S'abonner par :
 rss
 email

20130526

prédication du pasteur James Woody
pour le dimanche 26 mai 2013

Chers frères et sœurs, que les choses soient claires : notre religion n’est pas à vendre. Elle n’est pas à vendre parce que nous n’avons pas l’intention de nous en séparer ou d’en faire commerce. Mais, plus que cela, notre religion n’est pas à vendre parce qu’elle n’est pas vendable, par nature. Vendre la religion, ce serait en faire un objet, un bien de consommation, dont quelqu’un pourrait devenir propriétaire. Or cela n’est pas possible en ce qui concerne le christianisme. On peut vendre un objet, on peut vendre un espace, on peut vendre le brevet d’une invention, on peut vendre un scénario, on ne peut pas vendre notre religion parce que ce n’est pas un objet et, encore moins un objet fini.

Vendre/acheter, c’est objectiver

En proposant de l’argent aux apôtres, Simon le magicien veut acquérir le pouvoir des apôtres pour être, lui aussi, en mesure d’imposer les mains et de donner le Saint-Esprit, pensant que cela peut s’acquérir par une transaction. Pour Simon, il s’agit d’acheter un « truc » de plus qui complétera sa panoplie de magicien pour étonner encore plus son monde et attirer des foules encore plus grandes. Simon pense que la religion des apôtres est une magie parmi d’autres et qu’il peut en obtenir les secrets comme il a dû faire par le passé pour devenir magicien, en achetant les recettes.

Mais la réponse des apôtres ne laisse aucun doute sur le fait que le don de Dieu ne se monnaye pas, et que l’usage humain de ce don de Dieu –la religion- ne s’achète pas. Il n’est pas possible de devenir chrétien par le pouvoir de l’argent.

Je comprends parfaitement que Simon ait pu penser que le christianisme était une magie parmi d’autres et qu’il était donc possible d’en faire commerce. Mettons-nous à la place de quelqu’un qui vient au culte pour la première fois. Il voit une foule de personnes qui se lèvent et s’assoient ensemble, sous la conduite d’une personne qui fait des gestes qui n’ont rien d’ordinaire (comme la bénédiction), qui prononce des formules (« la grâce et la paix vous sont données », « Amen », le Notre Père) qui pourraient bien être des formules magiques. Parfois, il y a des rituels physiques : verser de l’eau sur la tête lors du baptême, manger un bout de pain et boire une gorgée de vin, qui n’ont rien d’ordinaire non plus (manger un bout de pain ça ne nourrit pas son homme) et qui renforcent ce sentiment qu’il y a, là, du magique. Quant à l’imposition des mains dont il est question dans ce texte, elle est pratiquée lorsque des membres de l’Eglise accèdent à une fonction particulière, ou lors du baptême, ou encore dimanche dernier lors des confirmations de Pentecôte : il s’agit alors d’une bénédiction particulière et non collective comme à la fin du culte. Ajoutons à cela qu’à chaque culte on ouvre la Bible qui pourrait être facilement prise pour un grimoire dans lequel seraient rassemblées toutes les formules et toutes les recettes utiles pour nos pratiques magiques.

La magie

… suite du texte ici

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

Une Réponse à “Prédication : Notre religion n’est pas à vendre”

  1. Gilbert alias Slaite dit :

    Notre religion n’est pas à vendre, et pourtant…

    Aujourd’hui nombreux sont les magiciens et autres apprentis sorciers qui aimeraient avoir quelques recettes pour faire de l’argent. Les capitalistes qui ont bien compris ce besoin ont érigé leur science en religion. Cette religion qui envahit la terre a enfanté la mondialisation, Notre christianisme serait-il devenu la religion du désespoir, et la religion capitaliste celle de la prospérité ? Certes notre religion n’est pas à vendre, et notre Simon le magicien, s’il était de ce monde serait sans doute à la tête de plusieurs multinationales. Ce qui est grave c’est que plus en plus de chrétiens profanent leur foi en rendant leurs libations à Manon. Par exemple En Suisse, 800 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté, alors que ce pays compte 234 000 millionnaires, (1) et que deux chrétiens sur trois tournent le dos à la religion. (2)

    Le protestantisme libéral, face au capitalisme libéral peut-il inverser la tendance ? Un socialisme chrétien à la française peut-il voir efficacement le jour ? La question est posée. L’hypocrisie est une bien mauvaise chose surtout si le dimanche nous écoutons bible en main pieusement la prédication du pasteur, et que la semaine notre bréviaire est le journal de la bourse.

    Je crois au protestantisme libéral parce que je sais que des hommes de Dieu y croient aussi.
    « Et nous avons la parole prophétique rendue plus ferme, à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour ait commencé à luire et que l’étoile du matin se soit levée dans vos cœurs, » 2 Pierre 1:19  

    Je remercie le pasteur James Woody dont la prédication m’a donné matière à réflexion.

    Gilbert alias Slaite.

    1 (Source L’espoir du Monde)
    http://www.frsc.ch/f/bulletin.php

    2 (Source Tribune de Genève)
    http://www.tdg.ch/vivre/societe/En-Suisse-deux-chretiens-sur-trois-tournent-le-dos-a-la-religion/story/25950328

Laisser un commentaire