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chant des psaumes photo©godong

Une façon de célébrer Pâques dans l’émotion que permet la musique chantée en assemblée, entrecoupée de quelques belles pièces d’orgue (Jean-Dominique Pasquet) et de chant (chœur de l’Oratoire).

Samedi saint, 7 avril (demain), à 18h
Oratoire du Louvre, 145 rue Saint Honoré

Voici le programme :

Orgue : J.G. Walter, choral « Chef couvert de blessures »

Montée

Psaume 42 « comme un cerf altéré » str. 1,2,3
Psaume 25 « À toi mon Dieu, mon cœur monte » str. 1,3
Psaume 72 « Revêt Seigneur de ta justice » str. 1,2,3
Chœur : Joseph Gruber « La terre trembla »

Passion

Cantique 119 « Chef couvert de blessures » str. 1,2,3
Cantique 143 « Ô Jésus ta croix domine » str. 1,2,3
Cantique 190 « Roi des anges » str. 1,2,3
Lecture de l’Évangile selon Matthieu 22:29-32 : « À la résurrection, les hommes et les femmes… sont comme les anges de Dieu dans le ciel.»

Pâques

Orgue : J.S. Bach, choral « Chef couvert de blessure »
Cantique 144 « Jésus sort de la tombe » str. 1,2,3
Cantique 149 « Mon Rédempteur est vivant » str. 1,2,3
Cantique 150 « À toi la gloire, ô Ressuscité » str. 1,2,3
Prière, Offrande & Orgue : G.T. Telemann, choral « Christ gisait dans les liens de la mort, il est ressuscité. »

Action de grâce

Bénédiction
Cantique 69 « Grand Dieu nous te bénissons » str. 1,2,3
Orgue : J.S. Bach, choral « Christ gisait dans les liens de la mort, il est ressuscité. »

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11 Réponses à “Pour le plaisir de chanter ensemble le top 10
de nos cantiques de la Passion et de Pâques”

  1. Hélène Koehl dit :

    Je vois ce top 10 … rien n’a-t-il donc été écrit depuis le 19ème siècle? Arrêt de la production??

  2. Si, il y a un million de choses qui ont été produites au XXe et XXIe siècles.

    Mais pour expliquer notre style avec une image, à l’oratoire notre idéal de culte serait un peu comme des plats de Pierre Gagnaire servis sur une table Renaissance (à défaut d’un style « Résurrection »), c’est à dire une nourriture progressiste et un décors classique, voir haute-époque. Ce n’est pas un jugement sur d’autres styles, on a bien le droit d’aimer la cuisine simple & classique servie dans une décoration moderniste avec du rap diffusé en musique d’ambiance.

    L’essentiel est que ça nous fasse cheminer.

  3. Arthur dit :

    Merci de reconnaître aussi ouvertement que le décorum de l’Oratoire est trompeur, qu’il n’a plus d’autre signification, et que la « nourriture » que l’on y sert n’a plus grand-chose à voir avec la doctrine chrétienne.

    « Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles, car les hommes [auront] l’apparence de la piété, mais renieront ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là » (2 Tim 3,1-5).

  4. Bonsoir Monsieur Arthur

    Effectivement, la Parole de Dieu n’est pas pour nous une « doctrine », vous l’avez bien compris. Au contraire, nous pensons que la Parole de Dieu est une parole vivante, jaillissant d’une lecture nouvelle de ces textes anciens, sous le souffle de l’Esprit.

  5. G.A. dit :

    Bonsoir,

    Y a-t-il selon vous une différence entre Parole vivante, qui ne connaît pas une forme précise, mais dont le fond, l’essence, est identifiable intuitivement par tout croyant authentique, et liberté d’interprétation totale des textes ?
    En d’autres termes : la Parole est-elle Vivante (polymorphe) mais Vraie (Une et Absolue) ou lhvdl, chacun peut-il commenter les textes selon sa propre interprétation, conformément au relativisme de notre société laïque ?

    Merci,

    Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes (Actes, 2:17)

    Mais le prophète qui aura l’audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai point commandé de dire, ou qui parlera au nom d’autres dieux, ce prophète-là sera puni de mort « . (De 18:20)

  6. Hélène Koehl dit :

    Chers amis qui avez pris le temps de répondre, merci. En effet, sous son couvert de décorum, je suis convaincue que le sujet est très important et ressortit non seulement à notre capacité, mais plus encore à notre envie, à notre besoin d’être ouverts les uns aux autres.
    Oui, je connais l’Oratoire. C’est un haut-lieu de l’histoire de notre protestantisme et à ce titre, plus que respectable. Fillette, je venais chanter là avec la chorale pour le culte à la radio, il y avait Marie-Louise Girod à l’orgue … C’était il y a quelques décennies …
    Monsieur Pernot, vous écrivez: « L’essentiel est que ça nous fasse cheminer ». Oui, bien sûr, l’essentiel est de cheminer. La vie tout court est un chemin. La vie devant Dieu est un chemin et au bout du chemin, il est là et attend, il attend chacun avec son style, ses attentes, ses frustrations. Il consolera celui qu’on aura laissé à la porte parce que son style était différent, comme Lazare avec ses chiens. Celui-là ira manger direct aux tables éternelles où je ne sais quel chef réputé servira léviathan et béhémoth à sa façon.
    Mon interrogation, vous l’avez compris, porte sur le « nous ». Ce « nous » interroge la soif d’accueil, la réceptivité, la curiosité pour l’étrange étranger, qui n’a pas besoin de venir de loin pour l’être, une curiosité qui pourrait devenir envie de connaître, envie de partager, besoin de recevoir, besoin d’apprendre, qui sait, on peut rêver.
    Alors oui, je vous prends au mot, pourquoi pas le rap à l’Oratoire. Je suis sûre que Gaspard sera d’accord, lui qui chantait des psaumes sur les mélodies du hit parade de son époque. Mais aussi, pourquoi si peu de mélodies issues du répertoire des églises issues des missions protestantes du 19ème siècle, aujourd’hui partenaires dites à part entière. Cela pourrait permettre un sacré renouvellement de la pratique, et qui sait ce qui se passe une fois qu’on s’est mis en marche, une curiosité renouvelée pour ce qui « nous » met en marche peut-être, et qui sait si ce « nous » n’inclurait pas quelques personnes des jeunes générations, ce qui ne serait pas un luxe …

  7. @ G.A. Oui, chacun peut (et doit) commenter les textes selon sa propre interprétation selon même les circonstances particulière de sa vie à un moment donné. Mais non, ce n’est pas « conformément au relativisme de notre société laïque ».

    Par exemple, une parole de Jésus comme « ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » (Matthieu 5:39) est dangereuse si on la lit à la lettre comme une recette à toujours appliquer, mais cette parole est vivifiante quand elle est lue et interprétée par une personne dans un esprit de prière. Cette parole est faite pour être non seulement interprétée mais reçue comme une question nous révélant à nous-mêmes et interrogeant notre façon de réagir face à une agression. La Vérité qui est proposée dans l’Evangile n’est pas une parole vraie au sens des mathématiques ou le dévoilement d’une chose cachée auparavant, mais c’est une vérité de relation à Dieu, une vérité de cheminement personnel (Jean 14:6). En effet, dans la pensée hébraïque (et donc des hommes et des femmes nourris par les écritures bibliques), un seul et même mot désigne la Vérité et la Fidélité. La lecture d’une parole comme cette parole de Jésus sera donc faite en Vérité quand cette lecture est faite dans une recherche libre et confiante de la Parole que Dieu adresse a chacun dans l’intimité, dans sa chambre, porte fermée.

    Cela ne veut pas dire que toute lecture serait également bonne. Mais il y a au moins autant de bonnes lectures de ce texte qu’il y a de personnes particulières à chaque moment particulier de leur existence.

    C’est ainsi que Jésus ajoute au commandement d’écouter Dieu et de l’aimer de tout son cour, toute son âme et de toute sa force, le commandement donné à chaque fidèle d’aimer aussi Dieu de toute sa réflexion personnelle. Ce n’est pas pour que chacun sacrifie son intelligence sur l’autel des doctrines de telle ou telle église, mais bien au contraire pour que chaque personne, quelle qu’elle soit, applique les forces de réflexion dont elle dispose pour chercher Dieu et se mettre à l’écoute d’une parole singulière venant de lui. (Marc 12:29-30)

    C’est Ainsi que Saint Augustin a bien raison quand il donne ce cette parole :
    « Une fois pour toutes,
    Ce bref commandement t’est donné :
    Aime et fais ce que tu veux.
    Si tu te tais, tais-toi par amour
    Si tu parles, parles par amour
    Si tu corriges, corriges par amour
    Si tu pardonnes, pardonne par amour.
    Aie au fond du cœur la racine de l’amour
    De cette racine, il ne peut sortir que du bien
    En cela consiste l’amour.
    Dieu a fait paraître son amour pour nous,
    en envoyant son Fils unique dans le monde,
    afin que nous vivions par lui.
    Et voilà en quoi consiste cet amour :
    ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,
    mais c’est lui qui nous a aimés le premier »
    Saint-Augustin (Commentaire de la 1e lettre de Jean)

  8. @ Hélène : vous avez raison, pourquoi pas de la musique moderne au cours du culte ? C’est effectivement comme on veut. La question est une question très pratique, en réalité. Comme pour marcher il est assez pratique d’avoir un pied posé par terre pour risquer de soulever l’autre pied et de le lancer en avant. Pour le culte aussi, à mon avis, nous avons besoin d’un pôle d’identité et d’un pôle de nouveauté, un pôle de fidélité à ce que nous avons reçu et un pôle de recherche personnelle.

    A l’Oratoire, nous plaçons délibérément le pôle d’identité dans la forme du culte, les chants anciens. Et nous plaçons délibérément la recherche et l’actualisation dans le fond.

    On pourrait vouloir avoir une forme moderniste et un fond progressiste, mais c’est assez difficile à tenir.

    Une forme traditionnelle et un contenu bétonnant la base de la doctrine chrétienne classique est plus facile à tenir mais n’est pas tellement vivifiant ?

    Cela dit, en la matière, il n’est pas mauvais d’être un peu pragmatique. Tout le monde n’a pas besoin de faire le même sport en même quantité, mais à l’un tel sport convient bien, à tel rythme, à un autre tel autre sport d’une autre façon. Pour le culte il en est de même. De fait, il y a des gens qui sont enrichis dans leur cheminement par ce style de célébration qu’est le culte réformé que nous essayons de rendre vivifiant à sa façon.

  9. Hélène Koehl dit :

    Cher Monsieur,
    Merci de continuer à avancer sur ce sujet … d’actualité, et même quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, d’actualité permanente, tant il est vrai que selon la formule, l’église reformata est semper reformanda. Sujet passionnantissime.
    Je dois dire que je m’amuse assez de penser qu’en 1970, nous préparions un culte moderne rock avec les jeunes de l’église luthérienne de Paris … qui est même passé à la télé, pensez-vous! Et nous, les jeunes d’alors, nous avons tous entre 55 et 65 ans et je suis gentille. Je m’amuse … ou presque … lorsque l’occasion m’en est donnée de proposer comme « nouveautés » pour un culte de confirmation ou un culte de catéchumènes, des chants que nous chantions il y a 40 ans dans des cultes dits « de jeunes », ou même ces beaux chants souvent bilingues, où on dit par exemple qu’on marche ensemble vers le ciel, malembe makassi, ce qui en lingala (langue parlée au Congo et en Angola) veut dire: lentement, mais avec détermination … et c’est un Togolais qui m’a appris le chant question. Ce n’est qu’un exemple de ce qui peut non pas bousculer, mais élargir l’espace d’une tente …
    Oui, c’est bien de bétonner la base, mais comment dans ce cas briser les murs, comme Josué à la bataille de Jéricho? Et que dit le texte, si on y enlève tous les massacres: il a fait tomber les murs … avec la musique!
    Enfin, j’ai une question: c’est quoi un fond progressiste?
    Oups, j’allais oublier. Encore un sujet super. A propos du « vrai » au sens des mathématiques … les mathématiques installent leur raisonnement sur une axiomatique qui pourrait être changée … mais il est vrai que c’est difficile car l’essentiel des vérités mathématiques est indémontrable (Demandez à Alain Connes, il le raconte très bien!)
    A bientôt pour le plaisir de mettre un pied devant l’autre et de recommencer!

  10. G.A. dit :

    @ Pernot
    Merci beaucoup pour votre réponse,
    Cet idéal de synthèse est intéressant. Néanmoins, la Vérité est par définition une connaissance conforme au réel (Un et Absolu), par opposition à l’Erreur, qui est, elle, la non-adéquation au réel. Les erreurs peuvent être multiples, aussi nombreuses au moins qu’il y a d’humains sur notre planète, la Vérité en revanche, est Une pour tous, et c’est sur la foi en la Vérité que nous serons jugés (Apoc. 14.2,3).
    N’y a-t-il pas par conséquent une contradiction objective entre l’affirmation que la Parole est soumise à interprétation, qu’il ne faut pas rester attaché exclusivement à une doctrine, et l’affirmation qu’il faut s’en libérer (« peut et doit ») et la commenter sur le fond.
    Peut-être n’y a-t-il pas de hasard à ce que Vérité et Fidélité soient décrites par le même mot en hébreu ancien ?
    Vous ne semblez cependant pas tomber dans cette contradiction, et votre réponse semblerait traduire un attachement à l’interprétation formelle et non fondamentale.
    Par ailleurs, l’idée même de vérité mathématique est très contestée en effet, notamment par les mathématiciens, mais aussi par les philosophes et par les cognitivistes (les affects pourraient modeler la raison). Vous avez écrit « la Vérité qui » est annoncée dans l’Evangile « n’est pas le dévoilement d’une chose cachée auparavant ».
    Pensez-vous qu’il serait temps de changer le terme de Révélation ?

  11. Hélène Koehl dit :

    Merci G. A.!
    Vaste question en effet que celle de la lecture contextuellement contemporaine de textes qui sont nés dans leur propre contexte. Et on sait combien les mots changent de sens rapidement. Il suffit de voir évoluer notre langue vernaculaire pour prendre la mesure du phénomène. En un mot, c’est vivant!
    Bien compliqué tout ça, quand le mot « vérité » n’a pas le même sens pour tous aujourd’hui, et n’a pas aujourd’hui le sens qu’il avait hier. Lorsque le mot hébreu emounah signifie en même temps la confiance, l’assurance, c’est à dire ce sur quoi on peut s’appuyer pour se mettre en route (de emounah à amen, même racine!), c’est avant tout une notion dynamique. C’est le verbe construit sur cette racine qui est utilisé en Genèse 15, 6 pour dire que Abraham eut confiance (emen) en Yahvé et cela lui fut compté comme justice, un verset culte de Paul et même de Jacques. ça ressemble beaucoup à ce que dit Hébreux 11 sur la foi, l’espérance et la connaissance.
    Tout cela mérite réflexion, car notre conception moderne de la connaissance et de la vérité est dans le fond très statique, très juridique … qui sait si le développement de l’éphémère ne va pas nous obliger à nours remettre en route, prendre notre chemin vers celui qui nous attend, comme Abraham qui partit sans savoir où il allait, le fou!
    Pour le chapitre maths, même si les chercheurs sont toujours « en chemin », même si le développement des techniques informatiques révolutionne la conception déductiviste du raisonnement, traditionnellement les maths, c’est d’abord de la philo. On part d’une axiomatique et on raisonne. Ce qui est vrai, l’est dans un contexte dont on connaît l’assise (éventuellement branlante). Rien à voir avec ce qui précède.

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