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Gaspard de Coligny

prédication du pasteur Gaspard de Coligny
pour le dimanche 24 février 2013

Dans ce récit, ce que je trouve de plus curieux, c’est cette phrase :

Jésus ne pouvait faire là aucun miracle,
si ce n’est qu’il guérit quelques handicapés.

Le texte dit qu’à Nazareth, Jésus manquait d’efficacité (première chose étonnante) et qu’il ne fit là aucun miracle, ou presque, et qu’il était fortement déçu du peu d’effet de son action. Qu’est-ce que ce texte entend donc par miracle si guérir plusieurs handicapés est compté pour rien ?

Visiblement, ce texte de l’Évangile semble considérer que ce n’est pas vraiment un miracle remarquable que des malades soient guéris. C’est dans l’ordre des choses, finalement, Jésus les aide à revenir ou à atteindre ce qu’ils pensent être leur état normal, rien de plus. Alors qu’un miracle, c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire, quelque chose de formidablement bien qui n’aurait pas dû être possible.

Quels « miracles » est-ce que Jésus espérait faire et qu’il n’arrive pas à faire ? Pour le savoir, regardons d’un peu plus près, à la loupe, la phrase qui en parle, en enlevant la parenthèse sur les petits coups de mains apparemment négligeables :

Jésus ne pouvait faire là aucun miracle…
 et il s’étonnait de leur manque de foi.

Le miracle attendu et que Jésus n’arrive pas à faire c’est donc d’amener les gens à une foi plus grande, plus complète. Et c’est intéressant car nous avons plus haut quelques éléments sur la foi de ces personnes. Le texte dit que la foule de Nazareth se demande en regardant Jésus :

D’où est-ce que ça lui vient ?
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée ?
Et comment de tels miracles se font-ils par ses mains?

Ils observent, ils admirent la sagesse de Jésus, ils admirent la puissance de ses actes, ils se posent des questions, tout cela est déjà très bien. Mieux : ils traduisent cette foi en actes en demandant à Jésus de parler à la synagogue ce jour-là et ils lui ont présenté quelques handicapés pour qu’il leur redonne de la force. On ne peut donc pas dire que ces gens n’ont pas une certaine foi en Jésus. Mais pourtant, Jésus se dit stupéfait par leur manque de foi. Et cela le bloque pour leur offrir la chose extraordinaire, le miracle qu’il voulait leur offrir.

… suite du texte ici

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4 Réponses à “Le miracle que Dieu espère, c’est nous ( Marc 6 :1-13 )”

  1. Nicole DEHEUNYNCK dit :

    Un très beau titre pour un temps de prédication nourrissant.
    Le seul miracle à espérer c’est la foi en ma capacité à effectuer ma transformation intérieure, mon ouverture à l’Esprit et mon seul vrai pouvoir est d’accompagner l’autre , les autres sur cette voie? Ça me va bien de méditer la dessus pour cette semaine. Merci à Marc P pour cette prédication

  2. Le Gac dit :

    Magnifique, parce que j’en suis la preuve.
    Amen.

  3. visiteur dit :

    Bonjour Marc,
    Vous me permettez de vous appeler Marc je trouve ça plus cordial, tout d’abord merci pour tout ces messages que vous mettez en ligne ils me poussent à une plus grande réflexion. J’assiste une fois par mois à un culte.

    Je voulez vous parler du message que vous avez intitulé « le miracle que Dieu espère, c’est nous » un moment vous abordez le passage de l’envoie des disciples par Jésus, vous parlez de certaines traductions qui disent qu’ils « prêchent la repentance ». Cette traduction est trompeuse, comme s’il fallait culpabiliser les gens, les menacer peut-être de la colère de Dieu s’ils ne changent pas. C’est tout le contraire, le texte nous dit que les apôtres parlent aux gens « afin de les aider à avoir un point de vue neuf ». Et le geste que font les apôtres montrent quel est ce point de vue neuf. Ils oignent d’huile la tête des personnes qui manquent de force. Ce signe est tout ce qu’il y a de plus clair dans la Bible.

    Je voudrais savoir comment vous en arrivé à cette traduction, pour ma part j’ai toujours eu du mal avec ce passage et votre réflexion m ‘ a apporté un éclairage nouveau mais voila j’aime bien comprendre, est -ce le sens des des mots en Grecs qui veulent plutôt signifier ce sens.
    Merci encore pour tout et pour fin d’année je ferais un don car il faut que ce site continue pour toutes les pistes de réflexions qu’il apporte.

  4. Bonjour

    et merci pour vos encouragements.

    Le mot « repentance » dans ce passage est tiré du verbe grec « metanoeo » = « méta » préposition évoquant un changement + « noéo » se faire une idée

    Donc oui, cette notion évoque un changement de point de vue, de mentalité. Bien sûr, un vrai changement de point de vue va changer aussi notre comportement, nos actes, mais ce ne sont que des fruits. L’essentiel est bien dans le cœur, dans la mentalité, dans la façon de voir et d’espérer, de faire confiance en Dieu.

    Amitiés fraternelles

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