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Image: 'mechoui sur une dune dans le desert+timimoun' http://www.flickr.com/photos/16203714@N06/2398331143

L’agneau de Dieu : pas un sacrifice expiatoire, mais un méchoui auquel on invite notre voisin.

Question d’un visiteur :

Bonjour Marc,

Comment comprendre ces 2 versets :

  • (Jean 1.29-34) « Jean Baptiste » : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde… »
  • (Matthieu 26.28) « Jésus » : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés… »

Je me rappelle qu’à propos du paralytique descendu par le toit et en d’autres occasions vous expliquiez que le pardon des péchés était déjà donné. Par ailleurs l’interprétation Libérale ne va pas dans le sens une conception sacrificielle-expiatoire.

Sous-questions confuses :

  • En quoi Jésus l’Agneau (de la 10ème plaie) ôte le péché, quel est ce péché ?
  • Pour le pardon des péchés auprès de qui ?

Bien à vous. Bernard

Réponse d’un pasteur :

Bonjour Bernard

Vous avez raison de faire le lien entre « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde  » et l’agneau de la Pâque juive. On pourrait se demander si cette référence ne fait pas allusion à Esaïe 53, mais il est plus probable qu’elle fasse référence à l’agneau dont parle le livre de l’Exode (ch. 12) puisque juste avant dans l’évangile selon Jean 1:17 il est dit « la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ ».

Cet agneau n’entre pas du tout dans la « conception sacrificielle-expiatoire », en effet, l’agneau n’est pas sacrifié pour calmer la fureur d’un Dieu justicier et vengeur.

Au contraire, l’agneau est fait pour être mangé par les hébreux afin de leur donner de la force afin de pouvoir se mettre en route vers la terre promise. Et cela nous donne dans un sens le mode d’emploi du salut en Christ, donné au début de l’évangile : il est fait pour être mangé, assimilé, pour nourrir notre propre cheminement. Le péché est donc d’abord un manque d’être, un manque de dynamisme de cheminement. C’est donc d’abord ainsi que l’agneau de Dieu ôte le péché du monde : comme un supplément d’évolution, de genèse pour notre être individuel et pour l’humanité. L’agneau de Dieu, dans ce contexte, ce n’est pas un sacrifice expiatoire, mais un méchoui auquel on invite notre voisin, surtout quand il est pauvre (Exode 12:4).

Le sang de l’agneau est fait aussi pour être joyeusement badigeonné sur les montant et le linteau de notre porte (je sais, c’est un peu gore au sens littéral, c’est pourquoi personne ne le fait, mais nous lisons cela, bien entendu, au sens spirituel), de sorte que l’Eternel passera au dessus de notre porte et la mort ne nous frappera pas mais plutôt dans la maison des égyptiens. C’est épouvantable si l’on pense que Dieu détruirait un peuple, mais la question est de nous débarrasser de ce que symbolise l’égyptien en nous ici, c’est à dire ce qui opprime l’enfant de Dieu qui est également en chacun, l’objectif de l’action de Dieu consiste à tuer l’angoisse, la culpabilité, l’égocentrisme, la méchanceté, l’asthénie, la colère… afin de laisser le meilleur de chacun et de l’humanité se mettre en route vers la vie que Dieu espère pour nous : la vie éternelle, une vie créatrice, féconde, pacifiée, joyeuse. C’est ainsi une 2e façon qu’a le Christ, agneau de Dieu, d’ôter le péché du monde, en nous aidant à discerner et identifier en nous le bon du mauvais, ce qui est vraiment vivant et ce qui nous tire vers le bas, et de compter sur Dieu pour libérer ce qui est vivant et nous purifier de ce qui est mauvais.

Et du coup, nous n’avons plus à craindre d’avoir une porte dans notre existence, une ouverture sur le monde, car Dieu lui-même nous garde. C’est peut-être une troisième façon qu’a le Christ d’ôter le péché du monde, il nous permet d’avoir moins peur du monde et des autres. Dieu nous garde, Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Ce n’est pas de l’angélisme, comme s’il n’existait pas de mal dans le monde, et il faut bien entendu se protéger soi-même encore, comme d’ailleurs Jésus le fait aussi en esquivant les persécution un bon nombre de fois avant de finalement être acculé. Mais c’est la conviction,c’est même l’expérience que nous sommes aimés, que nous sommes dignes de vivre, d’être heureux, et d’apporter quelque chose au monde. Et cela nous permet de sortir de notre coquille, et c’est aussi une libération de notre péché. Cet amour dit le pardon de Dieu et même plus que cela, il dit son amour qui nous permet de nous élancer au risque de nous tromper. La porte est ouverte.

Bien fraternellement.

Gaspard de Coligny

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13 Réponses à “Une question sur laquelle je bute souvent : « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde »”

  1. Eric dit :

    Merci pour ce petit billet. Sujet assez délicat à traiter. Je ne suis pas homme d’église mais DJ sur Toulouse mais très croyant et très pratiquant !

  2. nesuferit dit :

    « Le premier tabernacle avait donc des ordonnances touchant le culte divin, et un sanctuaire terrestre. Car il fut construit un premier tabernacle, appelé le lieu Saint, dans lequel étaient le chandelier, et la table, et les pains de proposition. Et après le second voile était le tabernacle, qui était appelé le lieu Très-Saint; ayant un encensoir d’or, et l’arche de l’alliance, entièrement couverte d’or tout autour, dans laquelle était la cruche d’or où était la manne; et la verge d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’alliance. Et au-dessus de l’arche étaient les chérubins de gloire, faisant ombre sur le propitiatoire : desquelles choses il n’est pas besoin maintenant de parler en détail. Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs entrent bien toujours dans le premier tabernacle pour accomplir le service; mais le seul souverain sacrificateur entre dans le second une fois l’an, mais non sans y porter du sang, lequel il offre pour lui-même, et pour les fautes du peuple : le Saint-Esprit faisant connaître par là, que le chemin des lieux saints n’était pas encore manifesté, tandis que le premier tabernacle était encore debout, lequel était une figure destinée pour le temps d’alors; durant lequel étaient offerts des dons et des sacrifices qui ne pouvaient point sanctifier la conscience de celui qui faisait le service, ordonnés seulement en viandes, en breuvages, en diverses ablutions, et en des cérémonies charnelles, jusqu’au temps que cela serait redressé. Mais Christ étant venu pour être le souverain sacrificateur des biens à venir, par un plus excellent et plus parfait tabernacle, qui n’est pas un tabernacle fait de main, c’est-à-dire, qui soit de cette structure, il est entré une fois dans les lieux saints avec son propre sang, et non avec le sang des veaux ou des boucs, après avoir obtenu une REDEMPTION éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre de la génisse, de laquelle on fait aspersion, sanctifie quant à la pureté de la chair ceux qui sont souillés; combien plus le sang de Christ, qui par l’Esprit éternel s’est offert lui-même à Dieu sans nulle tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant! C’est pourquoi il est médiateur du nouveau testament, afin que la mort intervenant pour la RANCON des transgressions qui étaient sous le premier testament, ceux qui sont appelés reçoivent [l’accomplissement de] la promesse [qui leur a été faite] de l’héritage éternel. Car où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne; parce que c’est par la mort du testateur qu’un testament est rendu ferme, vu qu’il n’a point encore de vertu durant que le testateur est en vie. C’est pourquoi le premier testament lui-même n’a point été confirmé sans du sang. Car après que Moïse eut récité à tout le peuple tous les commandements selon la loi, ayant pris le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, et de la laine teinte en pourpre, et de l’hysope, il en fit aspersion sur le livre, et sur tout le peuple, en disant : C’est ici le sang du testament, lequel Dieu vous a ordonné d’observer. Il fit aussi aspersion du sang sur le tabernacle, et sur tous les vaisseaux du service. Et presque toutes choses selon la loi sont purifiées par le sang; et sans effusion de sang il ne se fait point de REMISSION. Il a donc fallu que les choses qui représentaient celles qui sont aux cieux, fussent purifiées par de telles choses; mais que les célestes le soient par des SACRIFICES plus excellents que ceux-là. Car Christ n’est point entré dans les lieux saints faits de main, qui étaient des figures correspondantes aux vrais; mais il est entré au ciel même, afin de COMPARAITRE maintenant POUR nous devant la face de Dieu. Non qu’il s’offre plusieurs fois lui-même, ainsi que le souverain sacrificateur entre dans les lieux saints chaque année avec un autre sang; (autrement il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la fondation du monde;) mais maintenant, en la consommation des siècles, il a paru une seule fois pour l’abolition du péché, par le SACRIFICE de soi-même. Et comme il est ordonné aux hommes de mourir une seule fois, et qu’après cela suit le jugement; de même aussi Christ ayant été OFFERT une seule fois pour ôter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois sans péché à ceux qui l’attendent à salut. » (hébreux chapitre 9)

    « Mais nous voyons couronné de gloire et d’honneur celui qui avait été fait un peu moindre que les anges, [c’est à savoir], Jésus, PAR la passion de SA MORT, afin que par la grâce de Dieu il souffrît la mort POUR tous. […] Puis donc que les enfants participent à la chair et au sang, lui aussi de même a participé aux mêmes choses : afin que PAR LA MORT IL DETRUISIT celui qui avait l’empire de la mort, c’est à savoir, le diable; et qu’IL EN DELIVRAT tous ceux qui pour la crainte de la mort étaient assujettis toute leur vie à la servitude. Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, POUR FAIRE l’EXPIATION des péchés du peuple; » (hébreux 2:9 et 14-17)

    « C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des SACRIFICES, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, -car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en S’OFFRANT LUI-MEME. » (hébreux 7:25-27)

    « Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des OFFRANDES et des SACRIFICES; d’où il est NECESSAIRE que celui-ci ait aussi quelque chose a présenter » (hébreux 8:3)

    « Ayant dit auparavant, Tu n’as point voulu de sacrifice, ni d’offrande, ni d’holocaustes, ni d’oblation pour le péché, et tu n’y as point pris plaisir; lesquelles choses sont pourtant offertes selon la loi; alors il a dit : Me voici; je viens afin de faire, ô Dieu! ta volonté. Il ôte donc le premier, afin d’établir le second. Or c’est par cette volonté que nous sommes sanctifiés; [savoir], par l’OBLATION qui a été faite une seule fois DU CORPS DE JESUS CHRIST. Tout sacrificateur donc assiste chaque jour, administrant, et offrant souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés. Mais celui-ci ayant OFFERT UN SEUL SACRIFICE pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu; attendant ce qui reste; [savoir], que ses ennemis soient mis pour le marchepied de ses pieds. Car par une seule OBLATION il a consacré pour toujours ceux qui sont sanctifiés. » (hébreux 10:8-14)

    « Mais maintenant la justice de Dieu est manifestée sans la loi, lui étant rendu témoignage par la loi, et par les Prophètes : la justice, dis-je, de Dieu, par la foi en Jésus-Christ, s’étend à tous et sur tous ceux qui croient (car il n’y a nulle différence, vu que tous ont péché, et qu’ils sont entièrement privés de la gloire de Dieu); étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la REDEMPTION qui est en Jésus-Christ; lequel Dieu a établi de tout temps pour [être une VICTIME de] PROPITIATION par la foi en son sang, afin de montrer sa justice, par la rémission des péchés précédents, selon la patience de Dieu ; pour montrer, [dis-je], sa justice dans le temps présent, afin qu’il soit [trouvé] juste, et JUSTIFIANT celui qui est de la foi de Jésus. » (romains 3:21-25)

    « Christ nous a RACHETES de la malédiction de la loi, quand IL A ETE FAIT MALEDICTION POUR NOUS (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois) » (galates 3:13)

    « Et si vous invoquez comme votre Père celui qui, sans avoir égard à l’apparence des personnes, juge selon l’œuvre d’un chacun, conduisez-vous avec crainte durant le temps de votre séjour temporel; sachant que vous avez été RACHETES de votre vaine conduite, qui vous avait été enseignée par vos pères, non point par des choses corruptibles, comme par argent ou par or; mais PAR LE PRECIEUX SANG de Christ, comme de l’Agneau sans défaut et sans tache, déjà ordonné avant la fondation du monde, mais manifesté dans les derniers temps pour vous, qui par lui croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts, et qui lui a donné la gloire, afin que votre foi et votre espérance fussent en Dieu. » (1 pierre 1:17-21)

    « Et ils chantaient un nouveau cantique, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux : car tu as été mis à mort, et tu nous as RACHETES à Dieu PAR TON SANG, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation; » (apocalypse 5:9)

  3. Merci pour ce long, loooooooooong commentaire.

    On y voit les passages bibliques éventuellement favorables à cet épouvantable idée d’un Dieu qui marchanderait son salut au prix de la torture et de la mort d’un innocent. Ces textes sont rares. Pas un seul n’est dans les évangiles.

    De plus, j’ai montré dans cette autre question que « racheter » dans la Bible signifie aussi «délivrer» tout simplement, sans aucune rançon payée. Ce verbe est en particulier utilisé dans le contexte de la libération du peuple hébreu hors d’Egypte (par exemple en Exode 6:6), alors qu’aucune rançon n’a été payée pour obtenir la fin de cet esclavage, le pharaon a été juste forcé.

    Nous ne sommes absolument pas obligés de voir dans ces passages cette épouvantable idée que Dieu aurait eu en quelque façon besoin du sang d’un innocent pour payer la note à notre place. Cette idée est horrible, et est contre tout ce que l’on voit dans les actes du Christ, qui toujours se penche sur le pécheur pour le remettre sur pieds sans qu’aucun prix ne soit payé pour acheter ce bon geste, uniquement causé par la bonté de Jésus, signe de celle de Dieu pour nous.

    Voir Question : Je n’arrive pas à comprendre « le rachat par le sang de Christ » ?

  4. nesuferit dit :

    « Qui est-ce qui a cru à notre prédication? et à qui est-ce qu’a été visible le bras de l’Eternel? Toutefois il est monté comme un rejeton devant lui, et comme une racine sortant d’une terre altérée; il n’y a en lui ni forme ni apparence, quand nous le regardons; il n’y a rien en lui à le voir, qui fasse que nous le désirions. Il est le méprisé et le rejeté des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur; et nous avons comme caché notre visage arrière de lui, tant il était méprisé; et nous ne l’avons rien estimé. Mais il a porté nos langueurs, et il a chargé nos douleurs; et nous avons estimé qu’étant ainsi frappé, il était battu de Dieu, et affligé. Or il était navré pour nos forfaits, et froissé pour nos iniquités : l’amende qui nous apporte la paix a été sur lui, et par sa meurtrissure nous avons la guérison. Nous avons tous été errants comme des brebis; nous nous sommes détournés chacun en suivant son propre chemin : et l’Eternel a fait venir sur lui l’iniquité de nous tous. Chacun lui demande, et il en est affligé; toutefois il n’a point ouvert sa bouche; il a été mené à la boucherie comme un agneau, et comme une brebis muette devant celui qui la tond, et il n’a point ouvert sa bouche. Il a été enlevé de la force de l’angoisse et de la condamnation; mais qui racontera sa durée? Car il a été retranché de la terre des vivants, et la plaie lui a été faite pour le forfait de mon peuple. Or on avait ordonné son sépulcre avec les méchants, mais il a été avec le riche en sa mort : car il n’avait point fait d’outrage, et il ne s’est point trouvé de fraude en sa bouche. Toutefois l’Eternel l’ayant voulu froisser, l’a mis en langueur. Après qu’il aura mis son âme en oblation pour le péché, il se verra de la postérité, il prolongera ses jours, et le bon plaisir de l’Eternel prospérera en sa main. Il jouira du travail de son âme, et en sera rassasié : mon serviteur juste en justifiera plusieurs par la connaissance qu’ils auront de lui; et lui-même portera leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai son partage parmi les grands, et il partagera le butin avec les puissants; parce qu’il aura livré son âme à la mort, qu’il aura été mis au rang des transgresseurs, et que lui-même aura porté les péchés de plusieurs, et qu’il aura intercédé pour les transgresseurs. » (esaie chapitre 53)

    « Puis ils l’interrogèrent, disant : Pourquoi les scribes disent-ils qu’il faut qu’Elie vienne premièrement? Il répondit, et leur dit : Il est vrai, Elie étant venu premièrement doit rétablir toutes choses; et comme il est écrit du Fils de l’homme, il faut qu’il souffre beaucoup, et qu’il soit chargé de mépris. Mais je vous dis, que même Elie est venu, et qu’ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu, comme il est écrit de lui. » (marc 9:11-13)

    « [Dieu] qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous » (romains 8:31)

  5. Oui, Dieu a donné son fils afin que nous ayons confiance en Dieu. Non pas dans un Dieu terrible mais dans un Dieu qui, de toute éternité nous aime et aime le monde (Jean 3:16, Romains 8:39). L’amour de Jésus Christ manifeste ainsi l’amour de Dieu, et c’est cela qui chasse toute crainte que nous pouvions avoir, si l’on écoutait les conceptions d’un Dieu terrible, comme un Baal, comme un Zeus.

  6. nesuferit dit :

    « Et je vous dis, à vous, mes amis : Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui après cela ne sauraient rien faire davantage. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre : craignez celui qui a la puissance, après qu’il a tué, d’envoyer dans la géhenne; oui, vous dis-je, craignez celui-là. » (luc 12:4-5)

    « car aussi notre Dieu est un feu consumant. » (hébreux 12:29)

  7. L’amour de Dieu est un feu consumant… non les personnes mais tout ce qui en chacun de nous est source de régression, de souffrance. La Pentecôte nous parle de ce feu, comme d’une flamme qui est donnée à chacun, et cette flamme est celle de l’Esprit-Saint, celle qui est source d’évolution en chacun de nous, source de Parole de Dieu, source de sens, source de lumière pour voir plus clairement ce qui en vaut la peine, source de chaleur dans notre cœur pour enfin aimer.

  8. nesuferit dit :

    « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (jean 15:13)

  9. nesuferit dit :

    « VOUS, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. EUX, ils sont du monde; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas: c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur. Bien-aimés, aimons nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » (1 jean 4:4-10)

  10. La traduction « victime expiatoire » est un parti pris du traducteur. Le mot grec ilasmos pourrait être traduit aussi par « signe de pardon », ou « pardon ». C’est d’ailleurs le sens que ilasmos a dans le Psaume 130:4 « le pardon se trouve près de toi ».

    Ce mot n’est pas nécessairement à comprendre au sens païen du terme : pour calmer la fureur de la divinité à coup de sacrifices d’animaux ou humains (!) en effet, avec le Christ, l’expiation d’une faute marche dans l’autre sens que dans l’ancien temps. Avant, il fallait que le coupable paye (ou que quelqu’un paye pour lui). Au contraire, avec le Christ, il faut que le coupable soit aidé, comme le dit Jésus, parce que Dieu aime même son ennemi, et cherche à lui faire du bien, le bénir, ne nourrir pour qu’il progresse et devienne quelqu’un de vraiment bien. C’est ce qu’il montre en Christ. et c’est vraiment le sens de ce passage de la 1ère lettre de Jean.

    L’expiation n’est donc pas pour acheter l’amour et le pardon de Dieu, de toute façon il nous aime toujours. Mais l’expiation est donnée par Dieu pour que nous puissions enfin être guéri et aimer à notr etour.

    Je préfère pour ce passage la traduction suivante : « …cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme signe de pardon pour nos péchés. » (1 jean 4:10)

  11. Marie-Alicia dit :

    Monsieur le Pasteur Pernot, Bonjour.

    Voilà des explications super bien, sur la base du sens des mots, langue ancienne des textes bibliques, en grec ici. C’est très bien, on peut ainsi comprendre vos interprétations par rapport à l’original.
    Un grand Merci (tout le monde ne sait pas le grec ou l’hébreu – perso je suis ravie d’apprendre sur ces bases). Et aussi, l’exégèse (dont je suis fan !).
    Merci beaucoup.
    M-Alicia

  12. nesuferit dit :

    nouveau testament (1 jean 4:10 – 1 jean 2:2 – romains 3:25 – hébreux 9:5) :
    hilasmos, hilasterion (grec) = victime expiatoire, propitiatoire (louis-segond, segond 21) ; propitiation ou victime de propitiation (martin, darby, ostervald, king james) ; apaiser la colère de Dieu contre nous, victime destinée à expier, propitiatoire (semeur).

    ancien testament :
    – texte massotérique (hébreux) celiychah = pardon ; kaphar = expiation
    – septante (psaume 130:4), traduction grecque de l’hébreux celliychah = hilasmos (cqfd)

  13. On voit bien, avec votre relevé, que les traductions de hilasmos en français que vous citez dans quelques éditions ne correspondent pas du tout au sens que l’on trouve dans le Psaume 130 : qui est « pardon ».
    Chouraqui, lui, traduit par « il nous a aimés et a envoyé son fils pour absoudre nos fautes »
    Quand au mot hébreu kaphar, il veut dire pardonner, réconcilier, il n’y a pas non plus nécessairement de notion d’expiation au sens de rachat de la faute dans un marchandage.

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