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James Woody le 2/11/2014

prédication du pasteur James Woody
pour le dimanche 2 novembre 2014

Chers frères et sœurs, les protestants ont un rapport ambivalent à la mort. D’une part ils font valoir le radicalisme de Jésus « laisse les morts ensevelir leurs morts (Lc 9/60) et, d’autre part, ils ne traitent pas leurs morts comme de simples objets hors d’usage, mais ritualisent le temps du deuil. Les protestants ont un rapport à la mort en forme de « ni ni » : ni fascination à l’égard de la mort, ni déni de la mort. La mort ne submerge pas la vie chrétienne, pas plus qu’elle n’est reléguée hors de l’histoire. La mort est envisagée comme l’un des éléments constitutifs de la vie, dont on peut parler, dont les textes bibliques parlent. Ici, Jésus aborde la question de front avec ses disciples sur la base d’un malentendu qu’il fallait dissiper à l’époque où l’évangile selon Jean voyait le jour et qu’il faut dissiper génération après génération, aujourd’hui encore.

Le malentendu porte sur la réalité de la mort. Dans le cas présent, est-il question d’un assoupissement, auquel cas il n’y a pas lieu de s’inquiéter, ou s’agit-il d’une mort au sens physiologique du terme avec l’arrêt des fonctions vitales, essentiellement le cœur et le cerveau ? S’il ne s’agit que d’un assoupissement, d’un endormissement, les disciples considèrent que ce n’est pas grave, que cela s’arrangera : « s’il s’est endormi, il sera sauvé » disent-ils, comme nous pourrions dire à un ami « repose-toi, ça ira mieux après ». Mais Jésus les reprend, en leur disant que c’est beaucoup plus grave que cela, qu’il s’agit bien de mort et que, naturellement, cela n’ira pas mieux après.

… suite du texte ici

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