S'abonner par :
 rss
 email

main-terre-coeur

Question d’un visiteur :

Bonjour,
Voilà, je compte m’engager dans l’armée de terre. Ayant longtemps réfléchis, j’ai trouvé dans ce métier beaucoup de choses qui coïncidaient avec ce que je cherchais: mon envie d’aventure, mon envie de servir mon pays, de rencontrer des populations d’autre pays, d’aider des gens… bref de faire quelque chose de bien de ma vie. Cependant, ca reste un métier de combat, et je me pose la question que si jamais, dans mon métier futur, je suis contraint de tuer un homme, pour me défendre, ou pour défendre quelqu’un d’autre, ou encore pour l’empêcher de nuire, cela sera t-il grave?


Ayant fait mon éducation religieuse seul, je ne sais pas trop quoi penser, et je voudrais en aucun cas offenser Dieu, car j’ai toujours voulu lui rendre honneur par mes actes, en étant quelqu’un de juste et de bon, je me pose donc la question de savoir si Dieu me le pardonnerai si, pour les raisons que j’ai citées, je sois contraint de tuer un homme.

Je suis tombé sur votre site internet il y a peu, et étant baptisé catholique, mais sans avoir jamais reçu d’éducation religieuse, je ne pensais pas obtenir autant de réponses à mes question sur un site protestant, et pour cela, je tiens à vous remercier grandement pour vos éclairages.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Votre questions est très sérieuse. Bravo pour votre recherche et votre sincérité. Bravo de tenir compte de la foi pour cela.

Comme pour toute question étique, il n’est pas facile, voire impossible de répondre honnêtement en dehors de la prise en considération chaque cas particulier réel.

La théorie, c’est que la base même de l’éthique est d’agir afin de faire vivre chaque personne, même le plus ennemi des ennemis. Et donc tuer qui que ce soit n’est certainement jamais une bonne chose. Ensuite, la vie en ce monde est parfois tragique, et il arrive des situations où nous devons absolument choisir la meilleure parmi des solutions qui sont toutes mauvaises. Dans certains cas particuliers extrêmes, il est possible d’imaginer qu’il soit « moins pire » de tuer une personne, si c’est la seule solution de l’empêcher d’en tuer 10 autres, par exemple.

Donc dans le principe, même si tuer est la pire des choses, la question de l’existence d’une armée de métier est légitime, dans le cadre de cette nécessité de choisir le moindre mal.

En particulier, c’est bien plus difficile à vivre. Pour plusieurs raisons :

  1. J’ai rencontré plusieurs fois dans mon ministère des soldats venant vers moi pour de graves difficultés à se pardonner à eux-mêmes d’avoir tué des gens. Par exemple, un soldat m’a raconté qu’au cours d’une opération au Tchad, ils se sont fait attaquer par des rebelles et qui s’est trouvé face à face avec un ennemi qu’il a pu abattre avant qu’il n’e l’abatte, et mon paroissien voyait encore, 6 ans après, sans cesse le regard de cette homme qu’il avait tué à quelques mètres de lui. Mais il se souvenait aussi, avec grande netteté de chaque situation où il avait dû faire l’usage de son arme, avec un nombre de morts de l’ordre d’une dizaine au total, peut-être plus, compte tenu de bilans incertains dans certaines opérations. Je lui ai assuré du pardon de Dieu, car je suis absolument persuadé que Dieu pardonne même au coupable de meurtre. Dieu est le premier à ne pas « entretenir de rancune » comme le dit l’apôtre Paul dans sa définition de l’amour (1 Cor. 13), Dieu aime même son ennemi et bénit celui qui le persécute (nous assure Jésus). Mais c’est un long chemin pour se pardonner à soi-même. Un long travail de soi et de Dieu. Surtout quand c’est totalement irréparable comme quand nous avons tué un homme, surtout quand c’est d’une certaine façon prémédité comme c’est le cas d’un homme qui a en main un fusil armé.
  2. La situation précédente était encore relativement facile puisque c’étaient manifestement des méchants qui avaient agressé des casques bleus présent sur le terrain afin de maintenir la paix. Mais aujourd’hui il est aisé d’imaginer des situations où la France serait engagée dans des combats très complexes, pour des résultats discutables. Que penser des guerres du golfe laissant la région dans un chaos probablement pire que du temps de Sadam Hussein ? Du résultat en Lybie avec l’éparpillement d’armes et de terroristes dans le secteur avec des conséquences difficile à calculer encore aujourd’hui. Que penser de ce qu’auraient pu vivre des militaires engagés sur le terrain dans le but de faire sauter le gouvernement actuel de la Syrie (que nous avons failli attaquer il y a peu de mois) pour soutenir des rebelles qui  semblent très très peu sympathiques ? Nous ne sommes plus si clairement dans le combat du bien contre le mal (sous-entendu, nous sommes dans le camp du bien et celui que je suis prêt à tuer est dans le camp du mal).
  3. Quand on est un soldat, une arme potentiellement très meurtrière entre les mains, soumis à des ordres et des procédures, gouvernés par des enjeux plus ou moins réservés à la seule connaissance des hautes sphères du pouvoir… ce n’est pas facile de décider facilement de déclencher l’arme en une fraction de secondes face à un homme, face à une population, pas facile non plus de refuser pour motif de conscience quand on est vraiment en situation, pas facile d’assumer après de l’avoir fait si on l’a fait… et pourtant, oui, il faut que certains le fassent. Parfois.

Alors, avec votre envie de faire de l’humanitaire, avec votre foi, je me demande si vous ne feriez pas mieux de vous engager dans l’humanitaire. Je ne sais pas comment, peut-être ne passant un diplôme de kiné et en allant aider à la rééducation d’enfants blessés sur des mines avec la croix rouge ? Ou comme infirmier ? Logisticien ? Menuisier auprès de médecins sans frontière ? Ou pour la grandeur de la France, devenir prof de français et vous engager dans une association promouvant la culture auprès de populations défavorisées ?

Mais vraiment, c’est à vous de vous décider. Et ne laissez personne décider à votre place.

Que Dieu vous bénisse dans tous les cas.

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

25 Réponses à “Question sur l’armée : si je devais tuer, est-ce que Dieu me pardonnerait ?”

  1. nathan.andiran dit :

    Il s’agit d’une question de conscience.
    Celui qui prendra l’épée périra par l’épée.
    Phrase donnée par Jésus à Pierre lorsque les soldats ont procédé à l’arrestation de son maître.
    En ce qui me concerne, je serais objecteur de conscience. Donner la mort me serait
    moralement impossible. Quant à savoir si on se trouve ou pas en légitime défense,
    il s’agit d’une notion juridique très encadrée par le droit pénal.
    « La guerre est l’art de tuer en grand et de faire avec gloire ce qui, fait en petit, mène à la potence. » JH Fabre

  2. Sylvie Jouniot dit :

    Cher Pasteur,

    Belle réponse pastorale mais, en tant que simple citoyenne chrétienne, j’ai envie de dire quelque chose de différent.
    Je pense que si tous les hommes se tournaient vers l’humanitaire, ce serait merveilleux, mais ce n’est pas encore le cas!
    Or, il y a des menaces dans le monde. Il y a tant de forts qui oppriment ou torturent les faibles, qu’il est impensable de laisser faire. Sommes-nous des Ponce Pilate? pour nous laver les mains devant l’injustice et les génocides?
    Je pense personnellement que l’armée de métier, telle que la France la conçoit aujourd’hui, a droit à un regard de reconnaissance et d’admiration. Car, si les jeunes gens dont vont parlez ont tué en Afghanistan ou en Iraq, ils sont partis en donnant leur vie pour sauver d’autres vies. Il ne s’agit pas de meurtriers qui préméditent leur acte en cherchant le moyen de faire mourir l’autre, il s’agit d’hommes et de femmes qui ont le courage d’accepter de perdre leur vie pour les autres au lieu de rester tranquillement assis au sein de leur famille, dans notre confort occidental. Car dans le combat qui s’engage là-bas, les risques sont identiques de tuer ou d’être tués. Et pour ces jeunes gens c’est un double combat qu’ils ont à mener: celui de résister à l’indignation et se résigner à rester en France ou bien partir en sachant qu’ils vont provoquer dans leur entourage des angoisses quotidiennes, tout cela pour aider des populations qu’ils ne connaissent pas, dont ils n’avaient jamais entendu parler avant que le conflit n’éclate. Ce combat se rajoutant à celui qu’ils trouveront dans un Etat en guerre, bien plus physique cette fois-ci.
    Je ne crois pas que Dieu ait jamais reproché à David d’avoir lancé sa petit pierre pour éviter un massacre de la population. Je pense que se pardonner soi-même est effectivement le point central de la réflexion, mais, si ces quelques lignes peuvent aider ceux qui ont un tel acte de mort à se reprocher, j’espère qu’ils comprendront qu’ils n’ont fait que ce que leur dictait l’urgence et leur mission de sauvegarde des innocents. Bien sûr, le regard de l’autre restera dans leur coeur, mais c’est bien la preuve qu’ils sont honnêtes avec leur Foi, sinon, ils seraient insensibles à ce qu’ils ont fait et vu.
    Je leur souhaite de ne pas se juger, tout comme je suis certaine que « Dieu » (le mien en tous cas) ne les juge pas et leur pardonne.

  3. Merci Sylvie.

    Et nous sommes bien d’accord, en fait. Je dis aussi qu’il faut une armée de métier, qu’il est indispensable que certains le fassent, ce métier, et ce geste de tuer, parfois.

    Mais ce n’est pas facile et peut-être qu’actuellement cela est particulièrement difficile, dans un environnement complexe, avec des résultats ambigus, des batailles gagnées pour une guerre au total perdue… Et il faut prendre conscience de la complexité de cet engagement. Il faut bien, si, se juger soi-même car c’est une des missions de l’homme d’avoir une conscience. Ce qu’il faut c’est arriver à ne pas se condamner et à ne pas condamner.

    Ce garçon a bien raison, ce sont vraiment des questions à se poser d’une manière crue avant de s’engager.

    Ensuite, merci, Sylvie, de remercier les militaires qui ont été et qui sont en opération, merci à leurs familles. Ces douloureuses, difficiles et tragiques questions nous font mesurer le poids de leur engagement, et du sacrifice important qu’ils font.

    Une occasion peut-être aussi de penser à notre démocratie, à nos gouvernants devant prendre des décisions, elles aussi tragiques, souvent. Ils doivent se décider pour un engagement ou non, sur la forme qu’il peut prendre, et des milliers de vies sont en jeu, des milliers de familles, de consciences. Et en amont de tout cela, il y a notre petit bulletin de vote pour les élections municipales, européennes, législatives, présidentielles. Et en amont encore, peut-être, il y a les débats internes aux partis politiques, et notre conscience politique. Le petit soldat avec son fusil ou son bombardier bien en main nous obéissent, en fait, et nous aussi devons avoir une conscience. Et notre part de responsabilité.

  4. Nicolas dit :

    Quelle belle question, très profonde et à laquelle une réponse est toujours difficile à faire.
    Je partagerai une expérience. Devenir militaire apparaît initialement comme un métier particulier. Entraînement physique, maniement de l’armement, et j’en passe… Le goût d’aventure est nécessaire, la volonté de découvrir autre chose aussi. Mais être militaire est avant tout un engagement. Car c’est accepter de donner sa vie pour une cause qui nous dépasse, accepter d’obéir à des ordres justes mais avec un désintéressement complet de soi. Il n’y a rien à gagner. A l’image du Christ qui s’est donné pour le monde, dans un dénuement complet, le soldat doit être capable de se donner (moralement et éventuellement physiquement).
    Donner la mort est forcément difficile, mais je pense que le plus difficile est de l’assumer par la suite. Pour cela, il faut savoir pourquoi? la cause est-elle juste? Cette question est celle qui doit trouver une réponse avant toute mission. Dans le cas contraire, je ne suis pas sûr qu’il soit facile d’accepter notre acte. La foi en Dieu est, pour moi, nécessaire et aide grandement à dépasser des questions qui doivent trouver des réponses grâce à l’enseignement de Christ. Et pour autant, ce dernier ne doit pas être la source de notre motivation. Notre être doit être totalement forgé par ces convictions, notre vie doit être animée par celles-ci.
    La mort, qui peut être éventuellement donnée, n’est pas un acte prémédité (le soldat porte l’armement qui peut tuer et il l’accepte mais il n’a pas le désir ardent de tuer, ce n’est pas gratuit). Il le fait dans un cadre et une éthique bien définis, il ne le fait pas pour lui même mais pour une cause juste. Le péché qui offense Dieu est, à mon sens, l’acte qui est fait pour soi-même. Pour le soldat, il en est tout autrement. Et c’est bien cela qui distingue un soldat d’un mercenaire. L’un le fait pour une cause qui le dépasse, le second pour lui même. Ainsi, donner la mort dans le cadre d’une mission n’est pas une offense à Dieu (sauf dans le cas d’un acharnement ou de la recherche d’un plaisir quelconque).
    La vie de militaire rime avec abnégation, dont de soi, sacrifice. C’est peut-être en décalage par rapport au monde actuel mais il en est ainsi. Etre militaire, c’est avant tout se lancer dans une aventure humaine avec un désintéressement complet de soi.

  5. Merci, Nicolas. Ces questions sont extrêmement délicates, évidemment. Car il y a énormément de flou, sur bien des points.

    Vous dites « La mort, qui peut être éventuellement donnée, n’est pas un acte prémédité (le soldat porte l’armement qui peut tuer et il l’accepte mais il n’a pas le désir ardent de tuer, ce n’est pas gratuit). » Il y a quand même un peu de préméditation quand on a entre les mains un fusil armé, il y a continuité entre « accepter de tuer quelqu’un » et « désirer tuer quelqu’un ». Et pour celui qui est tué, finalement, cela ne change pas grand chose si le soldat qui l’a tué le faisait pour telle ou telle motivation, le résultat est le même pour lui qui perd la vie, et pour sa famille.

    Vous dites « Il le fait dans un cadre et une éthique bien définis, il ne le fait pas pour lui même mais pour une cause juste. » Evidemment, il y a là une question très délicate. La cause n’est pas juste parce que le commandement l’a décrétée telle. Une cause n’est juste que si elle est juste. Et en général, une cause n’est juste que partiellement. Les situations sont souvent complexes, les vrais enjeux ne sont pas toujours faciles à discerner ni à avouer. Un président peut décider d’un combat à l’extérieur en partie pour jouer au président sur la scène de son opinion nationale, ou sur la scène internationale… La cause ne sera pas nécessairement injuste pour autant, mais cela ne la rend pas nécessairement juste pour autant…

    Mais encore une fois, Dieu ne s’offense pas, il pardonne.

    Et oui, le soldat est bien dévoué, il mérite grandement notre reconnaissance d’accepter de porter nos combats sur ses épaules. Et il n’est pas question de le laisser porter seul sur la conscience les actes qui lui ont été commandés.

  6. Nicolas dit :

    Monsieur le pasteur,
    Je ne vous rejoins pas sur la préméditation qui est selon le dictionnaire petit Larousse « de préparer avec soin et calcul un projet un acte coupable et délictueux ». Il n’en est pas du tout ainsi pour un soldat qui agit dans le cadre de sa mission. Il suffit de reprendre le statut général des militaires.
    Pour ce qui est de la guerre juste, effectivement il s’agit d’une chose complexe. Il s’agit de se battre pour une cause qui nous dépasse. En tout état de cause, certains la jugeront autrement mais elle est celle qui est censé oeuvrer pour le bien commun et non pour des intérêts particuliers. Effectivement, cela reste un vaste programme.

  7. La question est précisément de savoir si « le statut général des militaires » est ou non le reflet de la volonté de Dieu dans chaque circonstance particulière. Toute la question est de savoir si l’action commandée est juste ou en l’occurrence un acte coupable préparé avec soin par notre pays. Et le pauvre petit soldat, lui, qui prépare avec soin son armement, toute la question est de savoir jusqu’à quel point est-il considéré comme irresponsable ? Peut-être par le « statut général des militaires », mais je n’en suis pas si certain. N’aurait-il pas même le devoir de désobéir aux ordres s’il lui apparaissait qu’ils sont contraire à la justice ?

  8. shauri dit :

    juste deux mots a dire dieu regarde le cœur

  9. Jean emmanuel dit :

    Bonsoir Pasteur, bonsoir tout le monde,

    Je suis tombé sur ce sujet car je cherchais des réponses pour une question qui me perturbe.
    Voilà j’ai l’opportunité de partir au kurdistan irakien, afin d’aider et de soutenir les chrétiens d’orient face aux terroristes d’isis… Je ne peux rester assis sur ma chaise et rester spectateur des massacres fait aux chrétiens, aux yézidi et aux autres musulman qui souffrent tout autant. J’ai été contacté pour rejoindre une milice chrétienne qui a pour mission de protéger et d’aider les populations sur place, y compris via une résistance armé… Etant chrétien, je voulais savoir si ce projet est en accord avec Dieu… J’aurai aimé avoir votre avis sur le sujet… Merci beaucoup

  10. Bonjour

    Dans le protestantisme et plus particulièrement à l’Oratoire, nous sommes attachés à ce que chacun puisse se décider personnellement sur ce qu’il pense être juste et bon, sur sa vocation personnelle.
    Mais en l’occurrence, j’ai de gros gros doute sur l’opportunité d’intégrer une milice.

    • Il est possible que votre vocation soit particulièrement d’aider les chrétiens d’orient. Il faut néanmoins se poser la question si c’est réellement votre vocation car il y a bien des souffrances à soulager, bien des personnes à soigner, protéger, soutenir. Et nous sommes si prompts à nous enflammer suite à un reportage. Avez-vous des personnes ici qui comptent sur vous et à qui vous vous devez aussi ? Mais c’est possible que pour vous en particulier ce soit cette population là qui soit votre vocation personnelle.
    • Si c’est effectivement le cas, la question est de savoir alors quel type d’actions vous correspond le mieux. Il y a mille façons et occasion d’aider ces personnes. Avez-vous des compétences dans le maniement des armes ? En stratégie militaire ? En équilibre des forces en présence en Orient ? Ou avez-vous plutôt des compétences en infirmerie, en médecine, en logistique, en éducation ? Ou en communication pour lever des fonds d’aide ? Ou en logistique ? Ou en temps et en réseaux pour accueillir ici ceux qui ont pu s’échapper ? Ou pour participer à une campagne d’opinion afin de faire évoluer les soutiens dont Daesh bénéficie ?
    • Pour un chrétien, prendre les armes est toujours une mauvaise solution, et elle ne pourrait être retenue qu’en toute dernière extrémité si vraiment c’était la « moins pire » des solutions. En l’occurrence, est-ce bien certain que des milices le soient ? Je n’y connais pas assez, il faudrait échanger avec plusieurs spécialistes sur les questions géopolitiques dans ces pays pour le déterminer…

    En tout cas, grand bravo de vous poser ces questions, et d’être prêt ainsi à vous bouger. C’est comme cela qu’il est bon de vivre. Et si possible de ne pas mourir trop vite. Il y a tant à faire encore.

    Dieu vous bénit

  11. judé dit :

    Bonsoire pasteur penser vous que la mort ,merite detre vecu ? Jesus lui méme a dit si lon vous frape la joux droite tendé lautre .. priée pour ce qui vous percequte.. dieux ne cosione pa le crime . Que sa soi bien claire!!! Quelque ce soi la situations . Mest qui que tu soi qoi que t fait si tu accepte jesus dans ton ceur (tu sera sauvé )

  12. Un commandement de Jésus, et de la Bible en général, n’est pas à prendre comme un ordre, mais comme une piste de réflexion, une question que l’on peut se poser. Vous avez raison, le commandement de Jésus, très clair et très appuyé « Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » (Matthieu 5:39) n’a absolument pas de sens quand on le lit au sens littéral. Même les chrétiens qui prétendent lire la Bible au sens littéral ne pensent pas qu’il faille appliquer le sens littéral de ce commandement, car alors il faudrait que les femmes se laissent violer, les grands-mères martyriser par les gangsters, les peuples se laisser opprimer par les tyrans et les employés se laisser traiter en esclaves par les patrons. Jésus pense que nous sommes assez intelligents pour comprendre que quand il parle il cherche à nous faire réfléchir. Et quand Jésus nous donne un tel commandement, impossible à lire de façon absolu, il travaille pour faire que les chrétiens ne puissent pas être « fondamentalistes » et encore moins « intégristes ». Bien sûr, il y en a qui arrivent quand même à se laisser attraper par des sectes où le gourou va les empêcher de penser ! Et c’est triste, mais si c’est leur choix…

    Donc oui, on peut pardonner au coupable, mais on ne peut accepter les mauvais actes qui font du mal. Et donc on peut espérer et essayer de faire quelque chose pour que l’homme méchant soit moins méchant, qu’il soit délivré de sa méchanceté, qu’il ouvre son cœur au bien qui vient de Dieu.

    L’Evangile ne cautionne donc pas le crime !
    Mais il dit que même le criminel est aimé par Dieu.
    Et normalement, quelqu’un qui accepte Jésus dans son cœur ne devrait plus faire aucune méchante chose. Mais bien entendu, ce n’est jamais à 100% que nous « acceptons Jésus dans notre cœur », mais un peu, et cela se voit alors non pas en ce que nous serions parfait, ni meilleur que tous les athées, mais en ce que nous devrions voir des progrès dans notre façon d’être, des progrès concrets et réels.

  13. Jacques dit :

    Il faut aussi penser à tous ces objecteurs de consciences chrétiens , qui sont nombreux dans le monde à être emprisonnés et souvent mal considérés, maltraités, mis aux rangs des criminels, ceci pour obéir au commandement :  » tu ne tueras pas !  » et par amour pour Dieu et pour leur prochain. Et on peut admirer la force et le courage de tous ces gens !

  14. Je suis objecteur de conscience et cela m’a coûté un an de salaire, car de mon temps on faisait deux ans de service pour la peine, au lieu d’un.
    Mais il y a des pays où c’est bien plus dûr d’être objecteur de conscience.

    Mais comme Jésus le dit très bien, le « tu ne tueras pas! » n’est pas un commandement simple car si on y regarde bien, la moindre pensée dévalorisant l’autre est déjà une infraction à ce commandement. Si on veut l’appliquer littéralement on en arrive au « ne résistez pas au méchant » de Jésus. Avec l’Evangile du Christ, nous sommes donc plus dans une étique de la responsabilité, une éthique du moindre mal, au cas par cas. Une éthique où « tout est permis mais tout ne construit pas », comme le propose Paul. Mais c’est vrai que les cas où un meurtre serait « constructif » sont évidemment hyper rarissimes.

  15. Ibrahim dit :

    je crois qu’il va falloir comprendre le sens de ce veut dire l’armée. Referez vous a la définition, si je suis militaire j’ai jure de servir mon pays avec honneur et bravoure, défendre les couleurs nationales en tout temps et tout lieu l’intégrité du territoire est menace. Donc si je tue une personne qui cherche a nuire a d’autres personnes alors je vois pas de mal parce que si je ne le tue pas en premier c’est lui qui va me tuer et vice versa. Dieu me pardonnera par cet acte

  16. David dit :

    oui dieux te pardonnera si cette guerre est licite dans la prescription divine la loi .

    1 la guerre défensif. si envahisseurs vous même dans un chemin d égarement à dieux là ,si tu meurt tu sera seulement jugé a tes engagements envers dieux .mais tu ne sera pas jugé a des meurte que tu aura commis parmi les envahisseurs c’est ton devoir envers dieux et ton pays légitime défense

    mais si envahisseurs lutte pour que vous quitter dans égarement envers dieux et tu te defend meurt là tu ne sera pas pardonne
    2 guerre offensive si la guerre est pour la cause de dieux prescrire alors tu est pardonne
    mais si cette guerre est pour intérêt illicite du pays ou personnes tu tes égaré dieux ne te pardonnera pas tu est voué en n,enfer .
    j’ai bien dire ( illicite)

  17. Peut-être que c’est la règle qui est marquée dans une religion comme celle proposée par le Coran ?
    Pour ce qui est de la Bible, c’est plus compliqué, car il est marqué « tu ne tueras pas » (décalogue) et même « tu aimeras ton ennemi » (Jésus)

  18. MESSAGER dit :

    J’ai 49 ans, et je chemine vers le baptême depuis septembre 2016. J’ai eu une éducation religieuse
    On me répète que Dieu est Amour et qu’il aime et pardonne à tous quels que soit le ou les pêchers commis.
    Certes, Il est écrit dans la Bible : « Tu ne tueras point »…
    Mais, en ce qui concerne le cas précis des militaires -prenons les cas exposés précédemment – Il n’ont pas d’autre alternative que de tuer.
    Je vous écris car j’ai un ami qui a fait l’Afganistan, qui est croyant (catholique) et qui a dû tuer pendant sa « mission ». Il ne s’étale pas sur le sujet. Il m’a simplement demandé : « puis-je retourner à l’église alors que j’ai tué… le Seigneur me pardonnera t-il ? »…
    J’ai mal au coeur car c’est une personne très croyante qui ne s’autorise plus à retourner à l’église car elle pense avoir commis l’irréparable.
    Moi à mon niveau, je pense que Dieu est bon, Dieu peut entendre sa confession et lui pardonner. Ça pourrait l’aider à se reconstruire et à avancer sur son chemin de foi.
    Elle exprime une volonté affirmée de vivre pleinement sa foi et se sent actuellement frustrée et quelque peu déprimée. Que lui conseilleriez-vous ?
    J’ai pensé à une confession dans un premier temps où simplement un temps d’échange avec un prêtre.
    Il faut à tout prix que ces personnes puissent retrouver leur place dans la communauté Chrétienne pour leur épanouissement personnel et qu’elle obtiennent le pardon de Jesus-Christ notre Sauveur. Ce sont des Chrétiens avant tout, et Dieu veut le bonheur de ses disciples. Le bonheur de ces derniers sera entier s’il leur accorde son pardon.
    Est-ce une vision trop simpliste ? Avez-vous une meilleure solution à me proposer pour cette personne en détresse et qui pense que sa foi est réellement ce qui lui permettra de se reconstruire…
    MERCI pour votre réponse.

  19. Bonjour
    J’ai été déjà placé face à cette question, je pense qu’il est bon qu’il rencontre un prêtre (ou un pasteur), puisse dire ce qu’il a sur la conscience, et s’entendre affirmer la grâce de Dieu.
    Merci d’entourer cette personne.
    Amitiés

  20. Timothée dit :

    Je pense que , qd il y a repentance sincère , regrets, remords , ce qui est le cas de cette personne, Dieu peut pardonner , parce qu’Il regarde au coeur , parce qu’aussi, les hommes sont souvent pris ds de tels contextes , de telles pressions , qu’il leur est difficile d’appliquer strictement l’Evangile et les paroles de Jésus : le monde n’est pas « christique » , et je vois plutôt cet homme comme une « victime » , lui aussi , que comme un bourreau : victime des circonstances ds lesquelles il était (la guerre ), des lieux et des tps , sur lesquels il n’avait pas prise, et dont il n’est pas responsable .
    Jésus lui-même , sur la croix , a demandé à Son Père de pardonner à ses bourreaux . Pierre l’a renié 3 fois , ms il est devenu un gd apôtre, et combien d’autres !
    Personnellement, j’ai plus de doutes sur ceux qui décident les guerres et les font faire par d’autres !!!
    Amicalement.

  21. thierry dit :

    bonsoir,
    C’est une question que je me pose et ou je ne trouve pas de réponse.
    Dieu a instauré les autorités: politiques, la magistrature, la police, la gendarmerie, les militaires etc… Chacun ayant une fonction bien déterminé.
    Lorsque qu’Israël demanda un roi pour les gouverner, Dieu le leurs accorde. Et leur donne la composition de leurs futur armée Samuel 8:11.
    Quand Samuel leurs parle de la composition de cette armée c’est sur la parole de Dieu qu’il s’appui.
    L’armée est voulu de Dieu, et leurs travail consiste a défendre leurs patrie et malheureusement quand ont vient a utilisé les militaires c’est l’usage de la force qui est employé. Avec son cortège de souffrance pour tout un chacun.
    Jésus dit aussi que les soldats doivent se contenter de leurs soldes.
    Pour moi c’est une reconnaissance des militaires et de leurs devoirs.
    Mais quand a pouvoir me positionner sur le fait de devoir tuer un homme même dans des circonstance t’elle que la guerre je reste sans réponse, ennuyé…
    Bien sur faire une guerre de colonisation, ou dans un but mercantile, religieux, je n’ai pas besoin de réfléchir pour me positionné..
    je crois au pardon, a la justice, l’amour de Dieu et je crois aussi a sa réprimande et sa punition. Je m’attend a lui comme un Père bien veillant prenant le temps de m’expliquer me redressant avec amour mais je m’attends aussi a ce qu’il me stop et me punisse si cela doit être le cas . Et selon la gravité a être arrêté par la force si necessaire par les autorité compétentes…

    Je ne justifie pas l’utilisation de la force et de ces conséquences mais je comprend qu’elle soit utilisé. Cela fait parti des devoirs et obligations des différentes forces de l’ordre. Donné aux hommes par Dieu pour accomplir sa justice.
    Je désire rejoindre le corps de la surveillance rapproché a un moment donné je serais peut être confronté a une situation difficile. Comment la gérer si une vie est en jeux c’est maintenant que je dois savoir et non pas quand je serais devant le fait.
    Je prie Dieu de m’éclairer.

  22. emdeclerm dit :

    il y a aussi ce qu’on appelle la légitime défense qui n’est pas à manger à toutes les sauces mais qui est un usage de la force proportionnelle à l’attaque de sorte à neutraliser un agresseur. Si quelqu’un cherche à vous étrangler, peut-être vous l’assommerez ce qui est risqué car vous pouvez le tuer. Mais quand une vie est en jeu, il y a l’instinct de survie, non pas que je cautionne de tuer quelqu’un mais on peut être confronté à ça pour défendre sa vie.

  23. NJEJIMANA Zenon dit :

    L’usage d’une armée puissante d’une force terrestre, maritime et aérienne pour défendre une population aussi importante que celle de la France, les USA, l’UE, l’Afrique, la population asiatique prise a partie par les islamistes qui terririsent et tuent sans coeur ni foi n’a rien de mal en s’organisant pour une lutte armée et acharnée pour mettre hors d’etat de nuire des terroristes contre l’humanité toute entière.
    Je suis chretien sauvé par le Sang Puissant de Jesus Christ. J’ai participé dans des opertions de maintien de la pai en Somali ou j’ai vu comment les El Shabbads font des ravages contre leur population. Lutter contre eux en tuant pour defendre des populations innocentes, qui ont mille chances de se convertir en Christ, et heriter le Royaume de Dieu n’est rien de mal. Plutot c’est lache de laisser l’ennemi massacrer des populations innocentes sans faire un moindre effort pour sauver. Moise a fait recourir a une armée naissante des Istraelites dans le desert de Sinai en l’organisant, malgres Josué qui mettait devant la protection du Seigneur, pour defendre le Peuple d’Istrael contre l’invesion des amalequites etc. Donc, un militaire doit mener un combat spirituel et pyisique en meme temps pour défendre.

  24. NJEJIMANA Zenon dit :

    Prions pour ceux qui n’ont pas encore recu Jesus Christ comme Seigneur et Sauveur.

    Seigneur Jésus Christ, je reconnais que je suis pêcheur. Pardonne moi pour tous mes pêchés. Aujourd’hui, je conclue une nouvelle alliance avec Toi. Je Te recois dans mon coeur, Te reconnais que Tu es mon Seigneur et Sauveur. Conduit mon Âme, mon Coeur, mon Esprit et mon Corps pour Ta Gloire. Je reconnais que Tu es mort sur la Croix sur le Mont de Golgota, lieu du crane, que Tu es rescussité le troisième jour et monté à la droite de Ton Père ou Tu m’attends pour y vivre avec notre Dieu le Père pour l’éternité des temps. Amen

  25. Prions pour ceux qui n’ont pas encore recu Jésus Christ comme Seigneur et Sauveur.

    Que celui qui n’a pas encore recu Jésus Christ comme son Seigneur et Sauveur confesse cette prière.

    Seigneur Jésus Christ, je reconnais que je suis pêcheur. Pardonne moi pour tous mes pêchés. Aujourd’hui, je conclue une nouvelle alliance avec Toi. Je Te recois dans mon coeur, Te reconnais que Tu es mon Seigneur et Sauveur. Conduit mon Âme, mon Coeur, mon Esprit et mon Corps pour Ta Gloire. Je reconnais que Tu es mort sur la Croix sur le Mont de Golgota, lieu du crane, que Tu es rescussité le troisième jour et monté à la droite de Ton Père ou Tu m’attends pour y vivre avec notre Dieu le Père pour l’éternité des temps. Amen

Laisser un commentaire