S'abonner par :
 rss
 email

ange

ange, photographié à Murano

C’est à eux que nous devons le simple fait d’être encore de ce monde.

Ce sont des anges, en effet, ces hommes et ces femmes de l’ombre qui, sans qu’on le sache, sans qu’ils le sachent peut-être eux-mêmes, ont fait dérailler l’enchaînement mécanique de faits qui allaient peut-être briser nos vies.
La vie tient à si peu de choses, dit-on souvent.

Elle tient à ces anges.

Ce sont eux qui rallument les étoiles.

Une parole, un geste, un regard, et le monde s’en trouve embelli.

Ce qui, hier encore, nous paraissait insurmontable devient, par la puissance de ces anges, un petit obstacle à franchir.

Ce sont aussi des anges, ces héros inconnus des champs de bataille, ceux d’hier comme d’aujourd’hui, qui luttent pour nous et à qui nous devons une belle part de notre liberté.

Les anges, ce sont aussi ces prédicateurs de la liberté, celle qui nous permet d’oser vivre nos rêves; ces prédicateurs de la justice, celle pour qui il n’y a ni fort, ni faible; ces prédicateurs de la foi, celle qui nous rappelle que nous ne sommes rien moins qu’enfants de Dieu, enfants de la lumière, de l’infini, du sublime !

Oui, c’est à ces anges qui passent incognito dans nos vies, sans s’y faire remarquer, que nous devons de vivre.
Dans la Bible, souvent, les plus grands miracles se font dans les coulisses, loin des regards et sans que l’on sache parfois qui en est réellement l’auteur.

Un ange passe, dit-on, dans le silence soudain d’une conversation, entre deux paroles, comme pour donner plus de respiration à nos échanges et éviter qu’ils ne s’essoufflent déjà.

Nous ne savons pas toujours qui sont ces anges qui nous sauvent.

Et cela aussi est libérateur.

Nous sommes redevables à tous, et donc libérés de l’emprise d’un seul.

Et l’ange, c’est aussi très certainement celui que nous avons été, un jour, sans nous en rendre compte.
Les plus grands témoins de la grâce de Dieu, celle qui ne cesse de donner à l’humanité beauté, éclat et grandeur, sont des témoins invisibles.

Raphaël Picon
dans le dernier N° d’Évangile et liberté

A propos : Les Journées d’Évangile et liberté auront lieu le week-end prochain sous la présidence bienveillante de notre ami James Woody, à la Grande Motte, les 8 et 9 octobre 2011. Le sujet est « Jésus au-delà des Évangiles » avec des intervenants passionnants et qualifiés :

  • Rémi Gounelle, professeur et doyen de la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg, nous fera part des rapports entre Jésus et le judaïsme de son époque, à partir de textes apocryphes, dont certains découverts depuis peu.
  • Thomas Römer, professeur au Collège de France, attire de nombreux auditeurs passionnés aux cours hebdomadaires de sa chaire « Milieux bibliques ». Il traitera des rapports entre Jésus et l’Ancien Testament tels que l’on peut le comprendre par la construction même des évangiles.
  • Katell Berthelot, médaille de bronze du CNRS en 2009, est une spécialiste des manuscrits de Qumran. Elle évoquera comment la personne et la prédication de Jésus peuvent être compris à la lumière de ces manuscrits.
  • Chritian Amphoux, chercheur au CNRS, remet en question une partie des convictions admises sur la personnalité de Jésus, en posant la question de savoir si Jésus était un juif marginal ou plus prosaïquement un réformateur religieux.
  • Pour que soient aussi exprimés le point de vue des personnes n’ayant pas nos a priori chrétiens, nous avons demandé à un théologien musulman – Soheib Bencheikh – et à un scientifique athée – Pierre Louis – d’échanger sur leur vision de la personne et de l’enseignement de Jésus.

8 et 9 octobre 2011 Au Belambra Club « Presqu’île du Ponant » • 34280 LA GRANDE MOTTE Renseignements et inscriptions : Lucette Marion, 293 impasse St Alban, 30100 Alès (04 66 86 27 10 ou lupi.marion@orange.fr).

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

6 Réponses à “Comment Dieu intervient-il dans le monde et dans nos vies ? En envoyant ses anges ! Oui oui, sans blague…”

  1. Eric78 dit :

    Le hasard… c’est Dieu qui agit incognito!

  2. Plume dit :

    Il me semble qu’il y a beaucoup de références aux anges dans l’Ancien et le Nouveau Testament.
    Le Credo dit aussi « Je crois en un seul Dieu, Le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible. » Cet univers invisible, n’est-il pas peuplé par les anges?

    Car ce que vous dites sur les hommes messagers de Dieu, donc « anges » pour leur prochain, c’est très beau, c’est sûrement vrai. Mais pourquoi ne pas parler de cette autre réalité biblique, les anges créés par Dieu, dont Jésus parle parfois?
    Considérez-vous que ce ne sont que des symboles pour croyants un peu idiots?

  3. Plume dit :

    L’ange par nature et l’ange par fonction.
    Vous parlez très bien de l’ange par fonction; mais vous oubliez l’ange par nature.

  4. A mon avis, il n’existe pas d' »ange par nature ».

    Ange est en général une fonction, celle de messager, le mot hébreu ou grec de la Bible n’a pas été traduit, mais simplement remplacé par le décalque du mot grec angelos. C’est à mon avis une erreur de traduction, voire un mensonge du traducteur, pour faire penser qu’il existerait des créatures à plumes qui seraient par nature chargées d’être des messagers de Dieu.

    Cette idée qu’il existerait des anges par nature est à mon avis tout à fait mythologique, cette idée apparait quand les hébreux ont été séduits par la riche collection de dieux divers à Babylone, et ils ont traduit cela avec l’invention des anges, du diable et des démons. Je pense sincèrement qu’il est préférable d’en rester à la notion de « messager », que nous sommes tous appelés à être, et que nous sommes tous appelés à recevoir dans la personnes des autres, et dans l’Esprit de Dieu qui nous est donné.

  5. LIETS Jean dit :

    A l’égard du concept d »ange’ je rejoins volontiers le pasteur Gaspard de Coligny dans son déni d »ange par nature’. Ne pourrait-on pas dire aussi, finalement, que depuis que le Christ nous a envoyé l’Esprit Saint pour qu’il ‘soit avec nous tous les jours’ c’est lui, l’Esprit, qui fait office d’ange, ou qui suscite ici ou là, lorsque c’est opportun, les anges dont Dieu a besoin pour accomplir sa volonté ?
    Ce qui me gène, par contre, ce sont les notions d’ ‘erreur de traduction’ et de ‘mensonge’ utilisées à propos de certains passages ou affirmations des Ecritures. Je rencontre souvent ce genre de commentaire sous la plume des théologiens et pasteurs ‘libéraux’. Le risque n’est-il pas énorme de les appliquer sans discernement ou simplement sans précaution à n’importe quel passage de la bible, avec l’intention, fût-elle inconsciente, d’imposer l’interprétation personnelle qu’on en fait ?

  6. Merci pour les encouragements. Pour ce qui est des erreurs et mensonges de traductions, je ne sais pas pourquoi ces dénonciations sont effectivement plus chez les théologiens libéraux, mais ce serait tout à leur honneur. En effet, il s’agit de faits objectifs.

    D’ailleurs bien de ces erreurs ou mensonges ont été corrigés dans les dernières versions des très sérieuses Traduction Œcuménique de la Bible ou de la Nouvelle Bible Second, au moins dans les notes si ce n’est encore toujours dans le texte lui-même de la traduction.

    Bien sûr, le pasteur peut lui-même se tromper ou tenter d’abuser ses auditeurs avec des « corrections » fautives mais qui arrange sa théologie. Mais c’est bien difficile et risqué car nos auditoires comprennent des personnes fort savantes en grec et en hébreu qui connaissent déjà le texte dont nous parlons ou qui vont sinon se précipiter en rentrant chez eux vérifier ce que nous avons avancé lors de notre prédication.

    D’ailleurs le mieux est de se donner les moyens de vérifier soi-même.Cela demande un niveau de culture assez facile à atteindre : quelque notion de base sur les temps en hébreu et en grec, et l’apprentissage d’outils d’analyse biblique un peu pointus comme Online Bible.

    A mon avis, ce sont plutôt les pasteurs réactionnaires qui tremblent de voir remis ainsi en cause une traduction biblique qu’ils sacralisent assez considérablement, ainsi que des dogmes qui n’étaient pas bibliques à la base mais qui ont été ajoutés de force dans le texte biblique
    par des traductions tordues ?

    C’est vrai qu’un théologien libéral est attaché à la Bible, certes mais il ne la sacralise pas, et si un texte biblique ne correspond pas à sa théologie, il osera dire, que oui ce texte ne correspond pas à ce qu’il dit mais qu’il s’appuie sur tel autre texte biblique qui appartient à une autre sensibilité existant dans la Bible et qui lui va plutôt dans son sens.

    Le théologien libéral pense que de toute façon Dieu n’a rien à craindre de la vérité et que par conséquent, le fait de dire honnêtement la vérité sur le contenu de la Bible, même s’il nous plait pas est une bonne chose pour tout le monde.

    Par conséquent, oui, quand nous découvrons dans le texte hébreu ou grec de la Bible une variante intéressante ou un sens qui était masqué par une traduction habituelle un peu simplificatrice ou fautive, cela nous intéresse. En général s’il y a ce genre de chose c’est qu’il y a un enjeu théologique important et que cela vaut la peine de fouiller.

Laisser un commentaire