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Marie enceinte rend visite à Elisabeth

Question d’un visiteur :

Bonjour,

Dans le livre de Matthieu chapitre 1 verset 18, il est notifié que Marie s’est retrouvée enceinte par l’Esprit Saint et non pas par relation sexuelle avec Joseph. Elle était donc vierge, les protestants pensent-ils que Marie s’est retrouvée enceinte sans avoir eu de relations sexuelles?

Très cordialement.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour,

Dans notre église, chaque personne a sa liberté d’interprétation, bien entendu :

  • De nombreux protestants pensent effectivement que Marie a conçu Jésus sans relation sexuelle avec un homme.
  • De nombreux protestants  pensent qu’il s’agit d’un symbole, que ce texte est vrai au sens théologique, spirituel.

Mais dans tous les cas, que ça se soit passé physiquement comme ça ou non, nous cherchons tous, dans ce texte, ce ce qui nous est dit de la bonne nouvelle du salut de Dieu pour le monde et pour nous.

Cette bonne nouvelle, c’est que, comme Marie, nous pouvons nous laisser féconder par l’Esprit Saint dans notre existence et voir naître dans notre cœur une dimension qui est de l’ordre du Christ. Bien entendu cela ne se réalisera pas (probablement) en étant nous-mêmes enceinte (ou enceint) sans relation sexuelle, mais nous accoucherons néanmoins d’un nouveau nous-mêmes, plus vivant, plus aimant, un enfant de Dieu.

Pour cela, dans un certain sens, il est utile que nous soyons vierge pour recevoir l’Esprit-Saint. Pour Marie, je ne sais pas, mais en tout cas pour nous, dans le sens de ce texte, la question n’est pas celle de la virginité physique, mais d’une virginité spirituelle. Je rapprocherait cela de cette phrase de Jésus « vous ne pouvez à la fois adorer Dieu et Mammon (le dieu de l’argent et du pouvoir personnel) ». Ce n’est pas que ce soit interdit, mais ce n’est pas possible. Dans la mesure où nous reconnaissons vraiment Dieu comme notre Dieu, l’argent devient un moyen utile pour faire du bien, mais l’argent ne plus être pour nous un dieu, l’argent ne peut plus être pour nous le sens de notre vie… et inversement, si le sens de notre vie est l’argent, si nous aimons les gens en mesure de leur compte en banque… Dieu aura bien du mal à féconder notre existence, il va avoir du mal à nous aider à véritablement aimer les gens en vérité…

Il y a donc un miracle dans notre vie, une chose absolument impossible, illogique, arrive en nous : Dieu arrive par son Esprit à faire naître en nous un petit peu déjà une personne capable d’aimer, un petit peu (à notre mesure) une personne à l’image du Christ. C’est un miracle qui a déjà un petit peu eu lieu en nous. Mais il y a encore tant à recevoir comme vie de la part de Dieu que ce miracle, nosu pouvons l’espérer encore en encore en disant comme Marie « je suis l’enfant de Dieu, qu’il me soit fait selon sa Parole ».

Avec mes amitiés fraternelles

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17 Réponses à “Les protestants pensent-ils que Marie s’est retrouvée enceinte sans avoir eu de relations sexuelles”

  1. Visiteur dit :

    Monsieur le Pasteur Bonjour,

    Pour moi, Marie as enfanter Jésus sous l’action de l’esprit Saint.
    Mais dans mathieu, cela parait un peu mysterieux parce que là on parle des frères de Jésus mathieu 12, 46 nous lison ceci:  » Comme Jésus s’adressait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères, qui étaient dehors, cherchèrent à lui parler. »

    et Jésus répond à ceci: » Mais Jésus répondit à celui qui le lui disait : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » et dans Mt 28,10 j’en passe.

    Il y a longtemps de cela, j’avais fait un petit cours étude biblique où on nous disais que les frères de Jésus n’étais pas frères de sang comme laisse penser certains, mais que c’étais une expression du language de l’époque comme on en vois en afrique.

    Pour finir Beaucoup de gens prend Mt 12, 46 pour dire que Marie a eu d’autres enfants et que Jésus avais des frères de sang né de Marie.

    Pourtant, il dit ceci dans Mt: 12, 49 : » Puis, étendant la main sur ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. »

    et il dit encore dans Mt: 12, 50:  » Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »

    C’est vrai que l’histoire ne nous dit pas si Marie et Joseph ont eu d’autres enfants a part Jésus.
    les textes parle tres peu de Marie et de Joseph et on ne sais pas grand chose sur eux.

    Moi dans ma foi je pense que Jésus est Fils unique de Marie et Joseph.
    il faut pas oublier que d’apres l’Evangile que Joseph voulais répudier en secret avec Marie en la voyant enceinte, l’ange lui avais dit de ne pas craindre de prendre Marie pour épouse, car l’enfant qu’elle concevra vient du Saint Esprit
    Pour moi c’est un mystère, parce que on n’a très peu de renseignement et que personne ne peu definir avec certitude ce qui c’est passé a bethleem ce soir là en plein recensement

    ce sujet est delicat aucune certitude sur ce point n’est définitif.

    Salutations.

  2. Merci pour ce témoignage de foi, de sagesse et d’humilité.

    Comme vous le dites, on ne sait pas, on ne saura jamais ce qui s’est passé historiquement dans le détail. Mais ce qui est certain, c’est que ces textes apportent énormément de choses pour la personne qui les lit avec foi, avec intelligence et humilité.

    Il est possible aussi que les frères et sœurs de Jésus soient des demis frères & sœurs, peut-être des enfants de Joseph avant qu’il épouse Marie. Il est possible aussi que Marie se soit remariée après la mort de Joseph. Mais il est bien possible que Marie et Joseph ait eu d’autres enfants après Jésus, pourquoi pas ? C’est en tout cas l’hypothèse la plus simple, et je ne vois vraiment pas ce qu’il y aurait de choquant dans ce fait.

    Les évangiles nous donnent les noms de ces frères de Jésus : Jacques, Jude, Joses et Simon. Le plus connu est Jacques, il ne faisait pas partie des 12 apôtres et apparemment il se moquait même un temps de son frère Jésus. Mais ensuite il a dû se convertir car on le retrouve, selon le livre des Actes, être chef des plus grands apôtres que sont Pierre et Paul. Cela serait incompréhensible si Jacques n’avait pas cette autorité exceptionnelle qui vient d’un lien de parenté très étroit avec Jésus. L’histoire nous apprend aussi que ce Jacques, frère du Seigneur est mort exécuté à Jérusalem en 62, exécuté par un grand-prêtre du Temple. On connaît aussi un peu Jude par la lettre que nous avons dans le Nouveau Testament.

    Bonne lecture de la Bible

    il est très vraisemblable qu (dont on connaît les noms par les évangiles

  3. Tigreek dit :

    Hum… Quand vous dites « les protestants pensent-ils », quid d’un dogme ? Peut-on tout penser et son contraire ? Sur quoi fonder sa foi ?

  4. Précisément, comme vous pouvez le voir dans ma réponse, il y a une diversité d’opinion et une liberté de débat entre nous, même sur cette question !

    Cet sujet est intéressant pour illustrer ce qui nous rassemble : c’est la foi plus que des doctrines, c’est une recherche de Dieu personnelle et sincère, une réflexion et une appropriation du texte personnelles et non un sens imposé, un respect de l’autre qui invite au débat plus qu’à la condamnation des personnes qui ont des convictions différentes…

    La foi est une relation à Dieu, elle se fonde donc sur Dieu, pas sur des dogmes. Les convictions théologiques et éthiques sont plutôt de l’ordre des fruits de la foi que de l’ordre des fondations de la foi.

  5. Régis dit :

    Comme Tigreek, mais pour des raisons inverses, je ne peux penser une chose et son contraire. Donc, à partir du moment où je peux dire que la virginité physique de Marie et la naissance virginale de Jésus ne sont peut-être pas des réalités, je ne peux dire que c’est un mystère et que je ne sais pas. Le simple fait de m’interroger sur la réalité du dogme prouve que je n’y crois pas. Cela ne me pose pas de problème de foi, car ma foi n’est pas là, elle est dans le message, la bonne nouvelle transmise par Jésus.

  6. visiteuse dit :

    Pourquoi garder Jésus quand on jette tout le reste ? Allons ! Jetons tout une fois pour toutes et adorons un Dieu qui est celui de chacun s’il en a besoin. D’autant plus que Jésus n’est pas Dieu, n’est-ce pas ?
    Jetons les religions et pensons ce que nous voulons.
    Point besoin de religion. Point besoin de pasteur.
    Nous sommes capables d’aimer sans maître.

  7. Arthur dit :

    « [Joseph] ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils » (Mt 1,25). J’ai du mal à voir ce qu’il y a d’ambigu dans cette première page de l’évangile ; mais c’est sans doute que je manque de foi.

    Pour le reste, un passage biblique ne peut avoir deux sens contradictoires en calvinisme, comme l’a rappelé récemment J. MacArthur dans une brillante prédication à St-Pierre de Genève : http://www.youtube.com/watch?v=LueUc3xbmeQ&feature=related

    Cordialement.

  8. Johann dit :

    Pasteur, je suis déçu de votre réponse. Marie était vierge quand elle a enfanté Jésus: la Bible l’a littéralement précisé. Si Marie n’avait pas été vierge, Jésus ne serait pas le Messie car selon la prophétie, il serait né d’une vierge au sens littéral du mot. Enfin, si vous êtes protestant comme vous le prétendez, ne récitez-vous pas cette phrase du Credo: «Je crois en Jésus-Christ, le fils unique de Dieu, conçu par le Saint-Esprit, né de la vierge Marie»? Si non, vous n’êtes qu’un hérétique, un faux prophète comme l’a prévenu la Bible. Et vous irez en Enfer, bien sûr.

  9. Bonjour Johann

    Apparemment, vous appartenez une église qui utilise la menace d’aller en enfer pour les personnes qui ne pensent pas comme le disent les responsables de l’église ?

    Ayez plutôt confiance en Dieu, et dans son amour que dans les hommes et leurs pensées, et leur infini soif de pouvoir sur les autres.

    Bien amicalement

  10. ltrobat dit :

    @Johann:
    La Bible hébraïque parle d’une « jeune fille ». C’est la traduction grecque de l’Ancien Testament, dite « des Septante » (270 av. JC) qui a substitué le mot « vierge » à « jeune fille ».
    Je vous rappelle que la version de référence de l’AT est la version hébraïque et non celle des Septante…
    Maintenant je ne comprends pas ces crispations sur les conditions de la naissance du Christ. D’une part parce que la Bible ne prétend pas être un traité de gynécologie, d’autre part parce que l’histoire de la conception de Jésus n’occupe que quelques lignes de deux Evangiles et paraît bien accessoire par rapport à l’essentiel, à savoir la vie et l’enseignement du Christ.
    Donc lorsqu’on me demande si je crois en la conception virginale j’ai l’habitude de dire que la question ne m’intéresse pas…

    @visiteuse:
    Ce n’est pas parce qu’on ne croit pas en la trinité et en la divinité de Jésus qu’on n’a besoin ni d’église ni de pasteurs.
    Pour votre gouverne, je vous signale qu’il existe dans plusieurs pays (Roumanie, Hongrie, Angleterre, Etats-Unis) des églises chrétiennes dites « unitariennes » c’est à dire théologiquement non-trinitarienne et pour qui Jésus était uniquement humain…

  11. Je ne comprends pas non plus ces crispation autour de la notion de « trinité ». Cette crispation amène certaines églises à se définir comme nécessairement « trinitaires », les églises unitariennes à se définir comme non trinitaires…

    Pourquoi ne pas laisser chacun libre d’exprimer sa foi chrétienne de façon trinitaire, ou de l’exprimer sans avoir recours à ce concept ? L’expérience montre que l’on peut se retrouver dans la même église malgré cette différence, en débattre à l’occasion, s’unir par l’esprit (et par l’Esprit) lorsque quelque chose qui n’est pas tout à fait dans notre façon de voir est dite ou chantée lors du culte… ça réveille un peu 🙂

  12. ltrobat dit :

    C’est tout à fait ce que je vis au sein de l’ERF, où au-delà de la doctrine nous sommes unis par la foi.
    Du moment que nous trouvons un langage commun pour nous exprimer (et que le pasteur ne fait pas explicitement référence à la trinité dans sa prédication, où qu’on ne nous fasse pas chanter un cantique trinitarien, auquel cas je fais semblant de chanter).
    Il était question de rédiger une déclaration de foi de l’EPUF. Où en est ce projet?

  13. Pour les cantiques trinitaires, il y en a très peu dans nos recueils. La plupart de ceux qui semblent trinitaire sont en fait plutôt trine : évoquant le Père, le Fils et l’Esprit sans aller jusqu’à affirmer que les trois font un seul Dieu. On est alors bien dans la pensée biblique qui invite à reconnaitre l’importance de ces trois réalités. Il y a bien d’autres choses dans les paroles des cantiques qui sont plus gênantes et plus fréquentes dans les cantiques : la notion de « toute puissance » de Dieu. Là encore, un retour à retour à la pensée biblique n’est pas inutile. Alors quand je croise l’expression « tout puissant » dans un cantique, je chante « très puissant », ce qui ne dérange personne et garde le même nombre de syllabes.

    Pour la future confession de foi de l’EPUdF, je pense qu’elle sera précédée d’un préambule qui invite à s’associer à ce texte « sans s’attacher à la lettre », mais par la foi. Dans ce cas là, rien de dramatique de toute façon, chacun pourra faire comme vous avec les cantiques trinitaires quand nous entendrons cette confession de foi lors des synodes… S’il n’y a pas de préambule de cette sorte, ce qui est effectivement à craindre, c’est qu’il y aurait une certaine majorité dans notre église de la sensibilité réactionnaire. Ce serait un peu inquiétant sur la santé de notre église mais ce qui ne me ferait pas désespérer d’elle. Je ne me sentirais absolument pas tenu par cette confession de foi et ne quitterait absolument pas l’EPUdF pour autant, au contraire, et continuerait sereinement à manifester en son sein ce qui me semble être une sensibilité chrétienne légitime.

    Bref, je préférerais que notre église s’abstienne de se donner une autre confession de foi que « Jésus est Christ », ce qui me semble bien suffisant, mais rien de critique pour moi dans une éventuelle future confession de foi pour notre église.

  14. ltrobat dit :

    Dans « Alleluia » il arrive, certains dimanches, de tomber sur des cantiques où il est question de « Dieu le Père », « Dieu le Fils » et « Dieu le Saint-Esprit ». Assez rarement je l’avoue.
    D’accors

  15. ltrobat dit :

    Dans « Alleluia » il arrive, certains dimanches, de tomber sur des cantiques où il est question de « Dieu le Père », « Dieu le Fils » et « Dieu le Saint-Esprit ». Assez rarement je l’avoue.
    D’accord avec vous sur la distinction trine/trinitarien. Les formules du NT faisant référence au Père, au Fils et à l’Esprit sont effectivement trines et non trinitariennes.

  16. Olivier C dit :

    @ltrobat a dit : « Je vous rappelle que la version de référence de l’AT est la version hébraïque et non celle des Septante… »

    Intéressant. Il existerait donc un dogme statuant sur une langue plutôt que sur une autre…

    Mais le Nouveau Testament ne cite-il pas abondamment les Écritures à partir de la Septante ?

  17. ltrobat dit :

    Justement, les rédacteurs de l’histoire de la conception du Christ citent la Septante car elle « colle » mieux aux faits qu’ils énoncent.
    Mais initialement l’AT n’a pas été écrit en grec et le texte originel et ses rédacteurs ne parlaient pas de virginité, il me semble que c’est également un paramètre à prendre en compte.
    De plus, pour Félix Pécaut, qui était un théologien bien plus érudit que vous et moi, les citations de l’AT dans le NT sont souvent des extrapolations. Leur texte faisant avant tout référence à la condition du peuple dIsraël pendant l’exil…
    Vous avez employé le mot « dogme » et je pense que ce mot nous plonge au coeur du problème et de l’incompréhension qu’il y a entre nous. Je ne prétends pas édicter des dogmes ou des vérités de foi, mais simplement livrer ce qu’est l’état de ma réflexion, nourrie d’une lecture de la Bible entamée il y a une vingtaine d’année. Celle-ci (ma réflexion) vaut ce qu’elle vaut et si vous êtes plus édifié que moi en la matière, je suis prêt à vous lire.
    Au risque de vous choquer, je crois que, du point de vue religieux, les dogmes sont secondaires par rapport à ce qu’est l’effort d’une pratique de vie édifiée par le message du Christ. Il me semble qu’en ce qui concerne Dieu, nous cherchons à tâtons mais que la Vérité en métaphysique, déborde de loin nos capacités de connaissance. Au mieux pouvons-nous avoir une vague idée de ces réalités, mais ne pas avoir la prétention d’en faire une vérité absolue. Tout comme Friederich Schleiermacher, je pense que les doctrines religieuses ne sont pas une révélation divine, mais l’état de l’effort des hommes pour exprimer ce que leur conscience s’en représente.
    Et tout comme Rousseau, je pense qu’il y faut distinguer dans la religion chrétienne ce qui est de l’ordre du précis (l’existence de Dieu, faire le bien et éviter le mal, l’espérance en Dieu et en une vie au-delà de notre vie sur Terre) et ce qui est incertain (la trinité, la divinité du Christ, les modalités de la résurrection, les questions relatives à l’eucharistie). En conséquence, autant le consensus est possible sur les premiers points, autant sur les seconds nous devons admettre la pluralité des points de vue. En ce qui me concerne, j’appartiens à une église qui respecte la diversité des options théologiques (lorsque j’ai adhéré à l’association cultuelle j’ai admis que « Jésus-Christ est le Seigneur », un point c’est tout), des plus conservatrices aux plus libérales et tout ce monde arrive à faire culte et à communier ensemble…

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