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James Woody & Marc pernot

prédication des pasteurs James Woody & Gaspard de Coligny
pour le jour de Noël 2014

I) Noël fait sortir du tohu-bohu Genèse 1:1-2:3
Par James Woody

Chers frères et sœurs, je vous propose d’entendre Noël comme un écho positif au premier récit biblique de la création.

Tout d’abord, c’est la nuit. L’indication nous est donnée quand il est question des bergers qui, au même moment, sont dans les champs avec leur troupeau. Jésus vient à la vie alors que la nuit recouvre le monde, que l’obscurité enveloppe les regards, les existences. La nuit n’est pas propice à la vie. L’être humain a besoin de lumière, il a besoin du jour pour vivre. Or Jésus naît durant la nuit. Il y a un soir, mais pour une famille, c’est déjà le matin. Et ce matin se propage jusque dans les champs où sont les bergers qui voient quelque chose resplendir autour d’eux. Là où il ne devait y avoir qu’obscurité, que ténèbres, il y a de la clarté, il y a du lumineux.

D’où vient cette lumière ? les bergers qui se rendront à la crèche pourront découvrir qu’elle émane d’une mangeoire. C’est là que Jésus a été déposé par ses parents. Une mangeoire est remplie de fourrage, d’herbe. C’est la verdure, le fruit de la terre. Ce nouveau-né est placé dans un écrin on ne peut plus naturel qui rappelle le lien qu’il y a entre l’humanité et la nature. Il n’y avait peut-être plus de place dans les habitations humaines, fort heureusement la nature reste disponible pour tout un chacun. Il faut prendre soin de la nature car c’est de la nature que nous tirons notre subsistance.

Il n’y a pas que les bergers, habitués à vivre au sein de la nature, qui vont s’en rendre compte. Des personnes moins habituées par les prés d’herbe verte vont, elles aussi, voir cette scène. Ce sont des savants, des mages, nous dit l’évangéliste Matthieu. Qu’ont-ils vu, eux ? une étoile. Une étoile qui a suffisamment marqué le temps pour qu’ils se disent que quelque chose d’important s’est passé. Etoile pour scander le temps, étoile pour se repérer dans l’espace… les mages venus d’Orient ont levé les yeux au ciel avant de baisser le nez sur le nouveau-né. Ils ont plongé leur regard dans l’étendue des cieux pour aller au cœur de la vie.
… suite du texte ici

II) En Christ, sortir du paradis et vivre enfin (Genèse 2:4-3:8)
Par Gaspard de Coligny

L’Évangile selon Luc nous raconte que Marie, après avoir solidement discuté la parole de l’ange, dit enfin « je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon sa Parole » (Luc 1). Marie fait alors exactement l’inverse de ce que décident de faire Adam et Ève, eux aussi après avoir mûrement réfléchi. Grâce à Dieu mais aussi grâce à ce « oui » de Marie, naîtra le Christ.

Depuis Saint Augustin au Ve siècle, on a parfois dit que la faute d’Adam et Ève avait profondément souillé l’humanité et avait fâché Dieu d’une grande rancune, ce dont le Christ nous aurait sauvé. Je suis plus que d’accord sur le fait que Christ nous apporte la vie, et je suis un grand admirateur de Saint Augustin, mais pas du tout sur cette façon de comprendre le salut donné par Dieu en Christ.

Le texte de la Genèse parle effectivement d’une faute d’Adam et Ève. Mais elle est plus comme le « non » qu’un enfant apprend à dire à sa mère vers 2 ans. Ce n’est pas très agréable pour la mère, mais c’est ainsi que le petit enfant découvre qu’il est une personne et non pas une simple extension de sa mère, comme Adam et Ève face à Dieu. C’est à cette occasion que l’enfant voit de ses propres yeux que sa révolte ne remet pas en cause l’amour de sa mère. Il découvre la grâce. Il découvre ce que c’est que la fidélité.

D’ailleurs, dans le récit de la Genèse, Dieu n’est pas fâché contre l’humain. Il ne l’écrabouille pas, il ne le maudit pas, il ne l’abandonne même pas, au contraire, de sa voix, de son souffle, Dieu appelle l’homme, il le cherche, le déniche, l’interpelle de ses questions. Dieu se fait même serviteur en leur donnant un vêtement, une dignité. Puis Dieu leur annonce qu’ils auront du travail, du pain et des enfants.

Vous allez me dire qu’être expulsé du paradis et de devoir faire des efforts est une punition ? C’est ce que se dit aussi l’embryon qui est expulsé du ventre de sa mère où il vivait nourri, logé, chauffé, choyé comme s’il était seul au monde, sans un effort. Mais c’est en étant expulsé de ce paradis que l’embryon peut devenir un enfant, et personne.
… suite du texte ici

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