choses seront plus profonde et plus simple, je pense. Car aujourd’hui, votre grand père est vivant avec un corps, il est un corps et pas seulement un esprit, par conséquent l’absence du corps vivant de son fils, la perte de la communication sensible par le corps, lui manque évidemment terriblement.

J’imagine qu’après notre mort, notre conscience est purifiée de ce qui est mortel, et par conséquent, votre grand père retrouvera une vraie relation avec son fils.

Je le pense. Mais nous verrons bien. Et nous verrons bientôt, évidemment, le temps fuit si vite.

Jésus insiste beaucoup, quand il est question du temps futur et de l’au-delà, sur l’importance du temps présent. Qu’importe ce qui se passera dans la vie future, faisons confiance, et nous verrons bien. Aujourd’hui, le défi qui nous est posé est de vivre en aimant, vivre en étant fidèle à ceux qui nous sont confiés. Pour votre grand père aujourd’hui, il me semble que la question est plutôt de rassembler ses meilleurs souvenirs de son fils, de chérir ce qui le faisait vivre, ce qu’il y avait de plus vivant, de plus beau en lui, et qu’à travers ce souvenir votre grand père puisse peut-être avoir pour d’autres personnes une parole et un geste qui offre quelque chose de vraiment vivant et beau qui vienne de son fils. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, ce n’est donc pas de l’ordre du « il faut que », mais plutôt un « ce serait génial que… »

Et je comprends bien que pour vous et pour la famille qui avez déjà perdu un être cher, c’est dur de voir souffrir ainsi cet homme, c’est vrai que la perte d’un enfant est injuste, et cruelle.

Votre grand-père doit savoir combien vous l’aimez, probablement, il le sent, mais c’est utile, je pense, cela fait du bien de s’entendre dire combien nous sommes aimé, de se le voir manifester par un objet, même symbolique, qui témoigne de cet amour : un petit truc fait à la main, un petit souvenir rappelant l’ancien temps (même si c’est un vieux coquillage ramassé sur la plage à tel beau moment)…

Bon courage, donc,

& amitiés ++

pasteur Gaspard de Coligny

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