S'abonner par :
 rss
 email

culte à l'Oratoire du Louvre

prédication du pasteur Gaspard de Coligny
pour le dimanche 16 juin 2013

Dans ce passage, Jésus entre dans le vif du sujet. Que devons-nous faire pour bien faire ? Quelle morale nous donne-t-il ? Quels commandements ? Et Dieu dans tout ça ? C’est très utile, mais une fois de plus, ce que dit Jésus est bourré de paradoxes et de choses bizarres. Il nous donne l’occasion de sortir des clichés sur ce que la foi chrétienne imposerait. Avec un tel discours, il faut vraiment de la bonne volonté pour être intégriste, et prétendre lire et appliquer la Bible à la lettre.

o0o

Pour saisir combien ce que Jésus dit ici est curieux, il faut le situer dans le contexte de sa vie.

1) Pas un iota de la Loi ne passera ?

Jésus dit : « Il ne disparaîtra pas une virgule de la Loi…
Celui donc qui supprimera un des plus petits commandements

et qui enseignera aux gens à faire de même,

sera appelé le plus petit

dans le royaume des cieux. »

Le problème c’est qu’en lisant ce texte au pied de la lettre, Jésus mériterait le titre de super-minuscule dans le Royaume des cieux car il passe son temps à transgresser la Loi de Moïse et à libérer les gens d’une observation étroite, à la lettre, de la Bible. Par exemple, concernant ce commandement essentiel qu’est le respect le Sabbat, le jour de repos obligatoire. Jésus explique pourquoi il se sent libre et qu’il laisse ses disciples libres : « le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ».

Jésus n’est pas du genre « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Au contraire. Ce qu’il fait éclaire ce qu’il dit. Et donc il nous faut réfléchir en articulant les deux, et s’il y a un problème entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, cela nous invite à réviser nos concepts de base, sortir de ce que nous avons toujours considéré comme étant la tradition la plus sûre, ce que l’église nous a peut-être toujours dit, et même ce que le pasteur a enseigné du haut de la chaire (sourire)…

Il nous faut donc ici réviser un certain nombre de notions, de réflexes. Ce que Jésus entend par « commandement » ne serait donc pas un ensemble de règles à appliquer à la lettre, comme le repos tel jour à tel heure, telle chose à manger ou non, faire sa prière avant le repas ou non… « Je suis venu, nous dit Jésus, non pour détruire mais pour accomplir ». Le commandement, c’est ça : « accomplir ».… suite du texte ici

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

8 Réponses à “Prédication : Et alors, que faire pour bien faire ? ( Matthieu 5:17-26 )”

  1. Lamarche dit :

    Prendre les choses à la lettre c’est se mettre des œillères et nier les conséquences de ses actes après. Je suis d’accord que l’accomplissement est le vrai commandement : l’accomplissement de soi tout en aidant son prochain. Ici, il est démontré que les critiques peuvent être constructives ou destructives, chacun sa perception et sa sensibilité je pense.

  2. Slaite dit :

    Une question qui demande une réponse, et alors, que faire pour bien faire ?

    Seul Dieu est bon, voilà qui est rassurant, et sa Parole faite Seigneur étant la vérité, voilà qui est clair. Jésus Christ notre Seigneur l’Homme Dieu par excellence représente notre créateur et Père sur terre, car il est Lui-même notre Rédempteur et Sauveur.

    Je viens de lire récemment un commentaire en voici une partie”… ces bandes d’évangéliques qui délivrent les versets bibliques avec la même impudeur que les intégristes musulmans ne le font avec les sourates du coran doivent absolument se plonger dans le comportement que Jésus a eu face aux pharisiens confrontés à ce qui leur échappe : l’Amour.”

    Du coup je me demande si je fais bien de citer la Parole de Dieu, mais comme je considère que le sens de la lettre contient l’éthique morale de tout homme né de Dieu. Je crois donc que l’on peut tirer l’esprit de la lettre si l’on cite le sens littéral qui, quoi que l’on en dise est la base et le contenant de sa dimension spirituelle.

    Donc Voici : “Ainsi dit l’Éternel, ton rédempteur, le Saint d’Israël : Moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’enseigne pour ton profit, qui te dirige dans le chemin par lequel tu dois marcher.” Esaïe 48 : 17

    Je crois donc qu’il faut toujours s’en remettre au Seigneur, et accepter que notre prochain crois différemment que nous, car Dieu a besoin de temps pour réformer régénérer et nous sauver tous et chacun en particulier. Ce qu’il ne faut ne pas faire c’est croire que nous nous sommes dans la vérité et pas les autres. C’est donc dans la lumière du Saint Esprit et sous la conduite de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, qu’ensemble nous pourrons marcher à l’accomplissement du règne de Dieu.

  3. Marie-Alicia dit :

    Bonjour Slaite.

    J’ai lu plusieurs de vos interventions.
    Par rapport à cette dernière, paraissant ressembler quelque part, sur le fond, à une bataille ou/et incompréhension, entre la lettre et l’Esprit :
    est-ce qu’il ne serait pas intéressant, si ce n’est déjà fait, de parcourir ce petit livre de Raphaël PICON : « Tous théologiens » (107 p).
    Il pourrait ouvrir d’autres horizons, beaucoup plus larges, quant à la lecture de la Bible. C’est une toute autre approche intéressant chacun dans ses modes de penser, dans sa façon de se situer théologiquement, dans ce monde avec les autres.

    Si vous le pouvez et le souhaitez ; c’est une lecture très enrichissante.
    Bonne suite.
    Marie-Alicia

  4. Slaite dit :

    Bonjour Marie-Alicia,

    Merci pour vos judicieux conseils.

    Cordialement. Gilbert alias Slaite.

  5. Slaite dit :

    @ Marie-Alicia,

    Bonjour,

    Je viens de lire un article signé Jean-Marie de Bourqueney et Raphaël Picon « Le mariage pour tous : si on changeait de paradigme ! » Serait cela bien faire ? Ou plutôt comme vous le préconisez « se situer théologiquement, dans ce monde avec les autres.  » ?

    Dans la seconde hypothèse, je me situe parmi les spiritualistes. Je crois que le monde naturel est subordonné au monde spirituel. Évidemment comme aucune preuve scientifique ne vient confirmer cette affirmation. On rétorquera que ce qui n’est pas scientifiquement prouvé cela n’existe pas. Dans ce cas évidemment on croit à la science et pas en Dieu. Mais pour en revenir à l’idée de bataille que vous avez soulevée, je crois il est vrai qu’existent plus que l’on ne le croit des victimes des stéréotypes sexistes. Et je pense que le mal subordonne bien du monde, les psychologues y voient une réaction à ce qu’ils appellent nos projections, en suivant ce raisonnement on peut considérer que le bien suit le même processus. Mais dans tout cela qui a-t-il de vrai ? Ma réponse est catégorique ceux qui enseignant comme doctrines des commandements d’hommes sont dans l’erreur, même s’ils reçoivent le titre honorifique d’humaniste. Les hommes se glorifient entre eux c’est bien connu.

    Le spirituel et le moral ne font qu’un que si le moral procède du spirituel, mais le moral qui procède de la science n’est d’aucune manière spirituel. Les théories sociales de l’évolution qui voient le jour aujourd’hui ont donné naissance à la confusion des genres, et le chrétien lambda est subjugué par la voix des uns et des autres et n’entend plus celle de Dieu.

    Je dois dire que je ne suis pas du tout encouragé par la dérive actuel de notre monde, pour accorder un quelconque crédit aux prophètes news edge de la science et à ses chapelles subalternes.

    Cordialement vôtre.

    Gilbert.

  6. Marie-Alicia dit :

    Bonjour Slaite.

    C’est intéressant votre réflexion.
    Toutefois, en quoi : « @Alicia », suis-je concernée, alors que je n’ai pas conseillé de lire : « un article signé Jean-Marie de Bourqueney et Raphaël Picon  » qui est votre choix personnel.

    En revanche, oui : « se situer théologiquement, dans ce monde avec les autres. » est autre chose : « Tous théologiens » permet de comprendre comment nous interprétons, sur quelles bases, notre lecture de la Bible. Et ainsi nous ouvrir à l’altérité, déjà en apprenant à mieux connaître.

    « Le titre honorifique d’humaniste ». Est-ce qu’être « humaniste » est un titre ? De plus, « honorifique » ?
    Comment Jésus-Christ, Fils de Dieu, était-il aussi humain – humaniste – ? Et en quoi le considérer comme tel ? Au point d’être honoré.

    Et d’interroger encore au 21ème siècle.

  7. Slaite dit :

    Bonsoir Alicia,

    Un titre honorifique d’humaniste = Un doctorat honoris causa. Si pour certains de nos contemporains, Jésus Christ est un docteur honoris causa, pour moi il est Seigneur et Dieu.

  8. Marie-Alicia dit :

    Bonjour Slaite.
    « Jésus-Christ, pour moi il est Seigneur et Dieu ». Ainsi, Dieu et Seigneur, sans aucune humanité ?

Laisser un commentaire