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'Into Darkness' http://www.flickr.com/photos/29523289@N06/5164366485Socrate disait « connais toi toi-même ». Vérité absolue. L’orgueil moderne de la raison et le scepticisme ont rompu le contact bienveillant des origines. Le pêché originel n’est-il pas cette trop grande conscience de soi, si totale qu’elle nous exclut du Paradis et de la communication avec le divin ? Vouloir tant se comprendre que l’on en oublie qu’il nous connaît mieux que nous-même.

Nous sommes à chercher, à rationaliser, il nous semble qu’il faille être sans faiblesse. Alors que rester humble face à Dieu, c’est à dire ne pas oublier que l’on est à son image et non lui à la nôtre, rester humble et le cœur grand ouvert sont pourtant les chemins qui mènent à l’écoute des signes d’amour que Dieu nous adresse. Socrate ajoutait « je sais que je ne sais rien » et s’adressant à Alcibiade « non seulement tu ignores les choses importantes mais tu crois les savoir ».

L’homme moderne empli de lui-même n’a plus l’espace pour accueillir et entendre qu’une partie de cette ignorance est la place de l’Esprit et qu’à cet endroit précis peut circuler le souffle.

Reprendre contact avec cette parcelle divine en nous, me semble se faire par le retour à la Parole de Dieu. Dans la lecture profondément sincère de la Bible, mon cœur se laisse saisir par la volonté de Dieu et je cherche à y ajuster mon existence : comme la pluie féconde la terre, « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. » (Esaïe 55, 10-11) La parole de Dieu devient alors, pour qui l’accueille, une lumière sur la route de sa vie. Elle est pour moi l’aliment essentiel dont je me nourris pour vivre dans la vérité en traduisant dans mes actes la volonté de Dieu et acquérir le bonheur.

J’ai retrouvé le contact avec Dieu en écoutant ce vide « plein » au centre de moi. J’ai accepté que certaines de mes questions restent sans réponses, continuant à être interrogations tournées vers Lui. J’ai cherché et je cherche sans cesse en son Amour pour trouver une qualité d’être, parmi les Autres. J’ai fait du message de l’Évangile ma réflexion, pour n’être plus pleine de moi mais penchée sur sa parole pour mieux voir, ressentir, entendre ces Autres vers qui je vais chaque jour un peu plus, chaque jour un peu mieux. Trouvant dans les mots de Jésus, un peu de « savoir être ». Dans la paix de ma chambre, je prie dans la simplicité de mon humanité, avec mes imperfections, mes contradictions sachant qu’Il m’accueillera avec miséricorde. Ma conscience de moi plus détachée de moi-même, laisse volontiers la place au souffle. Dans les plus grands doutes, dans les plus abyssales souffrances, je ressens qu’Il est Créateur d’une vie plus « vivante ». La petite part de Jésus en moi se lève pour agir et rendre gloire à Dieu .

Jean, après avoir décrit le chemin parcouru par le Verbe de Dieu, c’est-à-dire le Fils de Dieu, depuis son intimité avec le Père jusqu’à son incarnation, déclare solennellement: « Le Verbe s’est fait chair et nous avons vu sa gloire, (…) cette gloire que le Fils unique tient du Père » (Jean 1, 14). Je perçois que c’est une volonté créatrice de Dieu que la Parole devienne chair et que Jésus, son Fils, en est l’incarnation. Cela signifie donc que le Seigneur agit avec puissance à travers les paroles et les actes de Jésus et il revient aux hommes de discerner leur part divine et de l’exercer jusque dans la vie éternelle.

Éloïse M.

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