S'abonner par :
 rss
 email
Martin Luther

Martin Luther, à l’époque jeune moine augustinien, une main sur la Bible et l’autre main sur son cœur…

Voici le texte des fameuses 95 thèses que Martin Luther aurait affichées (en tout cas, selon la légende) sur la porte de l’église de Wittemberg le 31 Octobre 1517, événement souvent retenu comme étant le commencement de la réforme protestante.

La plupart de ces thèses ne nous enthousiasment pas nécessairement aujourd’hui (et même nous choquent), c’est tout à fait normal. Nous ne sommes plus en 1517, nous ne sommes peut-être pas en Saxe, nous ne sommes pas Martin Luther, et il n’était pas Jésus-Christ… chaque période a ses propres défis, et le propre de la « Réforme » est qu’il est nécessaire de se réformer sans cesse pour répondre à notre propre besoin de conversion, et à celui de notre propre église.

D’où la question : quelle thèse voudriez-vous afficher à la porte de l’Oratoire du Louvre pour nous réformer ensemble ?

N’hésitez pas à en proposer une ou plusieurs dans les commentaires ci-dessous.

 

Voir le résultat de cette compilation ici  <


A l’occasion du 5e centenaire de 1517, l’Eglise Protestante Unie de France a décidé de s’engager dans la rédaction de nouvelles 95 thèses qui diraient nos « thèses » pour l’Evangile aujourd’hui ? Pour nous, que signifie faire confiance à Jésus-Christ ? Comment vivre et dire son Evangile ? Que change- t-il dans notre rencontre avec les autres et avec
nous-mêmes ? En quoi donne-t-il son sel, sa lumière, son sens, à notre vie personnelle et commune ?

C’est un peu une autre logique, non plus celle d’une réforme à accomplir et d’une conversion à engager, mais plutôt la recherche d’un témoignage à porter dans le monde. Mais les deux gestes se complètement bien, me semble-t-il. Le sens du mot « protestant » vient de « protester » qui signifiait à l’époque à la fois :

  • protester au sens moderne du terme c’est à dire en réclamant des changements profonds,
  • mais aussi affirmer positivement quelque chose, professer sa foi.

N’hésitez donc pas à envoyer votre contribution ou vos contributions, elles nous seront précieuses, et nous  choisirons ensemble quelles seront nos 95 thèses. Et peut-être, en prime, que notre contribution sera retenue (en partie) par l’équipe nationale d’animation des 500 ans de la réforme ?

Voici la contribution du jeune Martin Luther en 1517 (vous n’êtes pas obligés de tout lire pour envoyer votre propre contribution dans les commentaires ci-dessous)…

fac similé des 95 thèses de Martin Luther

Fac similé du texte de Martin Luther « Dispute sur la puissance des indulgences », texte plus connu sous le nom de « 95 thèses de Martin Luther », publié en 1522 à Wittenberg par Melchior Lotter d.J. (photo de wikimedia commons)

 

Les quatre-vingt-quinze thèses de Martin Luther

Par amour pour la vérité et dans le but de la préciser, les thèses suivantes seront soutenues à Wittemberg, sous la présidence du Révérend Père Martin Luther, ermite augustin, maître es Arts, docteur et lecteur de la Sainte Théologie. Celui-ci prie ceux qui, étant absents, ne pourraient discuter avec lui, de vouloir bien le faire par lettres.
Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ.
Amen.

  1. En disant : Faites pénitence, notre Maître et Seigneur Jésus-Christ a voulu que la vie entière des fidèles fût une pénitence.

  2. Cette parole ne peut pas s’entendre du sacrement de la pénitence, tel qu’il est administré par le prêtre, c’est-à-dire de la confession et de la satisfaction.

  3. Toutefois elle ne signifie pas non plus la seule pénitence intérieure ; celle-ci est nulle, si elle ne produit pas au-dehors toutes sortes de mortifications de la chair.

  4. C’est pourquoi la peine dure aussi longtemps que dure la haine de soi-même, la vraie pénitence intérieure, c’est-à-dire jusqu’à l’entrée dans le royaume des cieux.

  5. Le pape ne veut et ne peut remettre d’autres peines que celles qu’il a imposées lui-même de sa propre autorité ou par l’autorité des canons.

  6. Le pape ne peut remettre aucune peine autrement qu’en déclarant et en confirmant que Dieu l’a remise ; à moins qu’il ne s’agisse des cas à lui réservés. Celui qui méprise son pouvoir dans ces cas particuliers reste dans son péché.

  7. Dieu ne remet la coulpe à personne sans l’humilier, l’abaisser devant un prêtre, son représentant.

  8. Les canons pénitentiels ne s’appliquent qu’aux vivants ; et d’après eux, rien ne doit être imposé aux morts.

  9. Voilà pourquoi le pape agit selon le Saint-Esprit en exceptant toujours dans ses décrets l’article de la mort et celui de la nécessité.

  10. Les prêtres qui, à l’article de la mort, réservent pour le Purgatoire les canons pénitentiels, agissent mal et d’une façon inintelligente.

  11. La transformation des peines canoniques en peines du Purgatoire est une ivraie semée certainement pendant que les évêques dormaient.

  12. Jadis les peines canoniques étaient imposées non après, mais avant l’absolution, comme une épreuve de la véritable contrition.

  13. La mort délie de tout ; les mourants sont déjà morts aux lois canoniques, et celles-ci ne les atteignent plus.

  14. Une piété incomplète, un amour imparfait donnent nécessairement une grande crainte au mourant. Plus l’amour est petit, plus grande est la terreur.

  15. Cette crainte, cette épouvante suffit déjà, sans parler des autres peines, à constituer la peine du Purgatoire, car elle approche le plus de l’horreur du désespoir.

  16. Il semble qu’entre l’Enfer, le Purgatoire et le Ciel il y ait la même différence qu’entre le désespoir, le quasi-désespoir et la sécurité.

  17. Il semble que chez les âmes du Purgatoire l’Amour doive grandir à mesure que l’horreur diminue.

  18. Il ne paraît pas qu’on puisse prouver par des raisons, ou par les Ecritures que les âmes du Purgatoire soient hors d’état de rien mériter ou de croître dans la charité.

  19. Il n’est pas prouvé non plus que toutes les âmes du Purgatoire soient parfaitement assurées de leur béatitude, bien que nous-mêmes nous en ayons une entière assurance.

  20. Donc, par la rémission plénière de toutes les peines, le Pape n’entend parler que de celles qu’il a imposées lui-même, et non pas toutes les peines en général.

  21. C’est pourquoi les prédicateurs des Indulgences se trompent quand ils disent que les indulgences du Pape délivrent l’homme de toutes les peines et le sauvent.

  22. Car le Pape ne saurait remettre aux âmes du Purgatoire d’autres peines que celles qu’elles auraient dû souffrir dans cette vie en vertu des canons.

  23. Si la remise entière de toutes les peines peut jamais être accordée, ce ne saurait être qu’en faveur des plus parfaits, c’est-à-dire du plus petit nombre.

  24. Ainsi cette magnifique et universelle promesse de la rémission de toutes les peines accordées à tous sans distinction, trompe nécessairement la majeure partie du peuple.

  25. Le même pouvoir que le Pape peut avoir, en général, sur le Purgatoire, chaque évêque le possède en particulier dans son diocèse, chaque pasteur dans sa paroisse.

  26. Le Pape fait très bien de ne pas donner aux âmes le pardon en vertu du pouvoir des clefs qu’il n’a pas , mais de le donner par le mode de suffrage.

  27. Ils prêchent des inventions humaines, ceux qui prétendent qu’aussitôt que l’argent résonne dans leur caisse, l’âme s’envole du Purgatoire.

  28. Ce qui est certain, c’est qu’aussitôt que l’argent résonne, l’avarice et la rapacité grandissent. Quant au suffrage de l’Eglise, il dépend uniquement de la bonne volonté de Dieu.

  29. Qui sait si toutes les âmes du Purgatoire désirent être délivrées, témoin de ce qu’on rapporte de Saint Séverin et de Saint Paul Pascal.

  30. Nul n’est certain de la vérité de sa contrition ; encore moins peut-on l’être de l’entière rémission.

  31. Il est aussi rare de trouver un homme qui achète une vraie indulgence qu’un homme vraiment pénitent.

  32. Ils seront éternellement damnés avec ceux qui les enseignent, ceux qui pensent que des lettres d’indulgences leur assurent le salut.

  33. On ne saurait trop se garder de ces hommes qui disent que les indulgences du Pape sont le don inestimable de Dieu par lequel l’homme est réconcilié avec lui.

  34. Car ces grâces des indulgences ne s’appliquent qu’aux peines de la satisfaction sacramentelle établies par les hommes.

  35. Ils prêchent une doctrine antichrétienne ceux qui enseignent que pour le rachat des âmes du Purgatoire ou pour obtenir un billet de confession, la contrition n’est pas nécessaire.

  36. Tout chrétien vraiment contrit a droit à la rémission entière de la peine et du péché, même sans lettre d’indulgences.

  37. Tout vrai chrétien, vivant ou mort, participe à tous les biens de Christ et de l’Eglise, par la grâce de Dieu, et sans lettres d’indulgences.

  38. Néanmoins il ne faut pas mépriser la grâce que le Pape dispense ; car elle est, comme je l’ai dit, une déclaration du pardon de Dieu.

  39. C’est une chose extraordinairement difficile, même pour les plus habiles théologiens, d’exalter en même temps devant le peuple la puissance des indulgences et la nécessité de la contrition.

  40. La vraie contrition recherche et aime les peines ; l’indulgence, par sa largeur, en débarrasse, et à l’occasion, les fait haïr.

  41. Il faut prêcher avec prudence les indulgences du Pape, afin que le peuple ne vienne pas à s’imaginer qu’elles sont préférables aux bonnes oeuvres de la charité.

  42. Il faut enseigner aux chrétiens que dans l’intention du Pape, l’achat des indulgences ne saurait être comparé en aucune manière aux oeuvres de miséricorde.

  43. Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui donne aux pauvres ou prête aux nécessiteux fait mieux que s’il achetait des indulgences.

  44. Car par l’exercice même de la charité, la charité grandit et l’homme devient meilleur. Les indulgences au contraire n’améliorent pas ; elles ne font qu’affranchir de la peine.

  45. Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui voyant son prochain dans l’indigence, le délaisse pour acheter des indulgences, ne s’achète pas l’indulgence du Pape mais l’indignation de Dieu.

  46. Il faut enseigner aux chrétiens qu’à moins d’avoir des richesses superflues, leur devoir est d’appliquer ce qu’ils ont aux besoins de leur maison plutôt que de le prodiguer à l’achat des indulgences.

  47. Il faut enseigner aux chrétiens que l’achat des indulgences est une chose libre, non commandée.

  48. Il faut enseigner aux chrétiens que le Pape ayant plus besoin de prières que d’argent demande, en distribuant ses indulgences plutôt de ferventes prières que de l’argent.

  49. Il faut enseigner aux chrétiens que les indulgences du Pape sont bonnes s’ils ne s’y confient pas, mais des plus funestes, si par elles, ils perdent la crainte de Dieu.

  50. Il faut enseigner aux chrétiens que si le Pape connaissait les exactions des prédicateurs d’indulgences, il préfèrerait voir la basilique de Saint-Pierre réduite en cendres plutôt qu’édifiée avec la chair, le sang, les os de ses brebis.

  51. Il faut enseigner aux chrétiens que le Pape, fidèle à son devoir, distribuerait tout son bien et vendrait au besoin l’Eglise de Saint-Pierre pour la plupart de ceux auxquels certains prédicateurs d’indulgences enlèvent leur argent.

  52. Il est chimérique de se confier aux indulgences pour le salut, quand même le commissaire du Pape ou le Pape lui-même y mettraient leur âme en gage.

  53. Ce sont des ennemis de Christ et du Pape, ceux qui à cause de la prédication des indulgences interdisent dans les autres églises la prédication de la parole de Dieu.

  54. C’est faire injure à la Parole de Dieu que d’employer dans un sermon autant et même plus de temps à prêcher les indulgences qu’à annoncer cette Parole.

  55. Voici quelle doit être nécessairement la pensée du Pape ; si l’on accorde aux indulgences qui sont moindres, une cloche, un honneur, une cérémonie, il faut célébrer l’Evangile qui est plus grand, avec cent cloches, cent honneurs, cent cérémonies.

  56. Les trésors de l’Eglise, d’où le Pape tire ses indulgences, ne sont ni suffisamment définis, ni assez connus du peuple chrétien.

  57. Ces trésors ne sont certes pas des biens temporels ; car loin de distribuer des biens temporels, les prédicateurs des indulgences en amassent plutôt.

  58. Ce ne sont pas non plus les mérites de Christ et des saints ; car ceux-ci, sans le Pape, mettent la grâce dans l’homme intérieur, et la croix, la mort et l’enfer dans l’homme intérieur.

  59. Saint Laurent a dit que les trésors de l’Eglise sont ses pauvres. En cela il a parlé le langage de son époque.

  60. Nous disons sans témérité que ces trésors, ce sont les clefs données à l’Eglise par les mérites du Christ.

  61. Il est clair en effet que pour la remise des peines et des cas réservés, le pouvoir du Pape est insuffisant.

  62. Le véritable trésor de l’Eglise, c’est le très-saint Evangile de la gloire et de la grâce de Dieu.

  63. Mais ce trésor est avec raison un objet de haine car par lui les premiers deviennent les derniers.

  64. Le trésor des indulgences est avec raison recherché ; car par lui les derniers deviennent les premiers.

  65. Les trésors de l’Evangile sont des filets au moyen desquels on pêchait jadis des hommes adonnés aux richesses.

  66. Les trésors des indulgences sont des filets avec lesquels on pêche maintenant les richesses des hommes.

  67. Les indulgences dont les prédicateurs vantent et exaltent les mérites ont le très grand mérite de rapporter de l’argent.

  68. Les grâces qu’elles donnent sont misérables si on les compare à la grâce de Dieu et à la piété de la croix.

  69. Le devoir des évêques et des pasteurs est d’admettre avec respect les commissaires des indulgences apostoliques.

  70. Mais c’est bien plus encore leur devoir d’ouvrir leurs yeux et leurs oreilles, pour que ceux-ci ne prêchent pas leurs rêves à la place des ordres du Pape.

  71. Maudit soit celui qui parle contre la vérité des indulgences apostoliques.

  72. Mais béni soit celui qui s’inquiète de la licence et des paroles impudentes des prédicateurs d’indulgences.

  73. De même que le Pape excommunie justement ceux qui machinent contre ses indulgences,

  74. Il entend à plus forte raison excommunier ceux qui, sous prétexte de défendre les indulgences, machinent contre la sainte charité et contre la vérité.

  75. C’est du délire que d’exalter les indulgences du Pape jusqu’à prétendre qu’elles délieraient un homme qui, par impossible, aurait violé la mère de Dieu.

  76. Nous prétendons au contraire que, pour ce qui est de la coulpe, les indulgences ne peuvent pas même remettre le moindre des péchés véniels.

  77. Dire que Saint Pierre, s’il était Pape de nos jours, ne saurait donner des grâces plus grandes, c’est blasphémer contre Saint Pierre et contre le Pape.

  78. Nous disons au contraire que lui ou n’importe quel pape possède des grâces plus hautes, savoir : l’Evangile, les vertus, le don des guérisons, etc…(d’après 1 Cor. 12).

  79. Dire que la croix ornée des armes du Pape égale la croix du Christ, c’est un blasphème.

  80. Les évêques, les pasteurs, les théologiens qui laissent prononcer de telles paroles devant le peuple en rendront compte.

  81. Cette prédication imprudente des indulgences rend bien difficile aux hommes même les plus doctes, de défendre l’honneur du Pape contre les calomnies ou même contre les questions insidieuses des laïques.

  82. Pourquoi, disent-ils, pourquoi le Pape ne délivrent-ils pas d’un seul coup toutes les âmes du Purgatoire, pour les plus justes des motifs, par sainte charité, par compassion pour leurs souffrances, tandis qu’il en délivre à l’infini pour le motif le plus futile, pour un argent indigne, pour la construction de sa basilique ?

  83. Pourquoi laisse-t-il subsister les services et les anniversaires des morts ? Pourquoi ne rend-il pas ou ne permet-il pas qu’on reprenne les fondations établies en leur faveur, puisqu’il n’est pas juste de prier pour les rachetés.

  84. Et encore : quelle est cette nouvelle sainteté de Dieu et du Pape que, pour de l’argent, ils donnent à un impie, à un ennemi le pouvoir de délivrer une âme pieuse et aimée de Dieu, tandis qu’ils refusent de délivrer cette âme pieuse et aimée, par compassion pour ses souffrances, par amour et gratuitement ?

  85. Et encore : pourquoi les canons pénitentiels abrogés de droit et éteints par la mort se rachètent-ils encore pour de l’argent, par la vente d’une indulgence, comme s’ils étaient encore en vigueur ?

  86. Et encore : pourquoi le Pape n’édifie-t-il pas la basilique de Saint-Pierre de ses propres deniers, plutôt qu’avec l’argent des pauvres fidèles, puisque ses richesses sont aujourd’hui plus grandes que celles de l’homme le plus opulent ?

  87. Encore : pourquoi le Pape remet-il les péchés ou rend-il participants de sa grâce ceux qui par une contrition parfaite ont déjà obtenu une rémission plénière et la complète participation à ces grâces ?

  88. Encore : ne serait-il pas d’un plus grand avantage pour l’Eglise, si le Pape, au lieu de distribuer une seule fois ses indulgences et ses grâces, les distribuait cent fois par jour et à tout fidèle ?

  89. C’est pourquoi si par les indulgences le Pape cherche plus le salut des âmes que de l’argent, pourquoi suspend-il les lettres d’indulgences qu’il a données autrefois, puisque celles-ci ont même efficacité ?

  90. Vouloir soumettre par la violence ces arguments captieux des laïques, au lieu de les réfuter par de bonnes raisons, c’est exposer l’Eglise et le Pape à la risée des ennemis et c’est rendre les chrétiens malheureux.

  91. Si, par contre, on avait prêché les indulgences selon l’esprit et le sentiment du Pape, il serait facile de répondre à toutes ces objections ; elles n’auraient pas même été faites.

  92. Qu’ils disparaissent donc tous, ces prophètes qui disent au peuple de Christ : « Paix, paix » et il n’y a pas de paix !

  93. Bienvenus au contraire les prophètes qui disent au peuple de Christ : « Croix, croix » et il n’y a pas de croix !

  94. Il faut exhorter les chrétiens à s’appliquer à suivre Christ leur chef à travers les peines, la mort et l’enfer.

  95. Et à entrer au ciel par beaucoup de tribulations plutôt que de se reposer sur la sécurité d’une fausse paix.

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

19 Réponses à “Les 95 thèses publiées le 31 Octobre 1517 par Martin Luther”

  1. Marie-Alicia dit :

    Bonjour.
    Est-ce que l’on a bien jusqu’au 7 septembre inclus si on les dépose à l’Oratoire ?

  2. irène Droit dit :

    Dans la perspective de 2017, commémoration des 500 ans de la Réformation (date à laquelle Martin Luther, le 31 octobre 1517, placarde ses 95 thèses au sujet des Indulgences), la question est posée en 2014 au sein du Protestantisme de formuler de nouvelles thèses pour aujourd’hui. Mais le plus important me semble-t-il est au contraire de souligner à quel point la protestation de Luther reste actuelle de nos jours, puisque dans le catholicisme romain les Indulgences existent encore (cf. « Catéchisme de l’Eglise catholique » Editions Mame Plon, 1992, Article 1471) ainsi que tout ce qui les accompagne : intercession des « saints », prières pour les « âmes du purgatoire », messes pour les morts… Ce n’est pas par hasard que Martin Luther avait choisi le 31 octobre, veille et avant-veille de la Toussaint et du jour des morts, pour protester haut et fort pour le retour à l’Evangile ! Ce faisant il donnait le coup d’envoi du combat passionné qui allait devenir celui du Protestantisme : l’annonce de la Bonne Nouvelle du salut offert par la seule grâce de Dieu, par le moyen de la foi seule, avec l’Ecriture pour seule autorité. Reformuler les 95 thèses, ce n’est pas une idée nouvelle : le premier à l’avoir fait était… Martin Luther lui-même, ne l’oublions pas. Dès la première page de son célèbre « Prélude sur la captivité babylonienne de l’Eglise » (Luther, Oeuvres, collection La Pléiade, nrf Gallimard, p.711) il regrette que ses 95 Thèses ne soient PAS ASSEZ intransigeantes dans l’opposition à la papauté.
    Et nous, aujourd’hui? Puissent la fougue et la foi de Luther réveiller enfin nos églises protestantes en nous faisant sortir de la tentation de la langue de bois œcuménique! « Esprit qui les fis vivre, anime leurs enfants »…
    Irène Droit, le 31 Octobre 2014

  3. Bamboula Demarakech dit :

    Et on fait tourner les serviettes!

  4. kalaky dit :

    j’aimerai que quelqu’un m’explique bien les 95 thèses pour que je sois en mesure de les enseigner à mes paroissiens.

  5. Fred K dit :

    Ces textes ont apporté publiquement une lumière totale du contenu de l’Evangile. Le vrai Evangile, exposé par les textes de la vraie Bible. Je ne parle pas de textes manipulés par des hommes à leur avantage ou à celui d’une religion quelconque.
    Dieu s’est rapproché de l’Homme à travers le très précieux sacrifice de Jésus-Christ.
    Jésus est devenu le seul médiateur entre Dieu et l’Homme. Ainsi la Bible dit « Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » La Bible – Actes 2 verset 21.
    Saluons ces hommes, tel Martin Luther, qui ont osé proclamé cela au risque de leur vie même. Ils avaient sûrement expérimenté le vrai salut en Jésus-Christ et étaient portés par les ailes de leur foi !
    Soyez richement bénis en Jésus-Christ ! Je ne dis cela avec aucune prétention ou aucun pouvoir. Je dis cela humblement avec la seule confiance et assurance en Jésus.

  6. Fred K dit :

    Une précision SVP : Martin Luther n’a rien apporté de nouveau sur le message de la Bible. La parole de Dieu ne varie pas, elle est constante et se suffit à elle-même. Dieu a tout accompli. Son plan est parfait.
    Par contre, à cette époque, désavouer ainsi le pape et l’église catholique romaine était très risqué ! Pensons aux huguenots qui ont été persécutés et pourchassés par l’église romaine. Au point de fuir la France et de créer des colonies prospères dans de nombreux pays.

  7. Heureusement, d’abord, que la Parole de Dieu varie, car Dieu est vivant et ce qu’il apporte au monde et à chaque individu est exactement ce dont il a besoin dans les circonstances particulières de son existence.

    Ensuite, heureusement que l’interprétation de la Bible évolue, et heureusement que nous pouvons en discuter et progresser dans cette interprétation par un débat respectueux avec les autres, car c’est cette multiplicité des points de vue qui rend justice à la grandeur de Dieu, et à la richesse de la vie humaine en ce monde.

    Donc, Luther a apporté quelque chose à la lecture de la Bible, avec quelques autres comme Lefèvre d’Etaple, Théodore de Bèze et Castellion il a traduit la Bible et l’a mise entre nos mains, afin que chacun et chacun puisse avoir sa propre interprétation.

  8. Rietmeyer dit :

    Il faut soutenir sa ou la vie sur les 3 piliers SAGESSE – FORCE – BEAUTE en respectant le plus possible la Loi de la nature. Harmonie est l’outil de mesure. Le Die de l’amour est celui de l’Espérance
    Bon Dimanche 24 avril 2016

  9. ahlouche dit :

    bonjour.
    voila 2016 années déjà écoulé et nous somme encore,a boire du lait plus tôt que de bon steak .
    Ont veux bien croire en DIEU mais pas en ce qu’il dit,pourtant la bible parole de DIEU est claire il faut comprendre en 1 er lieux le verset en math .chp 19 .v 14. laissez les petits enfants,et ne les empêchez pas de venir à moi;car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemble.
    si l’on veux comprendre les textes avec notre entendement naturel nous ne le pouvons car cela nous parait être une folie,il faut de faite prendre une attitude comme celle d’un enfant qui va pour la 1er fois a l’école et qui accepte simplement ce que lui dit son professeur et le met en pratique,il voit que cela fonctionne et progresse de jour en jour jusqu’à tendre a la perfection,non pas de sa nature charnel mais de la connaissance de l’Esprit de DIEU.de sa conception. et de l’esprit que Christ nous a envoyez. l’ affection de la chair et inimitié devant DIEU et a cause de cette affection,ainsi donc puisque les enfants participent au sang et a la chair,il y a également participé lui même afin que par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la MORT, c’est a dire le diable,et qu’il délivrât tout ceux qui par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. ( de la chair).heb /chp .2 v 3.
    Jésus Christ accompli la seconde pâque ? la 1er pâque les hébreux étaient sous l’emprise du diable par l’entremise des égyptiens qui adoraient celui-ci, par la représentation d’idoles. DIEU par l’entremise de Moïse délivra sont peuple.Le monde ne se doute pas que le prince de ce monde est le diable. Et que tout ce qui se passe en celui-ci et de son derechef et que l’on accuse injustement celui qui nous veux que du bien. si Humanité comprenait cela elle agirait différemment et aurai de sont avidités de l’argent un partage plus équitable pour ceux qui meurs de faim et ne fomenterais plus de guerre pour pour un gain cupide.

  10. ahlouche dit :

    L’église dépérit par l’insouciance de ses fidèles.
    L’homme ne vivra pas de pains seulement mais de toutes paroles qui sort de la bouche de DIEU.
    Le royaume que Christ à instauré à pour but,non de subvenir au besoin du corps; Bien qu’il ne se désintéresse pas du pain quotidien.
    ( voir la multiplication des pains ). ( et la remarque de Jésus sur le désintéressement de ses aliment ev .de jean 6v26.27. Jésus leurs répondit; En vérité, en vérité,je vous le dit vous me cherchez non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangez des pains et que vous avez été rassasiés.
    travaillez ,non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle,et que le Fils de l’homme vous donnera ).
    Mais de fournir à l’âme les secours Divin dont elle est affamé une primauté spirituelle. (1 corinth. 2 v10.11. ect. cette primauté du spirituelle doit nécessairement heurter ceux qui rêvaient d’un Messianisme plantueux et dans tous les siècles ceux qui prenne la religion pour une société d’assurance garantissant contre les disgrâces et pourvoyant aux nécessités temporelles.

  11. ahlouche dit :

    le libre arbitre.
    Aviez vous le libre arbitre de choisir de sortir du ceint de votre Mère.
    Avez vous votre libre arbitre au seuil de votre Mort.
    une parole bouddhiste; Nous naissons pour mourir, nous faisons des amis pour les quitter, nous possédons des choses pour les perdre.
    le seul arbitre que nous ayons ses de faire le bien ou le mal.

  12. Guéraçague dit :

     » Préchez la Parole « 

  13. aline demol dit :

    Merci à Martin Luther pour son courage. Et nous, quelle foi témoigne de notre amour pour Christ face aux oeuvres immorales acceptées par oar « la grande église mère des abominations du monde

  14. LAHYRE dit :

    Bonjour,
    j’ai, en d’autres temps, analysé ce texte, ainsi que la vie de Martin Luther, bien que je ne prétende nullement être un expert, et encore moins de cette religion. Je ne vais pas m’étendre plus avant ici, mais, bien que l’on puisse dire bien des choses de ces 95 thèses, il ne faut pas oublier que parmi les nombreux reproches émis par ML, le plus sensible, reste à mon sens, le fait que ML ne supporte pas que les indulgences s’entendent par une simple amende pécuniaire (ce qui est une erreur et que le Concile de Trente interdira en 1562 de mémoire), et non pas des pénitences physiques, mortifications, jeûnes, comme lui ce les applique. Luther a tjrs recherché une pureté imaginaire de la chrétienté originelle et une interprétation des textes sacrés, qui relève de son unique vision, en opposition à l’universalité catholique. Ces thèses traduisent bien cet état de fait.

  15. LAHYRE dit :

    @aline démol,

    Chère Madame, de quel courage parlez-vous ? Luther arrive en pleine époque de réforme de l’Eglise Catholique, et si un Erasme pose des postulats de révision intéressant, Luther se positionne ni plus ni moins que comme un hérétique qui fabrique sa petite religion à lui.

    Le Christ lui même a posé les fondements de l’Eglise Catholique, en nommant St Pierre et en choisissant ses apôtres. De même, St Paul ne peut être mû que par l’Esprit Saint. Luther envoie balayer tout cela dans un accès de colère et de refus de la finitude humaine. Il est clairement dans l’erreur, mais soutenu par des puissants (comme F. de Saxe) qui cherchent avant tout à se dégager de la morale de l’Eglise, et donc une solution de schisme à cette seule fin. dans les faits, Luther a fait plus de mal que de bien, et mis la France a feu et à sang durant plus de 50 ans. Les très nombreux crimes de Condé et de Coligny ne sont certainement pas restés impunis au ciel. Souvenez vous donc du massacre de Rome, de la Michelade, où des très nombreuses villes attaqués. Enfin, que dire des écrits de Luther appelant au meurtre des juifs, des paysans lors de la révolte en Allemagne, ou encore des femmes jugées sorcières. Nous sommes loin du message pacifique du Christ, non ?

  16. Luther n’est pas pour nous un exemple, c’est un homme historiquement important, ayant participé à libérer les chrétiens du poids de la hiérarchie romaine.

  17. emdeclerm dit :

    Simple question : le protestantisme inclut-il une sorte de mépris du monde comme les moines cisterciens le faisaient en leur temps ?

  18. LAHYRE dit :

    @pasteur Marc Pernot,

    cher Monsieur, merci de votre réponse. Mais, si j’entends bien que Luther n’est pas un exemple à suivre, comme l’est le Christ, et heureusement, néanmoins il est à l’origine de votre religion, qui reste donc, comme vous le sous-entendez dans ce cas, une simple interprétation humaine, non ? Comment peut on suivre la voie temporelle et eschatologique d’un Luther, en considérant son interprétation des textes comme étant plus proche du message Christique, et dans le même temps défendre les thèses contre les juifs, les soit disant sorcière, ou encore les paysans révoltés de ce même Luther. Peut il y avoir 2 hommes en 1 ?

    Le Catholicisme est, comme son nom l’indique universelle, et directement inscrit dans les pas, les ordres, du Christ, du moins quant à sa structure temporelle. Il ne dépend pas des interprétations, de la traduction, d’un seul homme… J’ai donc la faiblesse de considérer la religion protestante comme s’éloignant du message Christique et résultante des sentiment d’un homme avec tout ce que cela implique. Mais, le débat reste ouvert !

  19. LAHYRE dit :

    Un pasteur peut-il m’expliquer le sens de la 3ème thèse ?

Laisser un commentaire