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James Woody

prédication du pasteur James Woody
sur ces textes de la Bible : Lévitique 23:23-25 ; 1 Thessaloniciens 4:15-18

Nnotre protestantisme est assez frileux à l’égard de la religion populaire. Notre protestantisme est assez prompt à dénigrer toute forme de paganisme qui se mêlerait à la foi et à la pratique religieuse. C’est notamment remarquable pour ce qui concerne les festivités. Dès les débuts de la Réforme, en France, les pasteurs se démarquent des habitudes catholiques en éliminant du calendrier liturgique toute une série de célébrations et en reportant les fêtes maintenues au dimanche qui précède plutôt que les fêter le jour même. Cette frilosité à l’égard de l’excès de religiosité qui peut confiner à la superstition explique pourquoi nous n’avons pas de rituel spécifique pour accompagner le passage d’une année à l’autre, pour marquer le nouvel An. […]

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4 Réponses à “Que faire du nouvel an ?”

  1. benoite dit :

    que faire du nouvel an ? bonne question, en dehors de la réponse immédiate, faire la fête ?
    il me semble que lorsque l’on vit dans un pays, qu’il soit le pays d’origine ou le pays d’accueil, il convient de s’adapter à ses us et coutumes, le …nouvel an est une de ces/ses traditions, ça vaut pour la France et pas seulement.
    ensuite, j’ai bien aimé dans cette prédication le // avec la tradition juive de rosh hashanah, une fois au moins dans l’année faire « son bilan », ses comptes pour les rendre devant dieu et à nous-même si j’ai bien compris, pour nous situer avec le livre des vivants et le livre des morts. et même si cela ne devait servir qu’à cela, ce serait déjà un outil pour gérer notre vie ?

  2. Fabien dit :

    Cher ami James,

    Je suis témoin de Jéhovah depuis plus de 20 ans et j’ai parmi mes contacts sur Facebook les pasteurs Gaspard de Coligny et Michel Jas, ainsi qu’un certain nombre de protestants libéraux notamment des unitariens.

    Vous affirmez dans votre prédication que les témoins de Jéhovah ne célèbrent pas les anniversaires par superstition !

    Permettez-moi de rectifier cette déclaration.

    Ce n’est pas juste à cause de la mort de Jean le baptiste que nous refusons de fêter les naissances.

    Certes, les deux seuls cas d’anniversaires mentionnés dans la Bible se sont soldés par une tragédie, nous l’avons vu dans le cas d’Hérode, ce fut identique dans l’épisode rapporté en Genèse 40:20-22 où l’on voit Pharaon faire pendre le chef des panetiers.

    Mais ce n’est pas la peur qui nous pousse à nous abstenir des anniversaire !

    C’est simplement le fait que ceux-ci n’étaient pratiqués que par les nations païennes voisines d’Israël, les Juifs eux s’en abstenaient.

    Vous n’êtes pas sans savoir qu’Hérode était Iduméen, peuple converti par la force vers 125 av n.è. par Jean Hyrcan.

    Ce roi aux pratiques apostates fut placé sur le trône avec le soutien de Rome et n’avait donc aucun problème à célébrer les mêmes choses que ses amis païens, les Pharisiens le détestaient pour cette raison.

    Les Juifs célébraient la gloire de Dieu, toutes leurs fêtes étaient pour le culte et non pour leur personne

    C’est à cause du caractère païen des anniversaires de naissance que nous refusons de les célébrer et non par superstition.

    De plus la Bible dit clairement en Ecclésiaste 7:1 « Un nom vaut mieux qu’une bonne huile, et le jour de la mort que le jour de sa naissance. »

    Notre Seigneur Jésus a pleinement appliqué cette parole (quelque peu prophétique) en commandant à ses disciples de célébrer sa mort et non sa naissance (sous ce rapport il est intéressant de noter que la Bible nous permet de dater le jour de sa mort mais pas celui de sa naissance).

    Si vous souhaitez en discuter avec moi ou que je vous transmette des articles vous pouvez m’écrire à : liberte.de.croyance@free.fr

    Ou par Facebook si vous êtes inscrit.

    Amitiés. Fabien Girard

  3. Bonjour Fabien et merci pour votre message qui permet de mieux préciser ce qui détermine votre choix de ne pas célébrer les anniversaires. Vous aurez remarqué que j’étais assez inclusif dans l’évocation de la superstition, appliquant ce constat à moi même lorsque je disqualifie une fête au seul motif qu’elle serait païenne.
    C’est la raison qui me conduit à ne pas dénigrer autant les pratiques dites païennes ou ce qu’on appelle parfois la religion populaire.
    Continuons avec le cas des anniversaires de naissance : pourquoi se priver de dire à quelqu’un que nous reconnaissons qu’il a grandi, en taille, en stature, en sagesse, ce que peut être l’occasion d’un anniversaire ? On peut dire d’une pratique qu’elle est païenne, on pourrait peut-être dire qu’elle est humaine, qu’elle peut correspondre à un élément qui nous aide à nous structurer et à vivre cet élément aussi dans une démarche spirituelle. C’est ce que je disais au sujet du Nouvel An et que l’on pourrait appliquer à d’autres aspects de notre vie quotidienne.

    Il me semble que le refus systématique n’est pas forcément fidèle à l’enseignement de Jésus qui profitait des occasions qui se présentaient pour annoncer l’Evangile et ajouter de la vie à la vie.

    je trouve que nous pourrions nous inspirer de cette manière d’être.
    Cordialement,
    James Woody

  4. Fabien dit :

    Cher James,

    Je comprend tout à fait votre point de vue et je respecte vos positions.

    Le but de mon commentaire était simplement de rectifier une affirmation qui ne correspondait pas à la réalité des faits concernant mon église, je pense que c’était important dans la mesure où une pléiade de fausses informations circulent sur les témoins de Jéhovah .

    Je pense qu’effectivement tout n’est pas à rejeter dans les coutumes populaires et que célébrer des instants n’a rien de contraire à l’Écriture.

    D’ailleurs Ecclésiaste 3:12, 13 déclare : « Il n’y a rien de meilleur pour eux que de se réjouir et de faire le bien durant leur vie; et aussi que tout homme mange, et boive, et voie le bien pour tout son dur travail. C’est le don de Dieu. »

    Ainsi nous célébrons les anniversaires de mariage pour la raison que c’est Dieu qui l’a instauré (Genèse 2:22), c’est un sacrement comme on dit dans la plupart des églises.

    Mais voilà, nous avons ce choix afin d’être sûr de coller au maximum au modèle du peuple de Dieu tel que l’Ancien et le Nouveau Testament nous le présente.

    Finalement notre démarche dans le choix de ne pas célébrer les anniversaires de naissance est identique à celle concernant Noël ou d’autres fêtes.

    On peut pensez que fêter la naissance du Christ le jour où autrefois les Romains célébraient Mithra n’est pas grave pourvu que Jésus soit glorifié et que de toute façon personne ne pense aux origines païennes du 25 décembre.

    Mais on peut aussi se dire, comme dans notre cas, que Jésus n’aime surement pas être glorifié à une date erronée sur un fond païen.

    Toute est question de conviction personnelle basée sur une lecture de la Bible propre.

    Par ailleurs nous pensons que c’est avant tout la Révélation divine qui doit nous orienter et pas simplement un sentiment humain.

    Nous pourrions polémiquer sans fin sur la question du pour ou du contre la célébration de fêtes dans le christianisme, aussi par respect pour ce blog je ne m’acharnerais pas à défendre mon point de vue.

    Je conclurais simplement sur quelques citations, désolé pour leur longueur :

    « La célébration des anniversaires était une notion tout à fait étrangère aux conceptions des chrétiens de cette période. » — The History of the Christian Religion and Church, During the Three First Centuries (New York, 1848) de Johann Neander, p. 190.

    « Les Hébreux de l’époque postérieure considéraient l’observance des anniversaires comme faisant partie du culte idolâtrique, opinion qui était largement confirmée par ce qu’ils voyaient des observances courantes liées à ces jours. » — The Imperial Bible-Dictionary (Londres, 1874) de Patrick Fairbairn, tome I, p. 225.

    « Jusqu’au IVe siècle, le christianisme a rejeté la célébration des anniversaires, les considérant comme une coutume païenne. » — Schwäbische Zeitung (supplément au magazine intitulé Zeit und Welt) du 3/4 avril 1981, p. 4.

    « Les Grecs croyaient qu’à chaque humain s’attachait un esprit protecteur ou daimôn qui assistait à sa naissance et veillait sur lui durant sa vie. Cet esprit était en relation mystique avec le dieu dont l’anniversaire correspondait au jour de naissance de l’individu. Les Romains aussi souscrivaient à cette idée. (…) Cette croyance a fait son chemin et se retrouve dans les notions d’ange gardien, de marraine fée et de saint patron. (…) La coutume consistant à allumer des bougies sur les gâteaux a commencé avec les Grecs. (…) Des gâteaux de miel, ronds comme la lune et éclairés par des cierges, étaient déposés sur les autels du temple d’[Artémis]. (…) La croyance populaire attribue aux bougies d’anniversaire le pouvoir magique d’exaucer les souhaits. (…) Les cierges allumés et les feux sacrificiels ont toujours eu une signification mystique particulière depuis que l’homme a commencé à dresser des autels à ses dieux. Les bougies sont donc un hommage à l’enfant qui fête son anniversaire; elles lui font honneur et lui portent chance. (…) Les souhaits d’anniversaire et les vœux de bonheur font partie intégrante de la fête. (…) Cette croyance prend ses racines dans la magie. (…) Les souhaits d’anniversaire peuvent faire du bien ou du mal parce que l’on est plus proche du monde des esprits à ce moment précis. » — The Lore of Birthdays (New York, 1952) de Ralph et Adelin Linton, pp. 8, 18-20.

    Amitiés.

    Fabien

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