S'abonner par :
 rss
 email

personne dans un carton marqué fragile - http://www.flickr.com/photos/52385238@N00/7694020492 Found on flickrcc.net

Question d’un visiteur :

Bonjour Pasteur Marc,

Il y a des périodes, parfois plus ou moins longues, où l’on se sent tout en fragilités, en faiblesses ;
Faut-il alors « lutter contre » nos fragilités (mais nos fragilités, c’est un peu nous quand même) ou les écouter ?

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, pendant le repas de Noël organisé avec St Eustache et en famille,

Comme je n’ai pas eu de retour sur la vente, j’espère que celle-ci s’est bien déroulée,

Bien cordialement,

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Oui, grand merci, la vente de paroisse s’est bien passée. Par l’ambiance, l’accueil (vous n’y êtes pas pour rien). Mais aussi par le bénéfice qui va permettre de soutenir des personnes en grand besoin, soit directement soit au travers d’associations dont nous sommes certains de la grande valeur.

Pour la question de nos fragilités & faiblesses, je pense que nous devons faire preuve de tendresse, de patience mais aussi d’ambition envers nous-mêmes. Comme nous en aurions pour une personne chère qui nous est confiée. Ni plus ni moins (le « aime ton prochain comme toi-même » de Jésus implique qu’il faut s’aimer soi-même comme un prochain que l’on aime vraiment). Une personne que l’on aime, on l’aime telle qu’elle est même si elle gardait ses défauts pour toujours, mais en même temps on ne cesse d’espérer qu’elle avance et se porte de mieux en mieux, et l’on essaye humblement de faire équipe avec elle pour qu’une belle évolution soit vécue.

Je suis bien de votre avis, c’est exactement cela, il faut à la fois écouter nos fragilités et lutter contre. Il faut les accompagner et les éduquer, avec pédagogie, cherchant un progrès jour après jour et ne désespérant pas. Il faut parfois ruser avec elles, parfois leur mettre à la porte violemment, parfois demander de l’aide, parfois transformer ces faiblesses en une qualité qui nous aide à aider les autres…

Donc oui, à la fois nous accepter tel que nous sommes et lutter contre nos faiblesses & nos fragilités. En quelle proportion ? Dans l’incroyable parabole de Jésus sur la brebis perdue (Luc 15), Jésus nous propose de chercher à progresser de 1% à la fois. De laisser tranquille 99% et d’aller à la recherche d’une brebis perdue, et de chercher et chercher encore « jusqu’à ce qu’on la trouve ». Et Jésus ne doute pas que finalement on le trouvera ce pourcent. Il faut dire que nous avons un Sacré Berger pour nous aider dans notre vocation de berger. A chaque petite progrès, il y a de la joie, ici et dans le ciel. Alors nous chercherons un autre pourcent et ainsi pas à pas. C’est cette tendresse et cette patience inlassable que nous pourrions avoir avec ce monde, avec nos proches, avec notre existence et avec nous mêmes, non ?

Joyeuses et belles fêtes de Noël à vous, qu’elles soient tranquilles dans un cinéma vide, ou chez soi à bouquiner là où on est bien, ou en famille, ou avec des amis et une dinde aux marrons… c’est une belle occasion de penser au meilleur.

Amitiés fraternelles

Marc

pasteur Gaspard de Coligny

Plusieurs centaines d’autres questions & réponses sur le site

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

Laisser un commentaire