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James Woody le 7/9/2014

prédication du pasteur James Woody
pour le dimanche 7 septembre 2014

Tout donne à penser qu’on ne peut pas gouverner le monde avec le sermon sur la montagne et, moins encore, avec les « béatitudes » : Trop utopiste, pas assez pragmatique ! Les béatitudes, pour ne parler que d’elles, donnent parfois le sentiment d’être dans la Bible pour donner raison à ceux qui prétendent que la foi devrait rester dans le registre de l’intime ou à ceux qui sont d’accord pour dire que la Bible a quelque utilité, mais seulement pour permettre le décryptage d’œuvres d’art, sans quoi c’est un livre à fermer et à mettre de côté dès qu’on passe aux choses sérieuses. Au mieux, le sermon sur la montagne serait une belle utopie, le récit sympathique de ce qui sera possible le jour où les gens sérieux auront fait ce qu’il faut, sans se servir de la Bible, pour instaurer un ordre du monde parfait.

Les théologiens réformés, Jean Calvin en tête, ont considéré que le message biblique n’était pas pour plus tard, qu’il n’était pas uniquement une sorte de point de fuite qui console les malheureux en leur faisant penser à des lendemains qui chantent. Les théologiens réformés, les protestants réformés, ont le plus souvent considéré que le message biblique était un chemin praticable d’ores et déjà : ce que Dieu nous rend capable de faire dès à présent (ce qui explique que l’ordre liturgique réformé puisse être ‘confession du péché-annonce de la grâce-volonté de Dieu’).

Ainsi le théologien suisse Léonhard Ragaz (1868-1945) suggérait de prendre le message du sermon sur la montagne comme le message que l’Eglise doit annoncer à la société, et non comme un texte valable seulement pour les croyants du dimanche matin. C’est dans cet esprit réformé que je voudrais reprendre ce texte des béatitudes, ce texte qui semble aux antipodes du monde réel et le confronter à ce qui lui semble être le plus étranger, le plus antithétique qui soit : l’entreprise – l’entreprise réputée cruelle, avide de chair fraîche et de grosses marges, l’entreprise courtisée par tout le monde ces derniers temps. Testons les béatitudes sur l’entreprise et nous pourrons confirmer que Jésus aime l’entreprise. « Qui peut le plus peut le moins » : si les béatitudes s’avèrent opérationnelles pour l’entreprise, elles nous pourront nous être utiles dans les autres domaines de notre vie.
… suite du texte ici

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Une Réponse à “Prédication : Jésus aime l’entreprise (Matthieu 5:1-12)”

  1. Domitille dit :

    Une prédication très intéressante, il est tentant d’en laisser quelques copies près de la machine à café au bureau!

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