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Question d’un visiteur :

Bonjour,

1) Est-ce que ces livres sont de bons livres pour les jeunes couples mariés ?

  • Sexualité dans le couple (auteurs : John et Janet Houghton)
  • Les 10 clés de la vie en couple (auteurs : Jacques POUJOL et Valérie DUVAL-POUJOL)
  • La sexualité en quête de sens (auteur : Christophe Marx)
  • Mariage, Divorce et Remariage selon la Bible  (auteur : Jay E. Adams)

2) Le sexualité orale, est-il un péché dans un couple marié ? Est-ce que la Sainte Bible l’interdit ?

3) Que pensez-vous de ce passage de la première épître aux Corinthiens l’apôtre Paul ?  » La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais le mari: et pareillement, le mari a pas le pouvoir de son propre corps, mais la femme »

merci

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Je n’ai absolument aucune idée concernant ces livres que je n’ai pas lu. Il n’est peut-être pas inutile ni mauvais de les lire, en tout cas, il faut avoir du recul par rapport à ce qu’ils diront. S’ils aident à réfléchir, c’est bien. Mais souvent, ces auteurs présentent comme des absolus et des certitudes ce qui est seulement leur point de vue personnel. Or, dans le domaine de la morale, le Christ n’est pas tellement porté sur les codes de lois, mais plutôt sur les grands principes et l’appel à la responsabilité personnelle, avec une intelligence nourrie par la foi, éclairée par l’Esprit. L’essentiel est ainsi : dans quelques grands grands principes (aimer, penser à l’autre), un peu de bon sens, et une relation personnelle à Dieu.

Ensuite, il est tout à fait bon d’avoir des valeurs personnelles, de prendre des décisions, de s’imposer des règles pour soi-même et d’essayer de vraiment s’y tenir. Mais il est bien plus délicat de penser que tout le monde devrait faire comme nous.

2) Concernant la sexualité orale, si les deux personnes du couple sont d’accord, c’est bien. Dieu n’est pas contre le plaisir, et ces jeux partagés peuvent renforcer la communion entre les deux époux. Par contre, vous avez raison d’insister sur le fait qu’il s’agit bien d’un couple de personnes qui sont mariées, qui se sont engagées l’une vis à vis de l’autre, car alors il s’agit bien d’un plaisir qui est placé dans le sens d’une construction.

3) Attention à ce texte de l’apôtre Paul « Ce n’est pas la femme qui dispose de son corps, c’est son mari. De même, ce n’est pas le mari qui dispose de son corps, c’est sa femme. » (1 Corinthiens 7:4)

Il ne faudrait surtout pas faire dire à Paul ou à la Bible que l’homme pourrait faire ce qu’il veut du corps de sa femme, que l’homme a le droit de violer sa propre femme, qu’il peut la traiter comme une esclave sexuelle ! Certainement pas. C’est d’une telle évidence que j’hésite à argumenter cela… Mais bon. Jésus, d’abord, et ensuite Paul disent que toute la Loi de Dieu réside dans cette seule parole « aime ton prochain comme toi-même« . Or, notre femme est certainement parmi les plus proches de tous nos prochains. Notre premier devoir est de la respecter plus qu’aucune autre personne, et de l’aimer au sens où le Christ a aimé l’humanité, c’est à dire en se dévouant pour son bien, en donnant sa vie pour elle. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’imposer quelque chose de sexuel à une personne, ce n’est certainement pas l’aimer, c’est la violer, c’est la blesser dans ce qu’elle a de plus intime, c’est l’atteindre jusque dans le sentiment de sa propre dignité.

On a donc le droit d’interpréter comme on veut ce passage de la lettre de Paul aux Corinthiens, mais on n’a certainement pas le droit de l’interpréter comme disant que l’on pourrait faire ce que l’on veut du corps de son conjoint, et que l’autre devrait être soumis !

Je comprends ce passage comme voulant dire exactement l’inverse. Cela veut dire que dans le couple, on ne peut pas faire tout à fait ce que l’on veut de son propre corps comme si nous étions seul à décider. En s’engageant dans un couple, on choisit que notre conjoint ait son mot à dire que ce que nous faisons de notre corps. Par exemple : ce n’est pas bon d’abîmer notre propre corps en prenant des risques que notre conjoint n’aimeraient pas, ce n’est pas honnête de demander la mort alors que notre conjoint tient à notre vie, ce n’est pas bon d’avoir des relations sexuelles que notre conjoint n’apprécierait pas : que ce soit des relations sexuelles hors du couple, mais aussi dans le couple.

Donc pour savoir ce que vous pouvez avoir comme type de relations sexuelles avec votre conjoint, je veux bien vous dire ce que j’en pense (mais ma réponse n’engage que moi), le plus important est sans doute d’y réfléchir d’abord dans votre cœur devant Dieu, et vraiment, ensuite, d’en parler ensemble avec votre conjoint.

Amitiés fraternelles

pasteur Marc Pernot

Articles similaires :

17 Réponses à “Quelle sexualité dans le couple selon la Bible ?”

  1. visiteur dit :

    Bonjour,
    Dans le mariage, un mari, peut stimuler le clitoris de sa femme, avec ses doigts?
    Dans le mariage, une femme, aime masturbée le pénis de son mari, est-ce acceptable dans le mariage?
    L’éjaculation faciale, est-il acceptable dans le mariage?
    La sodomie de l’homme sur la femme, est-elle interdite par la Sainte-Bible?
    merci

  2. Bonjour

    Voilà mon avis personnel :

    La masturbation de son conjoint me semble assez sympathique, puisque l’on essaye de donner du plaisir à la personne que l’on aime.

    J’ai plus de doutes à ce sujet sur l’éjaculation de l’homme sur la femme, j’imagine mal que ce soit pour elle un vrai plaisir, même si elle est éventuellement prête à l’accepter pour faire plaisir à son homme. Dans ce cas, je pense qu’il vaudrait mieux s’abstenir. Si vraiment elle y trouvait du plaisir (mais encore une fois, cela m’étonnerais beaucoup), alors : pourquoi pas.

    Pour la sodomie, je dirais la même chose. Dans le cas général, la femme n’adore pas ça. C’est alors bien sympa à elle d’être prête à l’accepter par amour pour son mari, mais c’est une mauvaise idée, à mon avis. Si vraiment elle y trouvait du plaisir (mais encore une fois, cela m’étonnerais beaucoup), alors : pourquoi pas.

    Dans la Bible, il existe effectivement des avis qui sont donnés par tel ou tel prophète ou apôtre, ces conseils pratiques sont souvent très liés au contexte culturels d’une époque. Mais les principes généraux sont et restent essentiels.

    Un des plus utiles, des plus pratiques pour réfléchir est ce bon conseil est ce que dit l’apôtre Paul « tout est permis mais tout ce construit pas ». C’est donc à chaque couple de voir ce qui le construit, et ce qui construit l’autre. Et surtout d’éviter ce qui déconstruit, ce qui salit et abîme.

    Un autre bon conseil est celui-ci: Galates 5:13-14 « Frères, vous avez été appelés à la liberté; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » => se faire serviteur de l’autre, rechercher ce qui plaît à l’autre, ce qui lui donne du plaisir, et donc ne pas se servir de l’autre comme instrument de son seul plaisir, de son seul désir, de sa seule jouissance. Mais se mettre au service de ce qui construit l’autre, de ce qui construit de vraies bonnes relation, et ce qui nous construit aussi nous-mêmes…

    C’est vraiment un principe de base. Ce n’est pas seulement important pour votre couple, mais aussi pour votre conjoint et pour vous en tant que personne.

    Supposons par exemple un couple ou la femme n’apprécie pas la sodomie mais fait semblant d’aimer ça pour faire plaisir à son mari, ou par crainte qu’il aille voir ailleurs pour assouvir ses fantasmes. Quel bilan ?
    Finalement ce moment sera un moment de plaisir pour un des deux (ce qui est positif, c’est vrai).
    Mais ce sera aussi un moment de mensonge, de faux-semblants de la part de la femme (même si c’est par amour, cela la blesse en fait, cela tord un peu sa relation avec son conjoint), cela ne participe pas à la construction d’une bonne vraie relation entre vous deux, cela ne l’aide pas non plus à s’épanouir, ni à construire une bonne idée de la dignité de son conjoint, ni de sa propre dignité, si ?
    Et pour le mari c’est un moment où il utilise, en réalité et plus qu’un petit peu, un être humain comme un objet. Ce n’est pas bon pour la psychologie de la personne qui fait cela, car cela tord sa conception profonde de la dignité de l’être humain. Ce n’est pas que ça fâcherait Dieu, mais ce n’est pas bon. Une femme n’est pas un sextoy (un homme non plus d’ailleurs). Il vaudrait mieux alors se masturber dans un objet en silicone que dans une personne humaine, ce ne serait pas hyper constructif non plus mais c e serait quand même un peu moins négatif…

    Bref, c’est à vous deux d’en parler ensemble, d’établir une confiance où votre femme sentira qu’il n’y a pas de pression, pas de menaces, mais le désir mutuel que l’autre aie du plaisir.

    Bien cordialement

    pasteur Marc Pernot

  3. Geshka dit :

    est-ce que les protestants peuvent avoir des sextoys?

  4. ricard dit :

    bonjour mon père, ma femme fantasme sur un prêtre, elle dit qu’elle n’est pas amoureuse mais un délire en regardant le feuilleton » les oiseaux se cachent pour mourir ».

    elle a écrit des choses abominables, j’attends votre réponse.

    désolé pour les fautes, erreur de frappe

  5. Bonjour monsieur
    Tant que ça reste des fantasmes… ça peut encore passer et c’est difficile à contrôler. Apparemment, vous pouvez en parler ensemble, c’est une bonne chose. Mais peut-être que ce fantasme est le signe d’un trouble chez votre femme, peut-être aussi entre vous ? Il faudrait plutôt alors voir un psychiatre ensemble pour lui poser la question.
    Amicalement

  6. bonjour
    s’il vous plait ma femme et moi voulions savoir si les raports sexuel orale sont contre la parole du seigneur c’est ta dire mettre la langue sur le clitoris de sa femme

  7. Bonjour

    L’apôtre Paul nous propose cette règle « Tout est permis, mais tout ne construit pas ». Et donc, si cette pratique participe à construire votre couple dans le respect l’un de l’autre, dans une joie et une intimité qui vous rapproche encore. C’est parfait.

    Amitiés

  8. Le Mécréant dit :

    Monsieur le Pasteur, je vous remercie de ces reponses.
    Encore une fois le Seigneur allume une lampe dans mes ténèbres.
    Mais que faire quand le plaisir de l’autre c’est « rien » ou autrement dit qu’il (elle) refuse tout contact ? et même d’en parler.

  9. Que faire quand le plaisir de l’autre c’est « rien ». Ce n’est pas facile, bien entendu. Mais quand on aime, on passe par dessus les défauts et les handicaps de l’autre. Qu’est-ce qui peut être à l’origine d’un tel blocage ?

    Cela peut être en partie à cause d’un traumatisme quelconque dans l’enfance, ou d’un dysfonctionnement physique ou psychologique… cela attire la compassion et il serait extrêmement cruel que ce blocage l’empêche d’aimer et de vivre en couple avec quelqu’un qui la/le respecte tel/telle qu’il/elle est.

    Cela peut être en partie à cause d’un problème de relation dans le couple… Cela demande encore de la compréhension, bien entendu.

    Que l’autre refuse d’en parler montre que la question est une blessure ouverte et douloureuse.

    Idéalement, je dirais : aimer, et accepter en l’état. Remplacer par de la tendresse et de l’amour. C’est vrai que le sexe est une chose importante dans le couple, bien entendu. Mais aucun couple n’est parfait, et la tendresse, le respect, l’attention dans les petites choses, des activités communes… tout cela est bien plus important encore. A mon avis. Pour ce qui est des hormones qui travaillent le partenaire déçu, à la longue, ça s’endort et devient supportable. Sinon, je conseillerais la masturbation.

  10. brice dit :

    sur la question de la sodomie, la bible ,nous dit que ceux qui pratiquent la sodomie , n’iront pas au ciel! comme quoi, une telle pratique est prohibée. vous estimez que certaines pratiques interdites dans la bible tiennent lieu du contexte culturel, je suis d’accord dans une moindr mesure, mais le reconnaitre totalement, reviendrai ici a diluer le caractere sacré de la bible et aussi au carectere transculturel de la parole de Dieu. merci pasteur.

  11. On peut voir les choses comme ça, tant que c’est pour soi-même, sans juger les autres, sans vouloir imposer aux autres sa propre vision, on considérer que ceux qui ne lisent pas la Bible comme nous sont infidèles à cause de cela.

    Amitiés

  12. brice dit :

    il se trouve qu’aucun jugement n’est fait ici et aucune vision personnelle n’est donnée. il s’agit en effet d’un rappel des passages biblique ecrit noir sur blanc, lesquels interdisent la sodomie. ni plus ,ni moins. lisez les livres levetique et romains. A ce qui semble ressortir de votre analyse, ce que chacun est libre de comprendre DIEU ou LA BIBLE selon son entendement ou selon ces sensibilités culturelles etc. je tien a rappeler a toute fin utile que je ne suis pas contre la liberté,mais pour un chretien ,sa liberté ,est celle que veut le CHRIST. L’APOTRE PAUL, nous dit que si je vis,ce n’est plus moi qui vit mais JESUS CHRIST qui vit en moi. ET si l’on part sur la base des paroles de PAUL,la vision qui va s’imposer en nous ,sera celle du CHRIST. A ce titre,on se doit d’observer la PAROLE de DIEU qui est intemporelle , transcultelle et sacré. Par ailleurs, au sujet de l’infidelité de ce qui ne lisent pas la BIBLE,je dirai ceci: d’une part l’infidelité tien lieu de l’ignorance de la PAROLE de DIEU, car d’apres la BIBLE, MON PEUPLE PERIT FAUTE DE CONNAISSANCE. D’autre part, cette infidelité , tien lieu de l’incredulité des coeurs de ces ames qui en depit meme de la connaissance des ecritures ,demeurent helas dans leur etat. merci pasteur.

  13. Oui, on peut interpréter la Bible comme vous le faites. C’est votre choix.

    D’autres personnes l’interprètent différemment, avec également leur cœur, leur foi, leur intelligence, leur prière…

    Vous préférez votre lecture, c’est normal.

    Que Dieu vous bénisse.

    pasteur Marc Pernot

  14. brice dit :

    Sur votre blog, ce que vous donner , c’est juste vos opinions et aucune base biblique sur la question de la sodomie ni plus ni moins. Soutenez ce que vous avancez avec les passages biblique sur la question de la pratique de la sodomie, vous deplacez le débat sur les notions de liberté . je compren aisement votre courant theologique, vous avez etudier de la theologie liberale et elle nit certains faits de la bible tels que le caractere DIVIN du Seigneur JESUS et ces miracles .. Malheureusement baucoups des chretiens ne le savent pas. Ma foi est celle de CHRIST, celle qui consiste a accepter la parole de DIEU telle qu’elle est. Aujourd’hui baucoups des fideles dans des eglises vivent dans la veritable confusion avec des telles messag et helas ils ne sont pas aidés. je m’adresse aux lecteurs de ce blog, lisez les levitiques et romains, vous trouverez la ,une reponse a votre question sur la pratique de la sodomie. je croi que l’objetif de ce blog est d’aider nos freres et soeurs dans la foi et referons nous a ce que dit la bible sur la sodomie et non vos convictions. vous etes pasteur , lisez la bible et dites aux chrtiens ce que dit la bible svp. Merci pasteur. God bless you!

  15. michel quentin dit :

    bonjour….

    Nous sommes mariés, mon épouse et moi, depuis plus de 20 ans et sommes toujours très proches et très amoureux….Un peu par hasard, nous venons de découvrir le monde libertin….A ma grande surprise, ma femme et moi même apprécions beaucoup ce milieu, et y avançons à pas prudents….Je me doute bien que votre réponse sera un rappel de notre liberté et de notre responsabilité, mais je me demandais s’il existe un « courant » protestant qui admettrait les jeux libertins (exhibitionnisme, côte à côtisme, mélangisme- voire même l’échangisme )- s’il est désiré et assumé par les deux partenaires du couple et se pratique dans le respect et la dignité avec des partenaires partageant cette vision …
    Merci de m’éclairer….

  16. Bonjour
    Oui, vous avez raison, liberté et responsabilité personnelle. Et donc capacité à acquérir pour chacun de se fixer des limites, même si celles-ci sont effectivement discutables, comme bien des limites. Par exemple pour l’alcool, ou les loisirs. Il est certainement mauvais de se saouler, il est bon de goûter un peu de vin lors d’un repas avec des amis. Entre les deux où se situe la limite entre ce que je considérerai pour moi comme une conduite que je choisis comme bonne et une conduite que je choisis de ne pas avoir ? Il serait vrai de dire que ce n’est pas une goutte de plus qui change quelque chose, et pourtant, il faut bien que je me fixe une limite à ce que je désire faire.

    C’est comme cela, par exemple, avec notre relation avec les animaux, aimer avoir un chat est une chose que je pourrais imaginer comme acceptable pour moi, caresser ce chat et le laisser monter sur mes genoux quand je réponds à des mails… mais avoir une relation sexuelle avec un animal est quelque chose que je ne désire absolument pas considérer comme envisageable pour moi. Même pour essayer.

    Pour l’échangisme, je n’imagine pas une seconde considérer cela comme envisageable pour moi. Pourquoi ? Parce que le cœur même de la pensée chrétienne me semble être l’alliance, c’est à dire un choix et une fidélité à un attachement. Bien entendu, l’alliance fondamentale est celle avec Dieu. Est-ce que le mariage monogame est une autre alliance exclusive ? Personnellement, c’est ce que je choisis. Ce n’est pas une évidence. Dans la Bible, Jacob, par exemple, est marié avec Léa et Rachel. Mais la polygamie n’est pas à mon avis quelque chose de difficile à vivre (particulièrement pour les femmes, évidemment).

    Mais échangisme, c’est encore autre chose, ce n’est plus de l’alliance, ou plutôt c’est une alliance dans votre couple mais avec des contours flous, effilochés.

    Je ne suis pas certain que ce soit génial, non seulement comme conception du couple, mais encore comme conception de l’alliance, et encore comme rapport que l’on a avec les limites dans notre existence. Il peut nous arriver de transgresser les limites que l’on se choisit pour soi-même, mais accepter d’avoir des attachements flous et des limites effilochées ne me semble pas nous aider à prendre notre propre vie en main.

    Vous avez raison de considérer que l’essentiel est au moins que chaque acte sexuel du couple soit au moins désiré et assumé par les deux partenaires, et se pratique dans le respect et la dignité de chaque personne impliquée… C’est la moindre des choses, mais à mon avis cela ne suffit pas. Car il y a des implications non négligeables sur notre façon même de penser et de vivre l’alliance.

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