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James Woody

prédication du pasteur James Woody
pour le dimanche 21 juillet 2013

Chers frères et sœurs, la lecture du livre d’Esther, qui met en évidence une foi a-religieuse, permet de libérer le divin des formes religieuses. Le livre de Qohéleth, qui nous place sur le chemin d’une vie simple, permet de libérer l’homme des formes religieuses. Deux libérations qui permettent au divin et à l’homme de se rencontrer. C’est alors le temps de la grâce. La grâce, ce moment où l’être humain est révélé dans sa plénitude ; ce moment où les masques tombent et laissent apparaître l’être véritable dans toute sa splendeur, ce moment où l’être est porté à hauteur de Dieu. C’est ce moment que l’apôtre Paul nous présente : le temps de la grâce. C’est cette grâce, que je vous propose d’évoquer à la suite de Paul, à travers trois caractéristiques.

La grâce, une scène déjà jouée

Paul commence par se référer à une scène qui a déjà été jouée : le baptême de Jésus, qu’il relie à sa mort, à son ensevelissement puis à sa résurrection. Paul condense le temps de l’histoire de Jésus en un seul événement qui appartient à notre passé et qu’il va relier à notre présent. Cela peut déstabiliser légèrement. Paul montre que notre manière de vivre peut être pensée en fonction d’un événement du passé, un événement que nous n’avons pas directement connu, mais qui, néanmoins, donne à notre vie sa véritable couleur. La grâce, c’est quelque chose qui nous précède. C’est un « oui » qui a déjà été prononcé sur notre être, une bonne fois pour toutes et dont nous pouvons tirer les conséquences pour nous-mêmes.

L’apôtre Paul parle du Christ Jésus, parce que cela fait sens pour les personnes à qui il s’adresse. Il les relie à ce que Jésus a fait, ce qu’il a vécu. Si Paul avait voulu être plus précis, il aurait rappelé comment Jésus était entré chez un pharisien qui l’avait invité à manger et comment une femme pécheresse s’était jeté à ses pieds. C’est à elle que Jésus a dit « tes péchés ont été pardonnés » (Luc 7/48), indiquant par là qu’une scène s’était jouée par le passé, indiquant par là que cette femme avait déjà été pardonnée, par Dieu, mais qu’elle ne le savait pas encore. Jésus, lui, l’avait constaté à travers les gestes affectueux qu’elle avait faits sur lui. Oui, cette femme était capable d’aimer parce qu’elle-même avait été aimée, par un amour plus grand qu’elle, un amour divin qui avait touché son être le plus profond, son être enfoui sous sa mauvaise réputation, son être étranglé par les railleries de tous les pharisiens. Mais le regard de Jésus ayant atteint son être, il a pu le mettre en pleine lumière. Jésus avait eu cette sensibilité à la grâce qui dit l’identité profonde de l’homme, avant même que l’homme en ait conscience. Et Jésus l’avait révélé.

… suite du texte ici

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