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homme épuisé sur le sommet d'un mur - http://www.flickr.com/photos/29912035@N03/6340085461

Question d’un visiteur :

Bonjour,

J’ai fait la connaissance il y a trois ans d’une jeune fille au passé très douloureux qui la plombe terriblement aujourd’hui. Notre relation est très voire trop fusionnelle. Elle traverse une grave crise qui a nécessité son hospitalisation, elle a tenté de se suicider. Je l’ai remise dans la prière. J’ai demandé au Seigneur de l’aider, de l’épauler, de la guérir. Son frère l’aime énormément et moi aussi mais j’arrive aujourd’hui à saturation car elle ne semble pas écouter ce que je lui dis: « fais ta thérapie, ne l’abandonne pas car c’est grâce à elle que tu vas t’en sortir ».

Je suis à bout car je la porte depuis près de trois ans.

Je ne suis pas la seule, certes mais nous sommes très proches, voire trop proches. J’accepte le reproche. Je découvre aussi que c’est une jeune fille très seule, sans amis. Je ne veux pas la laisser tomber dans ces moments si difficiles pour elle. Mais que puis-je faire si elle ne suit pas sa thérapie, vitale pour elle?

Alors, je m’interroge sur Dieu. Pourquoi n’entend-il pas mes prières? Peut-être ne suis pas assez bonne chrétienne? Je le reconnais moi-même. Je suis perdue car je veux suivre le Seigneur. Et j’estime que l’on n’abandonne pas quelqu’un dans la détresse, dans une telle détresse. Seulement, jusqu’où et jusqu’à quand puis-je la soutenir?

Je suis épuisée car c’est un cas lourd.

J’ai demandé au Seigneur d’agir à travers moi auprès d’elle, d’être Son instrument mais je suis en train de lâcher prise. Je me demande aussi si je ne surinterprète pas les choses en ce qui concerne les agissements de Dieu, la présence de Dieu en toute chose.

Merci à vous

Réponse d’un pasteur :

Bonjour Sylvie

Votre mail m’a vraiment touché. Franchement, mille mercis pour tout ce que vous faites avec tant de cœur, de foi, d’humilité, de lucidité.

D’abord en ce qui concerne Dieu, il entend vos prières. D’ailleurs, il ne les a pas attendues pour faire tout son possible pour aider cette femme souffrante, bien entendu, car il est le Dieu de la vie qui ne laisse pas tomber ses enfants. Mais on a trop dit, dans nos églises, que Dieu serait tout puissant. La Bible dit le contraire, les seules fois où il est littéralement question de « toute puissance de Dieu » c’est dans le Nouveau Testament quand il est question de l’horizon du temps, quand toutes choses lui seront soumises, mais c’est dans un temps infini. et quand une fillette de 12 ans meurt de leucémie à petit feu dans des souffrances atroces, c’est malgré la volonté de Dieu. C’est que maintenant encore, le monde est en genèse. Dieu y travaille et nous sommes appelés à participer à cette création d’un monde plus juste et plus fraternel, en ordonnant peu à peu avec lui ce qui reste de chaos, en domestiquant ce qui est sauvage, en soignant ce qui est souffrant, en réconciliant les humains avec leur Dieu et en réconciliant les humains, unis dans leur diversité en un corps. Donc, vous doutez d’une certaine notion de Dieu, mais cette notion est en partie vraie (un Dieu créateur, qui est à l’œuvre, et qui aime) mais aussi en partie fausse (un Dieu tout puissant, magicien, qui attend qu’on le supplie assez comme il faut, assez fort, pour envoyer ses bénédictions, ou qui guérit un chouchou et laisse d’autres de ses enfants dans la détresse alors qu’il pourrait les soulager). Et vous faites bien de douter de cette notion-là de Dieu, c’est une légende, un fantasme, et peut-être une manipulation de certains responsables d’église pour mieux tenir les fidèles ?

Mais votre prière pour cette femme est néanmoins une bonne idée, certainement. Non pour faire changer Dieu, mais pour recevoir sa force, ses éclairages, et son pardon, et sa paix. Et pour qu’elle même, se sachant soutenue dan sla prière puisse s’ouvrir à sa puissance d’accompagnement et de création. Car s’il n’est pas tout puissant, il n’en demeure pas moins très puissant pour ouvrir des brèches dans nos enfermements.

Pour le reste, oui, c’est hyper difficile pour nous d’être face à un choix tragique. Cela arrive parfois dans l’existence où toutes les solutions sont mauvaises, en partie. C’est fondamentalement là que la foi du Christ nous est d’un grand secours. Il nous a manifesté l’amour et le pardon de Dieu. Or, le pardon de Dieu est particulièrement là pour ça, pour ces situations où nous sommes coincés, obligé de choisir une mauvaise solution, même si c’est la moins pire.

C’est à mon avis le cas qui vous préoccupe.
C’est sans doute un drame si vous cesser d’accompagner cette femme.
C’est sans doute un drame si vous vous cassez pour l’accompagner, car alors ce sera non seulement dramatique pour vous et pour ceux qui vous aiment, mais ce sera plus que dramatique pour cette femme qui se sentira, en plus de sa détresse, responsable de votre burnout.
Qu’est-ce qui est le moins pire (je ne dis pas la meilleure solution, car il n’y a pas, malheureusement de bonne solution, sinon la question serait facile) ? Je suis désolé pour cette femme et pour son mari, mais c’est bien possible que ce soit de considérer que vous en avez assez fait et qu’il est venu le temps d’arrêter.

C’est vrai qu’elle risque de se suicider. Mais encore une fois, qu’est-ce qui est le moins pire, qu’elle se suicide après que vous vous soyez vous-mêmes écroulée ou avant que vous vous soyez écroulée ? Et puis on ne se suicide pas pour ça, on se suicide parce que l’on est malade et que cette maladie est mortelle, et peut-être qu’on n’a pas voulu, ou pas pu se soigner…

Mais ensuite, il y a peut-être un travail à faire sur les modalités de cette fin de service, afin qu’elle aie moins l’impression d’être trahie. Par exemple ne serait-il pas possible de dire que votre médecin vous a ordonné d’arrêter parce que vous êtes malade, et que vous êtes au repos maximum forcé pour un an. Il est bien possible qu’il y ait du chantage à l’affection, au suicide, des cris et des injures parce que nous sommes comme ça, à chercher tous les moyens d’arracher bec et ongles ce que nous pensons être notre dû, par la douceur, les larmes, les injure set les coups. Mais que faire ? Oui, prier. Ce n’est pas une prière à bon compte, du genre de la prière d’une personne qui prierait pour la pauvre vielle voisine qui meurt de faim dans l’appartement d’à côté alors que nous-mêmes nous rendons malades à trop manger… Mais la prière humble et sincère qui reconnaît avoir fait ce que l’on a pu, et que oui, ça ne suffit pas, mais qu’on a atteint les limites de notre finitude.

Oui, je sais, c’est pas facile de prendre une décision comme celle là. Il faut accepter de ne pas être totalement Christ nous mêmes. Il faut saisir que vouloir mourir au service de l’autre n’est pas toujours une humilité mais parfois une sorte d’orgueil mal placé, avec un goût prononcé pour l’héroïsme. Par fois l’humilité est de reconnaître que la charge est trop lourde pour nous. Cela me fait penser à ce verset, disant que Dieu dit à Gédéon d’abord « L’Eternel est avec toi, vaillant héros ! » (Juges 6:12) puis « Va avec cette force que tu as » (Juges 6:14). Il ne nous dit pas d’aller avec la force que nous n’avons pas, même avec l’appui de Dieu, si lui n’est pas tout puissant, nous ne le sommes pas non plus.

Oui, le service de l’autre nous est commandé par Christ, mais c’est plus complexe que cela. Il nous dit d’aimer Dieu à 100%, d’aimer notre prochain à 100% (et nous devons nous partager entre bien des prochains), de se nous aimer nous-mêmes à 100%. Parfois il y a des activités qui comptent à la fois pour les trois missions, mais même ainsi, notre temps éveillé et nos forces ne suffisent pas à faire tenir tous ces % dans les limites du possible. Même le Christ, parfois, renvoie la foule en demande pour se reposer, seul ou en prière. Et il commande aux apôtres de faire de même après qu’ils aient trop fait (Marc 6:31).

Mais bon, je dis ça comme une solution possible. Il y en a d’autres possibles, celles d’espacer les visites et contacts à tant par mois et en ne fléchissant pas d’un pouce. Ou de continuer comme vous le faites maintenant, parfois on a un petit passage à vide, puis vient un renouvellement de nos forces, ou chercher à monter une équipe avec deux autres personnes de l’église pour se relayer autour d’elle… et bien d’autres pistes sans doute.

Alors quelle solution ? Je ne connais pas la situation, et il n’y a que des cas particulier. C’est à vous de prendre la décision qui vous semble la moins pire, en conscience, en responsabilité, puis de vous y tenir en acceptant d’être pardonnée et de chercher à vous pardonner. Et d’avancer.

En tout cas, vous avez mon admiration et ma reconnaissance pour ce que vous avez fait. C’ets déjà un trésor inestimable.

Que Dieu vous bénisse et vous garde.
Amitiés fraternelles

pasteur Gaspard de Coligny

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5 Réponses à “Question : j’ai trop fait pour aider quelqu’un, je suis épuisée, que faire et que fais Dieu ?”

  1. Marie-Alicia dit :

    Bonjour.
    Une partie de ma formation pro, me fais vous lire avec beaucoup d’attention. C’est effectivement un grand travail que cet accompagnement, mérite bien des compliments et encouragements.
    Il y a effectivement beaucoup à dire, peut-être aussi à expliquer.

    J’aimerais ajouter (je ne sais pas ce que vous en penserez, Mr Pernot), mais il y a aussi une autre possibilité très intéressante quant à ces accompagnements (possibilité très souvent absente ou négligée, mais très importante pour tous, accompagnants et accompagnés), qui est celle de travailler sur la liberté – et ce n’est pas aussi évident.
    Liberté qui ne veut pas dire laisser l’autre seul face à sa vie et ne plus le rencontrer, mais accompagner la liberté de l’autre ; c’est tout un travail, beaucoup de patience. Mais c’est aussi, dans le même temps que ce travail dans l’accompagnement, préserver et protéger sa propre vie, sans être pour autant égoïste. C’est aussi assumer le fait que l’autre est tout à fait capable de s’assurer en adulte, sans être fusionnel, assurant la dignité de chacun (très important) et non pas une surprotection par « peur de » (= souvent le perdre ou perdre la relation, ou perdre sa propre estime).
    Une écoute particulière est nécessaire, qui ne va pas envahir l’autre, mais lui permettre de s’assumer dans un contexte sécurisant (cas des personnes en détresse). C’est la façon dont il va être compris et renvoyé à sa propre prise compte de lui-même qui va permettre une advenue réelle de la personne et éviter un enfermement de celle qui l’accompagne (piégée au fil du temps par trop d’investissement, par ailleurs souvent d’ordre affectif et pas vraiment réaliste au final).
    Il ne s’agit de tout briser mais « d’être autrement » avec la personne accompagnée.
    Ne pas trop « rêver » pour l’autre.

    J’aimerais dire aussi, dans le cas de l’accompagnement que fait Sylvie : qu’elle prenne garde de ne pas se faire piégée par la culpabilité qu’elle pourrait avoir (idée d’abandon de l’autre, comme elle le dit d’ailleurs). D’autant que cette personne accompagnée est responsable de la décision qu’elle prend face à ses propres soins (thérapie) – et c’est peut-être, voire probable, que ce soit là le point le plus important maintenant à exploiter : la notion de responsabilité de cette personne, même si elle ne va pas très bien. Responsabilité qui est d’ailleurs en lien avec celle de sa liberté, justement.
    Telle que semble être la situation actuellement, c’est « une carte » importante à travailler : elle va permettre de positionner chacun d’une nouvelle façon beaucoup plus juste et sereine dans les relations et au regard des responsabilités (et du coup de la culpabilité qui ne va pas manquer de « montrer le bout de son nez »).
    La liberté, ce n’est pas abandonner l’autre en détresse ; c’est rester libre soi-même, tout en permettant à l’autre de s’assurer, malgré ses difficultés, d’être présent, même avec de la distance, mais avec une vigilance bienveillante, distanciée, déjà le temps que les choses, au travers des décisions prises, évoluent.
    Juste un mot concernant la notion de suicide : tous n’ont pas les mêmes bases, ne correspondent pas aux mêmes maladies et donc ne nécessitent pas les mêmes accompagnements. C’est très complexe et peut être aussi, très manipulateur…
    Courage à Sylvie pour trouver la bonne formule maintenant, en se protégeant et assurant peut-être juste un minimum « vital » pour le moment, autrement ; relais auprès d’autres aussi.
    C’est un très bel accompagnement, mais c’est aussi le temps de repositionner chacun à sa juste place. Courage pour vos propres décisions, prenant soin aussi de vous-même.
    Aussi, avec les bons conseils du Pasteur M. Pernot.

    Bien cordialement.

  2. nathan andiran dit :

    Je partage avec vous Sylvie une relation semblable.
    J’ai recueilli un jeune homme en plein hiver, il y a deux ans, alors que j’aidais à récolter des fonds pour l’Armée du Salut (leurs fameuses marmites de Noël!). Ce gamin n’avait plus rien, ni papiers, ni vêtements chauds… Et il voulait aussi mettre fin à ses jours… Je l’ai fait hospitaliser le lendemain car son état était inquiétant. Depuis, je m’en suis beaucoup occupé et me suis, comme vous, beaucoup épuisé. Il est atteint de maniaco-dépression et rechute souvent, nie la réalité de ses troubles et pense ne pas devoir se soigner…
    Je pense, comme vous l’a dit Marie Alicia, qu’il est important de reformuler en vous la notion de liberté, de mettre des limites dans cette relation..
    On ne peut pas porter la croix de l’autre totalement et cela n’aidera pas l’autre ni soi même. La prière est aussi importante et vous devez persévérer: Dieu ne peut pas être insensible à la douleur de ses enfants ! La solution n’est peut-être pas celle que nous espérons. Mais soyez convaincu que Dieu n’est pas insensible à tant de souffrances et que, comme avec Job, le temps pour Dieu d’agir viendra. Sans doute que notre foi
    est alors mise à l »épreuve: mais elle n’en sortira que plus grande.
    Relisez aussi le récit du prophète Elie et vous comprendrez que nous ne devons pas nous reposer que sur notre force et sur une conception trop rigide dont Dieu devrait agir. Et que, même un prophète de Dieu a besoin de repos et d’y retrouver Dieu. Dieu n’était ni dans le tonnerre ni dans le vent violent.. mais dans le souffle à peine audible. Essayer de vous reposer et si vous le pouvez de faire une retraite spirituelle. Ainsi vous pourrez reprendre votre aide sur des bases plus « solides ».
    Mais Gaspard de Coligny a raison de vous féliciter pour ce que vous faites. En cela ne doutez pas: c’est bien la volonté de Dieu !

  3. Marie-Alicia dit :

    Bonjour à tous.

    @Nathan. Par rapport à « … », cité ci-dessous.
    Oui, c’est beau ce que vous avez fait -et faites encore, probablement. D’autant qu’il semble que vous ayez été confronté à une pathologie complexe.
    Je voudrais juste dire au sujet de : « ce que vous faites. En cela ne doutez pas: c’est bien la volonté de Dieu ! » : Je pense que même dans ce domaine, il est important de rester très vigilant (ex: le résultat de votre propre expérience), surtout en ce sens :

    les engagements ou les façons de concevoir ces engagements dépendent aussi de la conception que chacun, dans un contexte ecclésial ou pas, a, de l’aide au prochain, et pour les chrétiens, conception basée sur la lecture qu’en a la personne elle-même de la Bible ET du milieu dans lequel elle se situe. Ainsi, dans certains milieux dits chrétiens, circule cette pensée : « Quand on est chrétien, on doit FAIRE TOUT pour l’autre, voire > tant que l’« on n’a pas TOUT FAIT POUR L’AUTRE, on n’a RIEN FAIT ». Mais je crois que ce n’est pas une bonne conception de l’aide à autrui. Pas biblique non plus, d’ailleurs. Chacun est responsable de sa propre vie : c’est très peu évoqué dans notre siècle, mais c’est une réalité fondamentale. Responsabilité et liberté sont toujours liées.

    L’aide à autrui est très complexe, souvent de l’ordre du « faire à la place de » qui nie en fait la dignité de l’autre et qui relève même d’une certaine utopie ; qui permet aussi d’avoir un pouvoir sur lui. Le contraire de sa liberté, justement.

    Je voulais juste soulever ce point parce que notre lecture de la Bible et ce que nous entendons, a un impact non négligeable sur nos propres engagements, certes utiles, mais de quelle façon ? Et par rapport à l’existence d’autrui, pour lequel nous souhaitons le mieux, par ailleurs. Peut être très paradoxal.
    La façon dont nous assumons les engagements, sur quelle(s) base(s) : Là est toute une question, qui mérite d’être interrogée et clarifiée. Sans oublier, les conséquences pour les autres…

    Bien cordialement.

  4. nathan dit :

    Merci Marie Alicia.
    Je crois que vous avez raison: la liberté de l’autre doit être préservée et chacun répondra
    pour ses actes.
    Bien entendu qu’il faut se poser des questions sur les limites à apporter
    à quelqu’un. Je pense que Sylvie doit y réfléchir et votre réflexion est très pertinente.
    Après, évidemment, nous sommes aussi des êtres affectifs et il n’est pas toujours évident
    de raisonner à froid. Mais il est pourtant nécéssaire de prendre un peu de recul par moments et de mettre de l’analyse à tout cela.
    Comme je disais à Thomas, je ne peux que te dire ce qui me semble le mieux, sans garantie de succès, sans certitudes absolues… En somme, il faut rester humble et savoir qu’on ne peut pas tout tout seul…
    C’est, comme le disait Blaise Pascal, d’essayer de trouver « le juste milieu ».

  5. DIOURIS dit :

    Bjr,
    Je crois qu »‘aider son prochain » (second commandement) , ce n’est pas la même chose que « sauver son prochain » ; les mots sont importants ds la Bible et ds la bouche de Jésus qui ne les emploie jamais au hasard : Lui, « sauve », Il est Sauveur, parce qu’Il en a reçu la capacité et la mission de Son Père ; ns , ns devons ns contenter d' »aider », ns ne sommes pas « sauveurs », ce serait presque de l’orgueil de le croire! La personne en souffrance ne peut que se tourner vers Christ pour recevoir son salut (ds les Ecritures), qu’aucun de ns ne peut lui donner . C’est Christ qui a été crucifié (pas ns ) , pour ns, et il n’y a qu’un seul Sauveur, pour tte l’humanité !
    Bien amicalement.

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