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Gaspard de Coligny le 24/8/2014

prédication du pasteur Gaspard de Coligny
pour le dimanche 24 août 2014

Aujourd’hui, des bruits de guerre se font entendre dans le monde, il n’est pas inutile de faire mémoire d’une des plus terribles guerres civiles que la France a connue et qui a culminé avec le massacre du 24 août 1572. Comme Jésus nous y invite, nous aimerions bien être un tout petit peu un artisan de Paix dans le chantier du monde (Matthieu 5 :9). Comment faire ? Je vous ai proposé dimanche dernier une prédication sur un texte de la Bible faisant mémoire de la chute de de la Mossoul d’alors (Ninive) pour y trouver des pistes pour construire la paix. Cette semaine, je vous propose de poursuivre cette réflexion avec ce curieux et célèbre passage où Jésus dit :

« Je ne suis pas venu apporter la paix sur terre,
 mais le glaive » (Matthieu 10:34)

Ce verset de l’Évangile est évidemment utilisé par bien des gens aigris pour donner un vernis de noblesse à leurs paroles et leurs gestes désagréables, comme s’ils étaient désolés de semer la discorde mais qu’ils sont obligés au nom de Dieu, de la justice ou de la Vérité, qu’ils sont en cela les dignes successeurs des prophètes et même de Jésus-Christ, qui, tous ont été mal vus à cause de leurs paroles fortes.

Mais quand on regarde ce que nous connaissons de la vie et des paroles de Jésus, 95 % de ses paroles et de ses actes sont des gestes de réconciliation, des gestes d’accueil positif et d’encouragement pour ce qu’il y a de meilleur dans la personne qu’il rencontre. C’est vrai qu’il a eu quelques paroles dures contre les intégristes de son époque, et un unique geste violent contre les étals des marchands de salut installés dans le Temple. Ces paroles et ce geste sont infiniment mesurés par rapport à la violence que lui-même, Jésus subissait de la part de ces extrémistes (chassé de sa ville natale, sans cesse agressé verbalement et physiquement, puis torturé et exécuté).

Par conséquent, même ce passage de l’Évangile ne peut servir à justifier que nous soyons exagérément désagréables et encore moins violents contre les autres. Il peut arriver que cela soit nécessaire, malheureusement. Mais si nous constatons que nous le sommes trop souvent violent, que ce soit contre les autres, contre ce monde, contre la société, contre la vie ou contre nous-mêmes, c’est que l’urgence est d’abord de faire la paix en nous-mêmes. Ce n’est pas désespéré, bien sûr, mais il vaut mieux être lucide afin de démarrer le chantier par le bon bout.

En effet, c’est à travailler dans un chantier, un noble chantier, que Jésus nous invite avec cette parole importante. Et il nous apporte même la caisse à outils et il entame ici notre formation pour que nous soyons un artisan de paix. C’est bien cela le but, car avant de dire et de répéter « Je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre », Jésus nous dit dans ses toutes premières paroles, programmatiques « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu ! » (Matthieu 5:9) ? Cette forte exclamation montre bien que travailler pour la paix est un des attributs fondamentaux de Dieu lui-même, et donc qu’il travaille à la paix comme un artisan, avec habileté et passion, mais à la main, pièce après pièce. Et cela nous permet de comprendre son curieux « Je ne suis pas venu jeter la paix sur la terre ». Il ne la jette pas comme le Père Noël envoie un cadeau par la cheminée. Dieu travaille à la paix, il ne la jette pas toute faite. Et il nous embauche sur ce chantier comme un apprenti, et il nous donne les bons outils, ou plutôt le bon outil, une épée. … suite du texte ici

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