S'abonner par :
 rss
 email

Johan Georg Pinsel, La Vierge de Douleur Vers 1758

Johan Georg Pinsel, La Vierge de Douleur Vers 1758

Après le culte, les paroissiens de l’Oratoire, tout habitués aux temples protestants dépouillés, pourront goûter aux exubérances de la Contre-Réforme en visitant l’exposition Johann Georg Pinsel qui se termine le 25 février prochain.

Deux raisons de se précipiter à la Chapelle Notre-Dame de la Paix et Saint-Louis du Louvre.

  1. Une mineure : la vue imprenable sur la pointe de la pyramide,  qui est ici dans l’axe, et le magnifique alignement du carrousel et des monuments de l’ouest parisien.
  2. Une majeure : la sculpture de Pinsel et ses motifs baroques : deux crucifixions restituant la dimension de torture du supplice de Jésus, vierge de douleur éplorée, mais aussi des figures du Premier Testament tels Samson ou un Abraham exalté, bien décidé à  sacrifier sans états d’âme son fils Isaac. Le bois est doré, les drapés sont plâtrés pour donner aux vêtements la fulgurance  de l’action, les angelots sont dodus, suspendus dans les nuées célestes.

L’exposition est courte, une trentaine de pièces, mais l’intensité est au rendez-vous. À ne pas manquer, au risque de frissonner à la vue du Christ en croix, noueux, sanglant et décharné. Un petit rappel de l’évolution des théologies dans l’histoire de l’Église universelle.

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

Laisser un commentaire