S'abonner par :
 rss
 email

Gaspard de Coligny

prédication du pasteur Gaspard de Coligny
pour le dimanche 7 avril 2013

Pour ce premier dimanche après Pâques, je vous propose de suivre le début de l’Évangile selon Jean. Car il s’ouvre sur l’histoire de deux hommes à qui l’on annonce que le Christ est présent et qui arrivent au bout d’un court cheminement à « demeurer avec lui », expression qui est lourde de sens sous la plume de Jean, « demeurer avec lui, par lui, en lui » étant ici synonyme d’être dans la vie éternelle, et donc ressuscités avec lui.

Ce texte est sympa avec nous, il sait que ce n’est pas facile de reconnaître le Christ parce qu’il ne correspond pas à ce que l’on attend. Jean nous aide donc à le reconnaître, et il en donne par la même occasion son mode d’emploi.

1ère surprise : le Christ n’a rien de spectaculaire

Les hébreux attendaient le Christ, le Messie, un personnage formidable qui changerait le cours de l’histoire, sa venue étant donc un événement aussi décisif que la création de l’univers matériel, nous dit Jean dans les premiers mots de son livre (1:1, 1:14).

Pour une mission aussi extraordinaire, il est naturel d’attendre quelqu’un d’exceptionnel. C’est pourquoi les autorités juives enquêtent sur Jean-Baptiste au début de ce texte, parce que Jean-Baptiste, lui, était spectaculaire : un ermite sorti du désert, au mode de vie héroïque, à la parole tonitruante appelant à un changement radical de vie, et appelant à ce baptême qui peut passer pour une sorte de déluge à vivre intérieurement.

Au contraire, le Christ n’a rien de spectaculaire, nous dit ce texte. Il est « au milieu de vous comme quelqu’un que vous ne connaissez pas », rien dans son apparence de le distingue des autres.

J’aimerais que cette toute première chose que dit Jean sur le Christ nous aide à reconnaître cette source de vie que Dieu nous donne en Christ dans la simplicité de notre vie et de ce monde, à l’image de ce Jésus encore inconnu, n’ayant fait aucun miracle encore, un homme au milieu de nous, un homme comme nous, et qui pourtant est le vivant, le sauveur.

Jean-Baptiste a la clairvoyance de le reconnaître alors que ce n’est pas évident. Il sait voir « l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui ». Or, cet Esprit nous est promis à chacun de nous par le Christ, cet Esprit continue à descendre et à demeurer sur nous, en nous, en chacun, même s’il ne le sait pas et le cache au plus profond.

Saurons-nous voir cette colombe, descendre et se poser ? Saurons nous y attacher plus d’importance qu’aux pigeons de Paris que nous ne voyons même plus ? Saurons nous reconnaître le Christ dans la personne avec qui nous avons affaire, et voir sous son apparence ordinaire, l’être sur qui est réellement descendu l’Esprit de Dieu ? Saurons nous discerner en nous-mêmes cette tête que Dieu bénit, ce frémissement d’espérance qui déjà peut nous permettre de redresser la tête et de vivre ?

2ème surprise : le Christ ne parle pas en prophète.

… suite du texte ici

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

Laisser un commentaire