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Gaspard de Coligny

prédication du pasteur Gaspard de Coligny
sur la parabole des noces (Luc 14:15-24)

Les paraboles de Jésus sont souvent comme des énigmes, parce que Jésus essaye de réveiller notre intelligence, il espère que nous nous posions des questions et que nous puissions ainsi évoluer dans notre façon de concevoir Dieu et la vie. L’Évangile selon Luc nous donne une curieuse parabole de Jésus qui raconte l’invitation à un grand festin. Cette parabole commence bien, elle montre que Dieu nous invite à une grande fête, et nous envoie inviter nos amis à cette fête. La fin de la parabole est très bizarre:

Le maître dit au serviteur: ceux que tu trouveras,
contrains-les d’entrer.
Mais, je vous le dis,
aucun des hommes qui avaient été invités
ne goûtera de mon dîner.

Dans un autre contexte que dans l’Évangile, dans une autre bouche que celle de Jésus-Christ, ces paroles seraient tout à fait normales. La contrainte et la menace sont des outils qui sont très efficaces. Dans le domaine politique, économique, social, et même dans le domaine religieux, la contrainte et la menace marchent très bien. Mais Dieu n’est pas comme ça et donc Jésus n’est pas comme ça. Quand des personnes ne l’écoutent pas, quand elles refusent, même quand des hommes le menacent, même quand ils le tuent pour ses idées, Jésus n’envoie pas la foudre. Au contraire, il prie pour que Dieu leur pardonne (Luc 23 :34), il dit que Dieu cherche vraiment à faire du bien à ses ennemis, Jésus nous dit que « Dieu est bon, vraiment, pour les ingrats et les méchants »(Luc 6 :35).

Ça c’est l’Évangile de Jésus-Christ !

Dans ce contexte comment comprendre ce fameux « contrains-les d’entrer » ?
[…]

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4 Réponses à “Comment & pourquoi Dieu nous reçoit finalement tous au Paradis”

  1. Baert dit :

    Définition du mot paradis ?
    Définition du mot enfer ?
    Amitiés

  2. visiteur dit :

    Bonjour,

    Un grand merci pour votre site. J’apprécie votre approche spirituelle qui est à la fois biblique, profonde et réfléchie : c’est un puissant stimulant pour ma foi et ma
    réflexion. Sans le savoir, vous avez été un élément important dans mon cheminement spirituel, dans la déconstruction et la reconstruction de ma foi évangélique. J’ai quitté récemment une Assemblée de Dieu et j’envisage de me rattacher à une Eglise Réformée.

    Dans votre prédication du 20 mars vous dites : « C’est par son amour, son pardon et sa patience que Dieu finira bien par sauver tout le monde. Même un grand méchant peut avoir parfois une faiblesse dans sa méchanceté, ou comme un remord, comme un éclair de lucidité, une étincelle de foi, d’intelligence, l’étincelle de l’amour…».

    Par exemple, est-ce qu’Hitler, Staline et Néron font partie de ces grands méchants ? En regardant aux atrocités commises, j’ai du mal à voir une faiblesse dans leur
    méchanceté…

    Quand vous parlez du bon berger qui ne peut que trouver la brebis perdue, il me semble que la suite du texte peut aussi éclairer : « je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance ».

    Dieu est bien sûr Amour, mais aussi Justice. Son jugement, qui est avant tout purificateur, nous donne la vie en Jésus Christ en sauvant ce qui est bon tout en nous
    purifiant de ce qui est mauvais.

    Mais, il me semble que certains crimes odieux ne rentrent pas dans ce cadre purificateur. Celui qui choisit de manière consciente de s’enfoncer sans manifester le
    moindre signe de repentance dans l’atrocité du péché ne peut que mourir. Bien sûr, il ne va pas passer son éternité en «enfer» mais être totalement purifié, consumé et finalement détruit par l’Amour Justice de Dieu.

    Entre l’enfer éternel des évangéliques et le tous au paradis des protestants libéraux n’y aurait-il pas une voie qui tiendrait compte à la fois de l’Amour et de la Justice de Dieu ?

    Bien fraternellement

    Jean

  3. Bonjour

    Et merci pour votre confiance. La question de croiser Hitler, Staline et autre Gengis Kahn dans les couloirs du paradis est effectivement une bonne question.

    D’accord pour dire, avec vous que celui qui choisit de manière consciente de s’enfoncer dans des crimes épouvantables sans le moindre signe de repentance ne peut que mourir.

    Mais il y a de cet homme là en chacun de nous. Ce n’est pas pour minimiser la monstruosité d’Hitler & Co, mais c’est un peu facile, dans un autre sens, d’en faire des extra-terrestre qui n’ont rien à voir avec nous. Il y a une différence de degré, une différence même d’échelle, mais pas de nature. C’est un peu dur à entendre, mais je crois que c’est honnête, que c’est lucide et vrai.

    C’est ce que remarque Hannah Arendt, la formidable Annah Arendt, observatrice du procès Eichmann à Jérusalem. Elle appelle son témoignage « Rapport sur la banalité du mal ». Banalité d’Eichmann lui-même, banalité des personnes innombrable, en Allemagne, et France et ailleurs qui ont adhéré et participé à cette haine, à ces crimes contre l’humanité, des plus hauts politiques jusqu’aux « petites gens », jusque dans les organisations juives elles-mêmes !

    Mais qui pourrait dire que même dans ces formidables témoins de la haine et du mal à un degré inimaginable…. il n’y a pas au fond d’eux la moindre étincelle de bonté n’existerait pas, ne serait-ce qu’en germe ? Même si tel était le cas, ma conviction est qu’en rencontrant enfin Dieu dans l’autre monde, à défaut de s’être laissé rejoindre par lui dans ce monde, toute personne comprendra alors un peu, et peu à peu, quelque chose.

    Ce n’est donc pas « celui qui choisit de s’enfoncer délibérément… qui mourra », mais « ce qui n’est pas vivant -en chacun de nous- , ce qui est resté mort, voire source de mort qui disparaîtra » et c’est une grâce, encore. C’est un don de Dieu, toujours.

    Mais nous verrons bien. De toute façon, il me semble indispensable de poser, au moins comme une position de principe, qu’aucune personne n’est dans une situation désespérée, que toute personne est promise à la vie, que dans la pire des personnes, il y a une étincelle divine qui est peut-être hyper bien enfouie mais qui existe, vivante, au plus profond de chacune et chacun.

    pasteur Gaspard de Coligny

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