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Gaspard de Coligny le 14/9/2014

prédication du pasteur Gaspard de Coligny
pour le dimanche 14 septembre 2014

LLa Bible est le livre le plus vendu au monde depuis que l’imprimerie existe en Europe. Il y a bien le catalogue Ikéa qui dépasse depuis quelques années la Bible en nombre d’exemplaires imprimés mais ce catalogue est ensuite jeté à la poubelle, alors que la Bible est précieusement rangée dans la bibliothèque. Peut-être trop précieusement rangée, alors qu’elle est faite pour devenir toute fatiguée par l’usage que nous en faisons.

Mais ce n’est pas si facile de lire la Bible. Ce n’est pas que ce soit si difficile techniquement, mais plusieurs personnes m’ont dit être gênées de prendre la Bible pour la lire et l’étudier devant les autres. Quand on est vu lire un roman, ça va. Si on lit l’Illiade et l’Odyssée, ça fait sérieux. Mais si quelqu’un attrape sa Bible et la lit, la scrute, l’étudie, il arrive qu’il subisse des regards un peu en biais.

Comment est-ce possible, alors que la Bible est certainement une des 7 merveilles de la littérature mondiale. C’est un livre de philosophie et de théologie riche et profond, c’est aussi un outil absolument génial pour mieux se connaître soi-même, pour se poser d’excellentes questions qui aident à avancer, mais aussi pour nourrir notre foi et notre prière…

Pourquoi est-ce que ce semblerait bizarre de lire la Bible dans le métro, à la récréation ou après le dîner ? Ce n’est pas que la Bible ait moins de valeur qu’il y a 100 ans. Mais à mon avis c’est notre faute à nous, chrétiens. Car le christianisme a changé, depuis quelques dizaines d’années, deux courants principaux se développent dans le christianisme :

  • Il y a les fondamentalistes, hyper motivés pour Jésus, considérant que la Bible est à la lettre près la Parole même de Dieu au point que quand leur lecture traditionnelle contredit la science, ils affirment que c’est la science qui se trompe, pas leur lecture de la Bible.
  • Et puis il y a les libéraux, qui ont une façon d’interpréter la Bible qui est proche de celle que tout le monde utilise pour lire par exemple l’Illiade et l’Odyssée, personne ne croyant qu’il existe des cyclopes ou des sirènes au sens littéral du terme, mais lisant ces textes comme une figure du réel.

Alors quel est le problème ?

  • Les fondamentalistes ont un bel enthousiasme pour pratiquer la Bible, mais le risque c’est qu’ils la ridiculisent en voulant forcer les gens à prendre à la lettre des récits qui ne sont pas faits pour être lus comme cela, motivant leurs fidèles par la menace d’un Dieu plus féroce encore que Goliath.
  • Les libéraux ont parfois une lecture très intelligente de la Bible, mais à force de la désacraliser, ils risquent de ne plus s’investir dans l’étude de la Bible en y mettant leurs tripes, leur être, leur espérance et leur vie même. À quoi bon puisque Dieu nous aime et nous aimera de toute façon, comme le dit et le montre le Christ par sa vie.

Il y a donc du bon et du mauvais dans les deux courants les plus vivants du christianisme.
… suite du texte ici

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Une Réponse à “David choisit dans le torrent cinq pierres polies et les mit dans son sac de berger (1 Samuel 17)”

  1. Marie-Alicia dit :

    Bonjour Mr Pernot.
    Merci pour votre prédication sur ce sujet. Très intéressante et pragmatique. + sympa en temps de rentrée…

    Et MERCI pour les ministères de bergers… auxquels nous devons tant.
    Bonne semaine.

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