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James Woody

prédication du pasteur James Woody
sur ce texte de la Bible : Luc 5:12-16

Lorsque nous sommes touchés par la maladie, la foi chrétienne est parfois envisagée comme une valeur refuge. Au nom de la formule « demandez et l’on vous donnera », lorsque nous sommes malades, sérieusement malades, nous pouvons avoir envie de faire valoir notre foi pour demander, si ce n’est exiger notre guérison. Puisque Dieu peut tout, qu’il nous guérisse !

Lorsque nous sommes malades, l’attrait de la spiritualité est d’autant plus fort que la médecine est de plus en plus fragmentée en spécialités. Le malade se retrouve rapidement face à un bataillon de spécialistes particulièrement compétents dans leur domaine, qui coupent le patient en petites tranches de problèmes médicaux… un patient qui a rapidement la désagréable sensation d’être lui-même fragmenté. Or la personne malade a justement besoin d’unité : elle a besoin de se retrouver ; elle espère, justement, retrouver son intégrité au lieu d’être dispersée façon puzzle. Lorsque la médecine devient une médecine des organes plutôt que des personnes, les personnes malades sont légitimement attirées par un environnement qui se préoccupe d’elles de manière globale au lieu de procéder à un morcellement.

Nous pouvons penser à ces situations critiques que sont, bien sûr les cancers, les maladies reconnues comme étant pour le moment incurables ou dont le pronostic est particulièrement réservé. Ce sont ces situations où le monde médical atteint des limites en termes de guérison possible. Parce que les médecins ne peuvent plus rien, nous pouvons être tentés de nous tourner alors vers autre chose […]

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2 Réponses à “Le christianisme serait-il une médecine ?”

  1. laurent dit :

    Merci beaucoup James pour cette prédication, qui apporte un autre manière de comprendre le miracle de Jésus. Je voudrais par mon commentaire, partager un peu de mon expérience des pratiques médicales, en espérant n’être ni barbant, ni hors sujet.
    Lorsque nous sommes malades, malades pour de bon, l’attrait de la spiritualité se fait d’autant plus fort que les médecins, éminents spécialistes parfois, montrent par leurs contradictions ou leurs erreurs, les limites de leur discipline, de leur spécialité, voire de leur sur-spécialité. Le malade se trouve bien souvent devant des spécialistes aux connaissances et compétences très limitées, tel le dermatologue pris au dépourvu par de simples plaques rouges, inexplicables, qui se cache derrière un « c’est sûrement psycho-somatique »… La médecine devient médecine des organes, mais surtout médecine des machines: sans examen biologique, sans radio, sans scanner, il n’y aura pas de diagnostic. Et le contact direct avec le malade, par l’examen clinique, disparaît: le malade n’est plus perçu qu’au travers de chiffres, d’images, de courbes. Et ce malade que le médecin ne touche plus, il faut le voir et l’écouter le moins possible.
    Dès lors, les malades peuvent se sentir maltraités par les médecines et spécialités conventionnelles, et se tournent vers des médecines parallèles, médecines douces, médecines traditionnelles, médecines naturelles… on parle aujourd’hui de médecines complémentaires. Complémentaires parce qu’il paraît souhaitable qu’elles soient utilisées en complément des médecines conventionnelles. Par exemple, après un traitement contre un cancer, l’hypnose (pratiquée à l’Institut curie) ou l’auriculothérapie (pratiquée à l’Institut Gustave Roussy) peuvent être prescrits. L’hôpital Avicenne, à Bobigny, tente de développer la pratique du Yoga pour les patients du service d’oncologie. Certains médecins, certains services, se démènent, luttent, pour soulager les malades qui suivent un traitement très lourd. L’auricolothérapie n’est pas une médecine conventionnelle, dans de nombreux pays occidentaux cette discipline médicale n’est pas reconnue, elle ne peut pas être exercée à l’hôpital, elle n’est pas validée scientifiquement, et ses principes ne correspondent pas aux critères scientifiques en vigueur aujourd’hui: mais elle est exercée à l’IGR parce qu’elle soulage les patients pour lesquels les médecins conventionnels sont démunis. Le critère retenu est simple: l’auriculothérapie peut soulager, alors, scientifique ou non, peu importe, puisque des malades se sentent mieux.
    La question de la religion, de la prière, de la méditation, de la spiritualité fait aussi son chemin, toujours selon ce principe: si cela fait du bien, si cela soulage, si les malades s’en portent mieux, alors il s’agit d’une médecine, et on peut, dans certains cas, en complément des traitements conventionnels, tenter de soutenir leur développement.

  2. benoite dit :

    « La question de la religion, de la prière, de la méditation, de la spiritualité fait aussi son chemin, toujours selon ce principe: si cela fait du bien, si cela soulage, si les malades s’en portent mieux, alors il s’agit d’une médecine, et on peut, dans certains cas, en complément des traitements conventionnels, tenter de soutenir leur développement. » écrit laurent,

    « Le christianisme serait-il une médecine ?  »
    écrit le Pasteur James Woody :

    quel parcours, comme quoi même si par des voies différentes, on peut cheminer ensemble.
    jusqu’où va se nicher la Grâce ?

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