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Gaspard de Coligny

prédication du pasteur Gaspard de Coligny
pour le dimanche 27 octobre 2013

Dans un sens, cette parabole est bien réjouissante, car elle nous dit que « tout est prêt » pour que notre vie soit comme une fête. Nous y sommes invités, que nous soyons bon ou mauvais, que nous soyons un notable ou un mendiant sur le bord d’une route.

Dans un autre sens, cette parabole est inquiétante, car l’invitation est généreuse mais la patience de ce roi a des limites assez vite atteintes et la sanction est terrible. La  fin du film se termine sur cette conclusion peu rassurante : « Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ! » Comment y lire donc la Bonne Nouvelle de l’amour bienfaisant de Dieu ?

Replacer le texte dans son contexte historique

La première possibilité d’interprétation de ce passage de l’Évangile est d’en faire une lecture historique. Le roi de la parabole représente Dieu. Les premiers invités représentent le peuple juif, les serviteurs du roi sont les prophètes qui ne sont pas écoutés, puis le Christ et les apôtres qui sont méprisés et même tués. La seconde vague d’invitations auprès des mendiants seraient l’ouverture de la nouvelle alliance vers les païens.

Une hypothèse vient alors facilement à l’esprit. Les deux passages menaçants auraient été ajoutés à la parabole de Jésus après la destruction de Jérusalem et de son temple par les Romains en 70. « Ceux qui restèrent se saisirent des serviteurs, les injurièrent et les tuèrent. Le roi fut en colère, il envoya ses soldats et fit tuer ces meurtriers et incendia leur ville. » Ce passage n’est pas dans les versions de cette parabole selon Luc et selon Thomas. L’Évangile selon Matthieu aurait également ajouté l’épisode de l’homme qui n’a pas revêtu un habit de noces, comme une leçon pour les chrétiens qui participent joyeusement à la vie de l’Église mais sans vraiment changer de cœur ni de vie. La parabole menacerait ces piètres chrétiens de punitions comparables à ce qui est arrivé à Jérusalem, relu comme une punition de Dieu 40 ans après la crucifixion de Jésus et le manque de foi de certains. À bon entendeur salut !

Cette lecture est intéressante et peut-être en partie exacte, mais il y a un problème à relire la destruction de Jérusalem comme étant la punition de Dieu. Le même Évangile selon Matthieu affirme que Dieu fait du bien à ceux qui le persécutent et Jésus prie pour ceux qui le rejettent et même pour ceux qui viennent de le crucifier (Mt 23:37, Luc 23:34). Donc non, Dieu ne tue personne et il n’envoie pas des gens tuer ceux qui injurient son fils.

… suite du texte ici

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