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Les grandes orgues de l'Oratoire du LouvreAprès les travaux de l’été dernier et ceux de cette année, voici quelques nouvelles envoyées par notre organiste titulaire, Jean-Dominique Pasquet, et par notre facteur d’orgue Bernard Dargassies, qui avait travaillé à la construction de cet instrument en 1960 et qui a pu accomplir un magnifique travail de restauration, redonnant à cet orgue son panache originel.

En premier lieu, nous avions remis à neuf le « centre névralgique » ; c’est à dire tout l’appareillage permettant de commander les registres, les différents coupleurs et les notes depuis la console, par le jeu de l’organiste. Aujourd’hui, cet instrument dispose d’une transmission très performante, mais non outrageusement sophistiquée, permettant de multiples combinaisons et fonctions.

console de l'orgue de l'Oratoire

Récemment, les facteurs se sont attaqués au corps sonore. Les 67 jeux ont été soigneusement nettoyés et revus tuyau par tuyau, tant sur leur état physique que sonore : géométrie des bouches, tournures des anches etc… Les années avaient estompé la fraicheur et les reliefs de ce superbe instrument ; fleuron de l’esthétique néoclassique tant appréciée de beaucoup de nos grands compositeurs. Il n’était plus que l’ombre de lui même.

Cela a été un travail délicat mais intéressant, car il leur a fallu faire bien des essais : recherche du diapason et de l’égalisation originelle, rétablissement des pressions alors que les ressorts qui les déterminaient étaient souvent cassés ou avachis, assimiler des indications consignées dans nos archives (celle de GONZALEZ), ou encore faire appel à leur mémoire d’il y a 42 ans : méthodologie observée des harmonistes de cette époque, commentaires d’instrumentistes ou d’auditeurs, souvenirs lors de concerts etc… En effet, lors d’une restauration ou d’un relevage, nous devons avancer avec précaution, au risque de défigurer irrémédiablement l’instrument que nous traitons.

Orgue en travaux

Les trois gros énormes tuyaux qui ont été emportés pour être restaurés reviendront et seront installés le 22 août, ce qui demande une grande attention, car ils sont grands, gros, lourds et fragiles. Les tuyaux de la montre (sur le devant, seront alors nettoyés, achevant ce gros entretien nécessaire à peu près une fois par génération.

Aujourd’hui, l’orgue de l’oratoire du Louvre sonne à nouveau, comme jadis. Mettant en valeur son identité avec fidélité.

Merci :

  • à notre organiste titulaire, dont le talent comme interprête et comme compositeur est apprécié pendant le culte, mais aussi dans cette petite anthologie d’orgue qu’il est en train de nous constituer peu à peu (chaîne youtube) voir ci-dessous son Aria sur le cantique « Reste avec nous Seigneur »
  • à notre facteur d’orge et à toute son équipe (en plus de la patience pour soigner chacun des milliers de tuyaux, cela demande de l’oreille, du goût, et une extraordinaire expertise),
  • merci aux donateurs de l’Oratoire et d’ailleurs,
  • merci aux mécènes (en particulier les maisons de couture qui ont défilé, par exemple Jean-Charles de Castelbajac qui a permis de valoriser aussi l’orgue, non seulement dans cette restauration mais aussi en le faisant chanter, par exemple dans ce duo du chanteur Wookid et de l’orgue de l’Oratoire (désolé pour l’enregistrement partiel et de qualité médiocre, pris avec mon téléphone, mais des enregistrements de qualité de ce musicien sont en vente en CD ou en ligne) :
  • merci à la ville de Paris (même si elle n’a pas choisi de mettre des sous dans cette restauration de son patrimoine, elle a accepté de nous accompagner dans ce projet)…

Inauguration

Un concert d’inauguration des orgues rénovées, est prévue le mardi 7 octobre au soir, avec une première partie de récital d’orgue seul, et une seconde partie de duos (orgue et chœur, orgue et flûte, orgue et harpe…)

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Une Réponse à “Des nouvelles de nos belles grandes orgues”

  1. ALLIN Jean Claude dit :

    J’ai été suppléant pendant de Marie Louise Parrot Girod pendant 15 ans, pendant lesquels j’avais assuré un bon nombre de cultes radiodiffusés le dimanche matin. J’ai cessé cette activité au début 1994, il y a 20 ans, ma vue s’étant considérablement détériorée, ne pouvant pas accompagner la chorale, en même temps que je cessais mon activité d’Architecte pour la même raison. Je mes souviens d’un de ces cultes, où Violette Ley Lepetit a bien failli tomber dans la nef, à cause de l’élévation du podium et la petitesse de la rambarde. Au tout début, j’avais connu la console mobile sur le côté, puis au centre tournant le dos à la nef. La meilleure solution pour la sécurité et la commodité de la direction chorale me paraissait être sur le côté, l’organiste voyant la nef et la chaire à sa droite, et le chef de chorale sans avoir sa vue coupée par le porte musique. Je n’ai pas sur que l’orgue était en cours de restauration, sinon j’aurais évoqué le problème, connaissant bien par ailleurs Monsieur Dargassies. Mais il est peut-être temps d’étudier la question, les travaux étant encore en cours.
    J’avais souvent collaboré avec Marie Louise Girod, et plus particulièrement à l’Académie de Saint Dié. J’adresserai ces jours-ci à sa mémoire dans le site où figurent déjà quelques témoignages. Jean Claude Allin

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