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Gaspard de Coligny

prédication du pasteur Gaspard de Coligny
pour le dimanche 15 mai 2011

À quoi sert la mort du Christ ? En quoi est-ce que ces larmes, ce sang, cette souffrance, cette croix nous apporte quoi que ce soit d’important pour vivre ?

Des théories fumeuses, voire totalement perverses, ont fleuri. La pire est sans doute la thèse popularisée par Anselme de Cantorbery au XIe siècle, théorie encore soutenue aujourd’hui que par quelques extrémistes catholiques ou protestants. La thèse d’Anselme est appelée du doux nom de satisfaction vicaire. Selon cette théorie, Dieu ne pourrait pardonner une faute qu’à condition que quelqu’un paye. Selon cette théorie, comme nos péchés sont abominables et que nous sommes nombreux, la note est vraiment salée. Nous sommes surendettés de péchés. Déjà, cela me semble exagéré, mais la suite du raisonnement est abominable : le Christ, en étant innocent et en souffrant terriblement, aurait payé la note, nous achetant ainsi notre pardon pour satisfaire la terrible justice de Dieu.

Cette théorie est une incroyable régression par rapport à l’évangile du Christ, elle est même en régression par rapport à la théologie d’Abraham (soit une régression niant presque 4000 ans d’efforts de Dieu pour se faire connaître depuis qu’il empêche Abraham de sacrifier son fils).

Cette théorie est épouvantable dans l’idée de Dieu qu’elle projette : un Dieu qui pourrait d’une certaine façon se satisfaire de la peine d’un homme. Un Dieu qui aurait besoin de cette peine, de cette souffrance, et même de la peine de son enfant bien aimé ! Mais cette théorie est épouvantable aussi par l’idée de justice qu’elle offre à la conscience humaine. Non, il n’est pas juste qu’un innocent souffre à la place des coupables. Le projet de Dieu n’est même pas que le coupable souffre, mais qu’il change et vive enfin. Et puis, non, le pardon et l’amour ne se monnayent pas, ni en faisant du bien, mais encore moins par de la souffrance, et certainement pas par du sang ou de la mort.

Certes, cette théorie du rachat de nos péchés par le Christ peut trouver une justification biblique. Mais les pires idées peuvent être aussi justifiées par des textes bibliques si l’on s’applique vraiment, par exemple certaines personnes sont arrivées à justifier le racisme de l’apartheid à partir de l’histoire des fils de Noé. On peut tirer le meilleur comme le pire de la Bible. On peut tirer aussi le meilleur comme le pire du Coran. On peut tirer des textes définissant la « laïcité à la française » aussi bien des idéaux de liberté et de respect, mais certains arrivent à en tirer une sorte de laïcisme plein de haine pour la foi des croyants,d ans une athéisme intégriste.

Une autre compréhension de la croix du Christ est non seulement possible, mais soutenue quasi unanimement pas les 4 évangiles et par des textes majeurs de l’apôtre Paul. Le cœur même de l’Évangile c’est que le premier à aimer (même ses ennemis) : c’est Dieu. Il n’y a pas de « péché originel », c’est une invention du Ve siècle, par contre il y a un amour originel, celui de Dieu. Il n’y a donc rien à racheter. Et l’amour de Dieu, comme tout amour véritable, ne s’achète pas. […]

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11 Réponses à “Comprendre l’amour à quatre dimensions
(méditation sur la croix)”

  1. Arthur dit :

    Bonjour,

    Une autre « invention du cinquième siècle » est l’adage latin lex orandi, lex credendi. Ou dans l’autre sens, si vous préférez. En tout cas, une certaine adéquation entre le geste et la parole, entre le culte et la prédication, est de rigueur. Ne serait-ce que pour garantir sa crédibilité.

    Ce n’était pas le cas, à mon sens, en ce Vendredi saint (j’étais dans l’assistance, un peu par hasard à vrai dire, préférant habituellement fréquenter d’autres paroisses). Auriez-vous l’obligeance de retrouver et de recopier les paroles du cantique qui a été chanté juste après ? Il était assez édifiant de célébrer « ton sang qui nous rachète » après pareil discours…

    Je n’ai rien à redire toutefois à ce cantique traditionnel ; seul son choix est manifestement incongru. Alia docens, alia sentiens… Il me semble plus intéressant de s’attarder un peu sur la prédication ; sur la forme et sur le fond.

    La forme d’abord. La captatio benevolentiae ne ménage pas l’adversaire ; surtout, elle ne laisse pas de le ridiculiser. Voici Anselme
    (dont on faisait mémoire la veille) affublé de l’adjectif « fumeux » (car c’est bien connu, il n’y a rien de moins argumenté qu’un traité de scolastique). Ces positions qui étaient soutenues avant lui (voyez Augustin, De la Trinité, IV.XIII.17 : Morte sua quippe uno verissimo sacrificio pro nobis oblato quidquid culparum erat unde nos principatus et potestates ad luenda supplicia jure detinebant purgavit, abolevit, exstinxit) et le seront longtemps ensuite dans l’église universelle, sont qualifiées de « théories », ce qui nie au passage toute leur dimension confessionnelle, dans les catéchismes et dans nos confessions de foi (cf. ci-dessous). Car ce n’est pas Anselme qui les a « popularisées », mais bien l’église qui les a endossées et diffusées.

    Tout cela sent un peu la poussière… de sorte que si certains y accordent encore quelque créance, ils sont nécessairement très peu
    nombreux et très arriérés, bref dites-vous, « quelques extrémistes » dispersés (« catholiques et protestants »), égarés loin de l’église – dont ils partagent pourtant la foi. Ou plutôt, dont ils ont hérité la foi transmise « une fois pour toutes ».

    Jusque là, on peut comprendre assez bien votre indignation, votre hostilité.

    Le sacrifice d’Isaac est mentionné comme un jalon dans l’histoire des « efforts de Dieu pour se faire connaître ». L’équivalence des deux événements n’est pas questionnée plus avant. Là encore, il me semble (mais je puis me tromper), c’est la dimension rédemptrice de la Croix qui risque de passer à l’arrière-plan – le sacrifice d’Isaac, empêché ou non, n’a jamais prétendu à accomplir, une fois pour toutes, le salut (He 8,7).

    On apprend ensuite que ces « quelques extrémistes » auraient des arguments bibliques. On n’en verra toutefois pas la couleur. Pas
    même pour les réfuter. Je trouve cela regrettable ; je pensais pourtant que la charge de la preuve incombait à « l’accusation ».
    Je me figurais même que ces chrétiens, extrémistes ou pas, faisaient de l’Écriture la norme suprême de la foi reçue. Que leurs consciences, à l’instar du Bx. Luther, pouvaient dans ces cas graves être captives de la Parole de Dieu. Manifestement non, puisqu’il suffit de déclarer que « les pires idées peuvent être aussi justifiées » pour paraître s’affranchir de la tâche d’un examen critique. J’avais l’espoir que le « libre examen », prôné par les libéraux, ne dispensât pas de la critique. L’élaboration du dogme protestant de la « substitution pénale », avec ses différences subtiles, qui auraient pu enrichir le débat, n’est pas mentionnée non plus.

    Vous reconnaissez donc que le dogme de la substitution a pour lui une justification biblique. Dès lors, votre indignation est moins facilement compréhensible. Ne perd-elle pas sa légitimité, en protestantisme ? Affirmant ensuite qu’une nouvelle compréhension est possible, vous avez néanmoins annoncé par avance qu’elle n’est pas strictement nécessaire… et relativisé les preuves scripturaires que vous pourrez apporter à son appui. Certes, en bon libéral, vous me direz sans doute que les deux interprétations peuvent être soutenues côte à côte, qu’elles s’enrichissent mutuellement, ou encore que c’est davantage une question de sensibilité théologique.
    Mais alors ? Dieu pourrait donc rester ce justicier insupportable, épouvantable, aussi abominable que nos péchés, que vous nous
    dépeigniez tout à l’heure ?

    Quelle est cette seconde compréhension, que vous nous proposez ? « Le cœur même de l’Évangile c’est que le premier à aimer (même ses ennemis) : c’est Dieu. […] Et l’amour de Dieu, comme tout amour véritable, ne s’achète pas. […] L’amour de Dieu est premier, et le Christ manifeste cet amour qui est à l’origine de tout ce qui est vivant et bon en ce monde, il le manifeste pour que nous vivions par lui. » Il semble peu probable qu’Anselme lui-même, et l’église à sa suite, ne puissent pas cosigner cette affirmation…

    Le problème n’est pas vraiment là. Il est triple à mon sens :
    – En quoi un Dieu qui a besoin de « ces larmes, ce sang, cette souffrance, cette croix » pour manifester son Amour, même infini,
    est-il moins abominable qu’un Dieu qui use des mêmes signes pour manifester sa Justice – tout aussi infinie d’ailleurs ? In fine, le
    problème ne me semble que déplacé.
    – En quoi y a-t-il la moindre incompatibilité ? La plus grande manifestation d’Amour, n’est-ce pas d’offrir – de payer (teuere
    Gnade, comme disait Bonhoeffer, à propos de « vous avez été racheté à un grand prix », 1Cor 6,20) – le salut ? Parce que l’Amour
    est premier, devrait-il être seul mobile ? N’y a-t-il pas au contraire intrinsèquement de l’amour dans la dynamique de la
    substitution pénale ? Cela ne semble en tout cas pas si antinomique à Paul, qui joint l’un et l’autre, dans la lettre que vous avez
    citée ensuite : « marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous
    comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur » (Eph 5,2).
    – Enfin, pourquoi opposer si frontalement Amour et Justice ? L’ERF et votre paroisse en particulier font souvent référence à Paul
    Ricoeur ; comme ce dernier, et pas plus que dans le sermon sur la montagne, je ne vois ici nulle raison de distinguer et de séparer ces deux vertus.

    Enfin, au détour de votre exposé, comme de manière anodine, vous lancez l’idée qu’ « il n’y a pas de « péché originel », [que] c’est une
    invention du Ve siècle […]. Il n’y a donc rien à racheter. » Il ne s’agit pas d’instruire un procès pour hérésie (elle est de toute façon
    assez manifeste, pour toutes les confessions réformées, dont ce qui suit n’est qu’un extrait) ; simplement, quel est le sens d’abolir la
    faute, après avoir discuté de la réparation ? Si l’on nie de la sorte la radicalité du péché, on nie presque ipso facto le caractère décisif de Vendredi saint pour notre salut, pour « faire la paix » : l’un ne peut guère aller sans l’autre. « Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix » (1Col 1,20).

    La Croix ne saurait donc se réduire à mon avis à une invitation à la conversion, sans quoi on ne pourrait guère parler des « mérites de Christ ». La Croix est une forme extrême, ou paradoxale, comme vous voudrez, de justice, d’où la présence des malfaiteurs crucifiés avec Jésus : « Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes » (Lc 23,41) : la présence de Jésus peut être elle aussi vue comme justice. Nous devons parvenir à ce point de vue : la Croix actualise déjà. Elle est réellement et intrinsèquement puissance de salut : « aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (ibid. 43).

    Avec ma considération, mais beaucoup d’interrogations aussi,

    Un jeune réformé, peut-être extrémiste, peut-être pervers et moyenâgeux 🙂 … ou peut-être pas.

  2. Arthur dit :

    Confession d’Augsbourg
    Article 3. — Du Fils de Dieu
    […] Il est véritablement né, il a réellement souffert, il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli, afin qu’il s’offrit en sacrifice, non seulement pour le péché originel, mais aussi pour tous les autres péchés, afin d’apaiser la juste colère de Dieu […].
    Article 4. — De la Justification
    […] Nous croyons que Christ a souffert pour nous, et que, grâce à lui, le pardon des péchés, la justice et la vie éternelle nous sont accordés. Car Dieu veut que cette foi nous tienne lieu de justice devant lui, il veut nous l’imputer à justice, comme l’explique saint Paul aux chapitres 3 et 4 de l’Épître aux Romains.

    Confession de La Rochelle
    13. Notre salut est en Christ
    Nous croyons qu’en Jésus-Christ tout ce qui était nécessaire à notre salut nous a été offert et communiqué. Nous croyons que Jésus-Christ, qui nous est donné pour que nous soyons sauvés, a été fait pour nous à la fois sagesse, et justice, et sanctification, et rédemption, en sorte qu’en se séparant de lui on renonce à la miséricorde du Père, en laquelle nous devons avoir notre unique refuge.
    17. Notre réconciliation
    Nous croyons que, par le sacrifice unique que le Seigneur Jésus a offert sur la croix, nous sommes réconciliés avec Dieu, afin d’être tenus pour justes devant lui et considérés comme tels. Nous ne pouvons, en effet, lui être agréables et participer à son adoption que s’il nous pardonne nos fautes et les ensevelit.
    Nous affirmons donc que Jésus-Christ est notre intégrale et parfaite purification, qu’en sa mort nous avons une totale réparation pour nous acquitter de nos forfaits et des iniquités dont nous sommes coupables, et que nous ne pouvons être délivrés que par ce moyen.

    Confession de Westminster
    8.5. Par sa parfaite obéissance et par son sacrifice offert à Dieu une fois pour toutes par l’Esprit éternel, le Seigneur Jésus a pleinement satisfait la justice de son Père ; il a acquis pour tous ceux que le Père lui a donnés, non seulement la réconciliation, mais un éternel héritage dans le royaume des cieux.
    11.3. Par son obéissance et sa mort, Christ a entièrement acquitté la dette de tous ceux qui sont ainsi justifiés ; il a justement, réellement, pleinement satisfait, à leur place, à la justice de son Père. Cependant, pour autant qu’il a été donné pour eux par le Père et que son obéissance et sa satisfaction ont été reçues à la place des leurs – et toutes deux gratuitement, sans qu’ils y soient pour rien -, leur justification est seulement par pure grâce, afin que, dans la justification des pécheurs, la rigoureuse justice et l’abondante grâce de Dieu puissent l’une et l’autre, être glorifiées.

    (j’invite enfin à lire la réflexion d’un pasteur avec lequel je me sens davantage, bien qu’il soit luthérien, en communion sur le sujet :
    http://www.mediachrist.com/spip.php?article15)

  3. Cher Arthur

    Bravo de vous poser des questions, de débattre, d’argumenter. Bravo de ne pas être d’accord.

    A l’Oratoire, nous avons cette règle du jeux que la prédication est un témoignage, pas une doctrine officielle à laquelle les fidèles devraient en théorie adhérer. Non non: le pasteur est libre de dire ce qu’il pense. Chaque personne de l’assistance (dans l’Oratoire et sur internet) est libre de penser ce qu’elle trouve juste. Le pasteur parle alors de bon cœur, avec sincérité. Nous sommes un club de personnes, si je puis dire, qui aimons nous poser des questions. Si après la prédication une personne me dit, comme vous, que vous ressortez avec « beaucoup d’interrogations » l’objectif est atteint et j’en suis ravi. Les questions, voire les indignations, ça décolle la pulpe qui était agglomérée au fond, ça fait ressusciter la pensée, met en mouvement, en cheminement nos convictions…

    Il y a une réelle pluralité de pensée parmi les personnes fréquentant l’Oratoire, et c’est vécu comme une richesse. Et c’est pourquoi nous ne cherchons pas nécessairement une cohérence entre la prédication et le cantique. Ni entre deux prédicateurs d’un dimanche à l’autre.

    Avec mes amitiés fraternelles

  4. jean dit :

    bonjour,

    La théologie d’Anselme de Cantorbury a été popularisée dans un cantique de Noel catholique , le « minuit chrétien  » appelé aussi Noel d’Adam ( du nom du compositeur , un certain Adam)!.
    les paroles sont éloquentes »
    « Minuit chrétien ,c ‘est l’heure solennelle où l’homme Dieu descendit jusqu’à nous , pour effacer la tâche originelle et de son, père arrêter le courroux !!!

    Plus sérieusement j’avais lu un jour le syllogisme d’Anselme( , à l’époque scholastique on pensait démontrer logiquement les vérités religieuses ).
    – racherter la faute d’Adam , seul un homme devait le faire
    – racheter la faute d’Adam , seul Dieu pouvait le fiare
    – donc il a fallu que Dieu se fasse homme
    ainsi il « démontra » la nécessité de l’incarnation

    cordialement

  5. visiteuse dit :

    Cher Pasteur,
    Aïe aïe aïe ! Si je comprends bien, le protestantisme libéral est un fourre-tout ! Et vous évitez de répondre en bénissant du haut de votre magnanimité la controverse … Je crois savoir que la « pluralité de pensée » va chez vous jusqu’à la possible négation de l’existence de Dieu …

  6. Dans un sens, oui, on trouve pas mal de pensées diverses dans une église libérale, ou progressive (comme disent les anglosaxon), y compris par ce que l’on entend par « existence de Dieu », tant la notion d’existence que la notion de Dieu ne recouvrent pas la même chose selon les personnes. Mais je ne crois pas que notre église, par exemple, soit quand même un « fourre-tout » car nous sommes unis par quelque chose (ou quelqu’un) qui nous rassemble. Ce qui nous rassemble c’est une recherche de Dieu en Christ, dans la liberté de foi et de pensée de chacun, dans le dialogue.

  7. visiteuse dit :

    Et pour vous, Monsieur le Pasteur, que recouvrent la notion d’existence et la notion de Dieu ?

  8. visiteuse dit :

    Je repose ma question : Et pour vous, Monsieur le Pasteur, que recouvrent la notion d’existence et la notion de Dieu ?
    Merci.

  9. Pour moi, Dieu est la source de la vie du mouvement et de l’être, comme le dit Paul aux Athéniens. Et donc exister est vivre par lui.

  10. visiteuse dit :

    Je vous remercie, mais je réagissais à votre phrase plus haut :
    « … y compris par ce que l’on entend par « existence de Dieu », tant la notion d’existence que la notion de Dieu ne recouvrent pas la même chose selon les personnes… »
    Donc ma question est aussi : que recouvre alors pour vous la notion d' »existence de Dieu » ?

  11. De toute façon, Dieu n’existe pas au sens courant du mot. Il est la source de ce qui existe de bon, sa réalité est donc au-delà de l’existence au sens courant du mot, sa réalité est d’un autre ordre. Il est bon de s’en rappeler pour ne pas se faire de Dieu une idée trop simpliste.

    Ensuite, nous pouvons avoir divers rapports avec Dieu, et donc il peut exister pour une personne de différentes façon : comme une personne que l’on rencontre (mystique), comme préoccupation ultime (existentiel), comme bien suprême (théologique et éthique)… personnellement, je suis assez amateur des trois, mais cela dépend des personnes. Voir https://oratoiredulouvre.fr/bulletin/786/la-recherche-spirituelle.html#intropernot

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