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extrait du filmLa première projection film-photographique « Je cherche un lieu pour ma vie » (annoncé précédemment sur ce blog), réalisé par Sophie Reille – Photographe, avec des résidentes et résidents des 3 Centres d’Hébergement de Stabilisation du CASP (Maison-Blanche, Pantin et Vaugirard) a eu lieu le Vendredi 10 décembre de 18 à 20h30 au Comptoir Général – PARIS 10ème et fut suivie d’un débat, animée par une jeune et brillante journaliste, et d’une exposition de photos et collages relatifs au séjour de vacances collectives à Sète du Pôle de stabilisation et d’un apéritif (voir programme ci dessous).

Je ne sais si pour les résident-e-s et les équipes ce fut un honneur, une joie et un encouragement que notre présence, mais il y avait beaucoup de monde, des rencontres se sont faites, et des contacts se sont noués.

Ce que j’en ai retenu est que le logement d’urgence constitue un temps de dégradation pour les hommes, qui se sentent traités comme des animaux et souvent sont mal traités puisque coexistent ensemble des personnes alcoolisés, des gens qui sortent d’hôpitaux psychiatriques et des gens dont le seul handicap, mais il est de taille, est de ne pas avoir de logement, et parfois pas de travail.

Les centre de stabilisation sont une belle expérience, mais reçoivent très peu de personnes, ici nous avons vu 3 centres qui reçoivent en tout moins de 150 personnes. De plus, les résidents qui ont participé à la table ronde, ont tous posé la question : quel devenir après le centre de stabilisation ?

comment en sortir ? Pour en partir, il faut un travail pour pouvoir payer un loyer. L’une d’elle qui en est partie parlait de la difficulté de la séparation, et de reconstruire sa vie en vivant seule.

Il apparaît donc que le tremplin reste un tremplin. Et après ? Il apparaît clairement que la sortie reste à réorganiser, et si on pouvait proposer un travail et un logement même sous forme de colocation, ceci permettrait aussi de libérer des places dans ces centres.

Puisque ces établissements sont financés par les pouvoirs public/l’Etat, que le personnel est formé et compétent, on peut se demander s’il ne serait pas préférable de faire en sorte que l’Etat pérennise la situation en rattachant ces centres à la DRIL ou à une institution compétente, libérant ainsi des moyens, bénévoles et personnel pour d’autres tâches, notamment :

  • en accompagnant la recherche d’emploi, et
  • en cherchant comment financer des structures de logement en colocation par exemple, en attendant que la personne puisse trouver ensuite un logement qui lui permettre de se réinsérér vraiment. Ensuite, si un ancien résident/e commence à habiter seule, le suivre un peu pour qu’il ne se sente pas abandonné, jusqu’à ce qu’il se reconstruise son propre réseau.

Ainsi, chacun pourrait jouer son rôle :

  • l’Etat aurait la charge des collectivités qu’il finance,
  • les églises et leurs moyens seraient disponibles sur un créneau qui pour le moment n’est pas vraiment couvert : la réinsertion, même si dans certain centre, on arrive à 50% de réinsertion.

Il semble que ce soit là un sillon à creuser.

film 'je cherche un lieu pour ma vie'

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7 Réponses à “Je cherche un lieu pour ma vie (bis)”

  1. laurent dit :

    A priori un tel projet semblerait réalisable, d’une certaine manière.
    A partir d’un vrai projet, l’Etat pourrait proposer divers contrats et conventions pour rattacher ces hébergements à une stucture publique s’il se montrait moins frileux que ces dernières années. Il faudrait imaginer pour le domaine du social ce qui existe pour la santé: des cliniques privées intègrent de manière très avancée le service public hospitalier en devenant hôpital PSPH (participant au service public hospitalier). Bien que privées, ces cliniques ont passé une convention avec l’Etat pour compléter, en l’intégrant, le service public hospitalier.
    Ce serait peut-être une voie pour à s’engager sur une vraie pérennisation ?

  2. benoite dit :

    C’est un peu la formule du CASP , si j’ai bien compris, et de plusieurs oeuvres caritatives protestantes.
    ce sont aussi les écoles privées sous contrat ..
    mais tout ça relève du fait du prince.
    C’est pour cela que j’imaginais une formule plus claire pour que l’état prenne en charge ceux qui finalement ne l’ont pas été assez tôt, puisque tout le monde sait que la prévention couterait moins cher que le système de « récupération » toujours délicat et onéreux, sans compter que la « re-sociabilisation » n’est pas garantie.
    mais effectivement la formule que vous suggérez Laurent serait déjà une avancée : si le privé peut précéder le public, il ne devrait pas ensuite s’y substituer.

    s’agissant de la sortie de ces centres de stabilisation, il reste le problème que nous évoquions de la sortie, sinon les résidents se retrouvent comme en pension, et à 4 par chambre sans perspective de pouvoir de nouveau prendre leur vie en charge.
    de petites expériences de co-location avec des personnes engagées normalement dans la vie active et d’ex résidents de ces centres ont déjà eu lieu, avec succès. la complémentarité et la solidarité s’installent tout naturellement.

    pour accéder à cette formule, il resterait à
    – trouver un financement pour ces locations partagées, en attendant d’obtenir un logement social ou pas. et du travail, car sans travail, pas de logement.
    – accompagner la recherche d’emploi, mais comment ?
    étudier toutes les formules possibles, pour qu’il y ait un après, pour que le centre de stabilisation ne devienne pas lui aussi un centre de dé-stabilisation parce que voie sans issue.
    – associer tous ceux qui dans les communautés pourraient être des relais, en leur présentant ce film par exemple, et en y réfléchissant ensuite ensemble.
    serait -ce une utopie ou un objectif réalisable ?

  3. RomainF dit :

    Bonjour,

    J’ai eu la chance d’assister à la diffusion du film photo de Sophie Reille vendredi 10 décembre.

    Ce que j’ai retenu de la soirée, est que les centre d’hébergement d’urgence sont ressentis comme des lieux maltraitants par les personnes qui y dorment (conditions sanitaires déplorables, violence…), et que ces ressentis sont une réalité. Cela existe depuis plus de 40 ans ! De quelques centres d’hébergement d’urgence qui devaient être provisoire à l’époque , sont devenus des structures pérennes, et officialisées par le 115 … A l’image des barres d’HLM, on a laissé s’installer l’inhumanité, l’intolérable.

    La solution existe , le Centre d’action sociale protestant en donne la preuve. Les centres d’hébergement de stabilisation permettent ainsi aux personnes sans domicile d’avoir un lieu où elles peuvent se poser, se ressourcer, et retrouver une dignité. Elles peuvent alors se donner « le droit » d’exister , et le droit « d’avoir droit » … à une vie sociale et professionnelle. Le centre de stabilisation parce qu’il permet un hébergement stable durant une période assez longue pour que le travail social puisse exister , est une solution de réinsertion pour ces personnes.

    J’ai lu dans un commentaire plus haut, que ces centres étaient composés de professionnels formés et compétents. J’ai entendu lors de la soirée de la part d’une personne résidente, qu’il s’était senti considéré et « exister » parce qu’on avait pris le temps de l’écouter. Je lis aussi ci dessus que l’on se questionne sur l’accompagnement social durant et après cet hébergement.

    A cela j’ai envie de répondre , que l’accompagnement social est le fait de professionnels formés à cela : les assistants sociaux. Mais cet accompagnement social peut être compléter par un accompagnement éducatif au quotidien réalisé par des éducateurs spécialisés. La réinsertion sociale et professionnelle pendant et après est un enjeu qui touche d’autres publics que les personnes sans domicile. Je travaille dans un centre qui accueille des personnes touchées par la toxicomanie. Elles y trouvent un lieu pour se poser et se ressourcer et se reconstruire. Après ce temps nécessaire, la réinsertion professionnelle et la recherche de logement peut être possible.
    Si l’on considère la rue comme une maladie du XX et XXIème siècle , alors le modèle est tout à fait transposable au centre de stabilisation. Encore faut il les considéré comme des lieux où l’on y fait du travail social , et non de l’accueil à durée indéterminée.

    A l’entrée , il faut un professionnel de l’écoute mais surtout de l’évaluation, à savoir l’assistant social , et de la réinsertion, comme l’éducateur et l’assistant social notamment. Or dans ces structures il n’y en a pas … J’ai l’impression que le travail réalisé n’est donc efficace que pour la stabilisation , mais aucunement pour l’après stabilisation (revalorisation de la personne, l’amener vers l’autonomie et la responsabilisation, réévaluer ses capacités à être résinsérée…) Sans oublié le soin médical et psychologique qui restent des éléments nécessaires pour une prise en charge globale de personnes fragilisées par leur vécu , et la rue (en tant qu’assistant social , nous sommes formés à cette prise en charge globale , qui passe par une évaluation de la personne, et cela passe aussi par son vécu , son histoire) .

    Voilà , je souhaitais donner mon point de vue , car il me semblait important de rappeler que ce genre de center existe déjà pour d’autres publics avec d’autres problématiques, où les questions d’accompagnement social et de réinsertion ont déjà trouvé réponses… même si rien ne peut être tracer d’avance , que le travail avec l’humain a une part d’inconnue quant à l’issue de son histoire …

    Pour rebondir sur les commentaires ci dessus, qui semblent se focaliser sur l’Etat, j’avais envie de dire que l’Etat et les collectivités participent déjà par le biais des subventions données aux associations de l’hébergement , le CASP en fait partie. Les lieux d’hébergements d’urgence en sont pas toutes étatiques, elles sont aussi le fruit du tissu associatif, subventionné, ou non , cela ne change pas grand chose, puisque les conditions d’hébergement dépendent de la volonté individuelle du personnel et des responsables des structures , et bien entendu des personnes accueillies aux problématiques complexes et dont les profils ont évolués au cours du temps, les sans domiciles clochardisés ne sont pus ceux que l’on retrouvent …

    Remplacer les hébergements d’urgence par les centres de stabilisations me semblent l’un des solutions les plus adéquates, mais il faut réfléchir sur le long terme. Certains diront que les places seront réduites forcément , et que des personnes ne trouveront plus de lieux d’hébergement d’urgence. Je répondrais que pour réduire la mort dans la rue et l’urgence, il faut lui donner vie ailleurs , à savoir dans des centres d’hébergements à durée moyenne et longue , comme les centres de stabilisations. A long terme la société y gagnera.

    Je voulais aussi faire un clin d’œil pour les idées de colocation, c’est une excellente idée. La solitude est souvent difficile à supporter, l’équilibre de la personne peut être mise à mal.

  4. Merci, j’ai trouvé ça vraiment passionnant.

  5. benoite dit :

    bonsoir,
    nous étions donc au moins 2 à nous être intéressés suffisamment à cette projection pour aller la voir et à avoir envie de partager nos impressions : merci d’avoir pris le temps de cet échange Romain !

    Je crois que nos remarques et impressions se recroisent, vous avez raison d’insister sur les centres d’urgence qui sont une honte pour notre pays comme vous le remarquez :
    «  on a laissé s’installer l’inhumanité, l’intolérable. « 
    Oui, le centre de stabilisation peut être une solution, sans doute pas la seule..mais celle-ci existe.
    La durée du séjour s’impose d’elle-même suivant le temps qui a été passé avant, soit dans la rue, soit dans les centre d’urgences, suivant que la personne a été plus ou moins abimée.
    Il n’y a hélas pas assez de centres de ce type, et donc pas assez de places.
    l’accompagnement social est le fait de professionnels formés à cela, mais pas seulement, car eux ont une lourde charge, et en ré-insertion, des adultes en bonne santé et avec un travail, peuvent être accompagnés autrement.
    il faut considérer ces lieux où l’on fait du travail social , et non de l’accueil à durée i n d é t e r mi n é e.
    Le problème est là, ou tout au moins c’est un des problèmes, car les résidents parfois ne voient pas la sortie, le bout du tunnel.
    C’était intéressant de faire le parallèle avec d’autres publics en difficultés, encore que les situations ne soient pas forcément toujours comparables.
    Sans se focaliser sur l’état, chacun sait qu’en période d’austérité, les subventions deviennent ..  »austères » elles aussi. Certaines associations reçoivent moitié moins de subvention et doivent accueillir 200 % de public. Cherchez le bug ?
    C’est pour cela que je pensais utile de réfléchir à une formule ou l’état pérenniserait ces centres, et ceci n’est possible que dans certaines conditions : laurent présentait/expliquait une formule sur laquelle il serait sans doute utile de réfléchir, en faisant le parallèle avec certaines cliniques cette fois.
    Si donc on a vraiment le souci de la survie de ces établissements et surtout de ceux qui y résident, il faut envisager ce genre d’hypothèse.
    Il resterait encore au privé à se pencher sur ces fameuses sorties, travail/logement, pour les personnes en état de sortir de ces lieux de transit et tout à fait capables de ré-intégrer une vie sociale, pas n’importe comment.
    Lorsque ce sera possible, cela libèrera des places dans les lieux de transit et ainsi de suite..
    « pour réduire la mort dans la rue et l’urgence, il faut lui donner vie ailleurs »
    nous somme bien d’accord Romain, et je ne vois personne qui le conteste, mais il faut aussi s’en donner les moyens.
    A long terme..la société ne devrait plus avoir besoin de ces centres, savoir anticiper avant de mettre les gens dans la rue, et leur proposer autre chose que..la rue !
    là aussi, il y aurait lieu de réfléchir.
    Les centres coutent plus cher qu’un logement collectif décent, même individuel, cela vaudrait peut-être la peine d’y réfléchir.
    Pour avoir rencontré et parlé avec 2 coloc, dont une venant de ce centre, elles étaient ravies de cette expérience. Une personne en ré-insertion qui peut prouver qu’elle paie régulièrement sa part de coloc, aura plus de chances d’obtenir un logement social. Là aussi, il y a du travail à faire, en recherche et éventuellement ré-habilitation de logement. Il y a déjà des associations qui s’en occupent, le « marché » est loin d’être saturé !
    Finalement, pas mal d’étudiants lorsqu’ils quittent le foyer parental, se mettent en coloc, avant de prendre leur propre appartement, ainsi ils partent de la maison, et ne se retrouvent pas seuls.
    On pourrait très bien imaginer des colocs trans-générationnelles, ou actifs/étudiants/ré-insertion, ne serait-ce pas une manière très XXI siècle de considérer son engagement dans la société, et aussi dans sa foi ?

  6. RomainF dit :

    Bonjour « Benoite »,

    Je n’ai pas bien compris le passage où vous parlez de l’accompagnement social, vous pourriez l’expliciter de nouveau ?

    Une remarque : quand on parle de réinsertion professionnelle , c’est à dire l’insertion par le travail , celui ci permettant de retrouver un logement (et encore , si la paie le permet !) et de « réexister » ainsi dans la société… il faut aussi savoir de qui on parle , quel public , quel profil? Les personnes qui sont à la rue depuis des années , en sont pas les mêmes qui viennent d’y tomber . Une personne de 30 ans n,’aura pas les mêmes potentialités à être réinsérée qu’une personne de 50 ans (quand je parlais d’évaluation par un professionnel du travail social , je parlais de cela entre autre). il faut aussi se dire parfois, que le travail ça n’est pas possible pour tout le monde, et qu’il faudra faire sans . La réinsertion par le logement , l’appropriation d’un espace par lequel on retrouve une identité, son identité, est une des solutions , oui , mais comment ? la colocation c’est une très bonne idée, et là les pouvoirs publics et collectivités peuvent (doivent) avoir un rôle à jouer, en permettant l’accès à des logements à loyers très modérés ouvets à la colocation. et là très peu de moyens nécessaires, suffit de réallouer les HLM indûments occupés (ou inoccupés) par des personnes qui n’en ont pas besoin (et il y en a ) pour les mettre à dispositions de personnes qui en ont réellement besoin (solidarité !) . Les médias et la pression associatives et des élus locaux , peuvent peut être amorcer ce changement … ?!
    Benoite, certes les publics que j’ai donné en exemple n’ont pas les mêmes problématiques, la méthode d’accompagnement social reste la même , et il passe au minimum par l’ecoute, la compréhension de la situation et l’évaluation qui permet par la suite de penser la sortie d’un centre de stabilisation. Et cet après est à travailler « pendant » l’hébergement , et non au moment ou après la sortie … Les personnes sans domicile ont une problématique spécifique , qui peut demander un accompagnement et une réinsertion particulière.
    Les dispositifs évoluent un peu ces dernières années, on verra bien dans un futur proche ce que tout cela advient.
    La bonne nouvelle du jour est que le Président de la république à nommé Monsieur MOLINIE à la tête de la HALDE , enfin une personne directement concerné mis à sa tête (il est en fauteuil roulant), à me^me de comprendre les problèmes des personens qui subissent les discriminations.

  7. benoite dit :

    Sans doute n’ai-je pas été assez claire lorsque j’ai parlé de l’accompagnement social, et vous avez raison de le souligner Romain. Peut-être êtes vous un des professionnels de ces centres.
    Il faut des équipes pluri-disciplinaires qui existent, et l’accompagnement ne peut relever d’une seule personne, car il faut aussi des gens qui assurent « la continuité », comme dans une famille, et cela ne peut être assuré par les seuls prestataires et consultants. Il faudrait que chaque résident puisse avoir un réseau digne de ce nom, et un réseau n’est pas composé que de personnes identiques, les co-résidents font aussi partie de ce réseau et se confient aussi des choses qu’on ne veut/peut pas dire à d’autres etc..
    Bien sûr qu’il n’y a pas de ré-insertion standardisée, et qu’elle ne se fait pas de la même manière pour chacun, mais tel n ‘était pas mon propos même si j’entends bien le vôtre.

    Votre remarque sur les logement sociaux est on ne peut plus juste, et vaudrait que l’on s’y penche sérieusement :
    mais qui et comment ?
    Il est scandaleux de voir que des couples qui ont des revenus très élevés habitent dans des logement sociaux des surfaces qui permettraient de reloger au moins 5 ou 6 co-loc, il est toujours question de revoir ça..mais ce ne sera pas surement pour les élections de 2012, car c’est une donnée à garder à l’esprit : nous sommes toujours entre deux périodes électorales avec tout ce que cela sous-entend. Mais c’est surement une piste si ce n’est pas un argument électoral..

    Les médias et la pression associatives et des élus locaux ne feront pas grand chose, l’indépendance des medias étant toute relative (pour faire soft).

    Reste la pression associative si celle-ci n’est pas « bouffée » dans le quotidien dans le « faire » du court terme, si les associations étaient capables de travailler sur le long terme, de considérer l’aspect politique de la chose : c’est aussi pour cela que j’exprimais la nécessité pour les associations qui font tourner des centres d’accueil de rattacher ces structures directement à l’état puisqu’elles sont destinées à son service et que déjà il les finance presque en totalité. Cela libèrerait des moyens en finances, locaux et en bonnes volontés de toutes sortes et ouvrirait des perspectives pour que ces centres ne soient pas des lieux d’hébergement à durée indéterminée, donc dont on ne voit pas l’issue…comme le remarquaient les résidents.

    Travailler sur la cause, et laisser sur les conséquences des structures pérennes, donc rattachées à l’état, dans une formule qui reste à définir : cf l’intervention de Laurent en début de sujet qui est très claire. (avec un projet).

    Il me semble évident aussi que pour les personnes handicapées, il reste à trouver des structures adaptées, le centre ne pouvant être un lieu de vie ad vitam eternam.
    Le travail fait par le privé est incontestable et incontesté je crois.
    Dans une première étape.
    Est-ce ensuite bien son rôle de rester dans cette conception alors qu’il y a tant à faire, et que le privé dans son principe, devrait être précurseur du public : il met en exergue un pb, y apporte une réponse adéquate, pour passer ensuite le relai , et je me répète, ne devrait pas se substituer – pour toutes les raisons que je viens d’expliquer – à l’état.

    Je peux me tromper, mais il me semble qu’il y a souvent du passage à la tête de la Halde ? Souhaitons la bienvenue à son nouveau directeur;
    Il y a bien des personnes qui peuvent comprendre et qui comprennent les problèmes des personnes qui subissent les discriminations, mais qu’on-t-elles comme moyens pour y faire face ?

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