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communion sainte-cene photo ©Godong

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Question d’un visiteur :

Bonjour,
Je me suis engagé pour le moment bien modestement vers l’église reformé de France et après contact avec le pasteur de ma ville, je participe au culte du Dimanche.

J’ai appris que la semaine prochaine serait célébrée la Cène. Au départ, baptisé catholique, je m’interroge sur mon positionnement au moment de cette célébration. Autrement dit, un catholique peut t-il être participant actif à ce moment du culte ?

Encore bravo pour votre site qui m’apporte tellement de réponse à mes questions et me sentir entouré par les autres internautes dans nos quêtes.

Bien à vous

Réponse d’un pasteur :

Bonjour Monsieur

Merci pour ces encouragements,

Et oui, vous pouvez tout à fait communier lors du culte dans les églises réformées. Ce temps est pour nous un signe de la grâce de Dieu, et par définition cette grâce est sans condition, elle vous est acquise, elle est offerte comme le pain et le vin sont tendus. Tous sont donc invités à participer, baptisé ou non, que notre vie soit un peu en désordre ou que l’on soit un champion comme sœur Emmanuelle. Tous à égalité.

Vous pouvez venir dans le cercle des gens qui se mettent en rond,probablement, autour de l’église : c’est un signe que vous désirez vous sentir solidaire des autres dans la communauté humaine, et dans cette ouverture à Dieu qui vous a rassemblés à quelques uns ce dimanche là, et qui réunit des chrétiens partout dans le monde dans toute sorte d’églises.

Un plat avec des morceaux de pain passe de personne en personne dans ce cercle, ce geste est un signe de fraternité et nous rend responsable les uns des autres. Vous pouvez (mais c’est facultatif) prendre un morceau de pain dans le plat. Malheureusement (à mon avis) dans certaines églises il existe la pratique de tendre un bout de pain à son voisin, ce qui est un bien sympathique renforcement du signe de fraternité déjà manifesté par le fait de passer et recevoir le plat, mais qui prive chaque personne de la liberté de ce geste de prendre soi-même, parce qu’on l’a décidé, un morceau de pain dans le plat, en réponse à l’appel du Christ « prenez et mangez ». En prenant et mangeant le pain on manifeste pas une certitude, mais plutôt une espérance d’avoir plsu de foi, d’être nourri par cette vie et cette façon d’être du Christ.

De même une coupe passe de proche en proche, et vous pouvez boire dedans. On peut ne pas désirer boire dans la coupe, soit parce que l’on trouve ça pas trop hygiénique, soit parce que l’on ne boit pas de vin, il est possible alors de passer tranquillement la coupe à son voisin, éventuellement en la levant un peu en signe de reconnaissance. Certaines personnes choisissent de garder le bout de pain et le trempent dedans (pour éviter de porter les lèvres à cette coupe dans laquelle tout le monde a bu).

Par rapport à l’eucharistie catholique, c’est vrai que nous sacralisons moins le bout de pain et le vin. Ce sont pour nous des signes des réalité spirituelles et de la présence réelle de Dieu, en Christ, après de nous, en nous et entre nous. Ce que nous voulons valoriser par ce geste, c’est la grâce de Dieu offerte en Christ, et la foi qui s’ouvre à cette grâce. Et le corps du Christ c’est l’humanité quand elle est rassemblée par l’Esprit. Le geste de la Communion, est une nourriture pour cette communion en Christ. Mais ce n’est pas le seul moyen possible et les personnes qui n’y sont pas sensible peuvent s’ouvrir à cette démarche et cette Communion par l’Esprit, la prière, la méditation de l’écriture, le débat, l’action au service des autres…

Amitiés fraternelles

pasteur Gaspard de Coligny

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