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extrait d'une carte de Paris de 1572

Plan de Paris de 1572 (Braun Hogenberg), avec en haut à gauche le cimetière des innocents, et en vbas à droite Le Louvre. L’Oratoire ne sera construit que 50 ans plus tard, entre la porte qui est sur la rue Saint Honoréet le Louvre

Un chroniqueur parisien contemporain du massacre de la Saint-Barthélemy, Pierre de l’Estoile (1546-111), rapporte dans ses Mémoires-Journaux, un fait qui a pour origine la croyance populaire dans les miracles ou l’attribution d’une intervention divine à une chose inattendue qui frappe les regards :

Le lendemain de la Saint-Barthélemy, environ midi, le bruit se répandit qu’au cimetière Saint-Innocent, une aubépine sèche et sans feuille aurait refleuri. Le peuple y accouru de toutes parts en si grande foule qu’il fallut y poser des gardes alentour ; on commença à sonner et carillonner les cloches de joie. Le peuple mutin croyant que Dieu, par ce signe, approuvait le massacre, recommença de plus belle.

Ainsi quantité de pauvres gens furent massacrés parce qu’une épine avait fleuri, ou qu’un malin l’avait fait croire. En tout cas, il se trouva d’habiles personnes pour exploiter la crédulité populaire de manière à justifier leur crime : « Dieu nous approuve par ce miracle! ». Et ils firent sonner les cloches pour annoncer dans tout Paris ce fait miraculeux.

D’après un article de José Loncke
dans Croire publication

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