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Sœur Myriam, diaconesse de Reuilly

Sœur Myriam, diaconesse de Reuilly

Question d’un visiteur :

Bonjour Mon Père,
(est-ce ainsi que je dois vous appeler ?)

Je vous écris parce que je suis en souffrance.. Je ne me sens pas bien dans cette vie, ni à ma place… Je vis dans le Nord, je suis une femme de 54 ans. J’ai 3 grands enfants, et je ne travaille pas. J’ai eu pas mal d’ennuis de santé. ça va un peu mieux.

Ma vie a été difficile, et je songe à me retirer dans un couvent, non pas pour prendre le voile, mais pour me tenir à l’écart du monde et pouvoir me retrouver…

Quand j’étais enfant, j’allais à la Chorale de l’église de mon quartier chanter avec mon père. Je me rappelle de ces moments de bonheur et de bien-être, comme si c’était hier. Mon père était un homme bon, aimé de tous, mais parti trop tôt, nous laissant dans le désespoir ma mère et moi, j’avais alors tout juste 18 ans… Ma mère m’a quitté, hélas, aussi.
Tout cela me manque !

Je ne sais pas ce que vous pouvez faire pour moi, mais j’ai besoin de me ressourcer, et de prendre du recul… j’aimerais bien vivre auprès des Soeurs. Je participerais à la vie monastique, et je ferais de mon mieux pour aider, et ne pas déranger.

Comment pouvez-vous m’aider ? Avez-vous une ou des adresse(s) à me communiquer ? Qui dois-je contacter ? Je vous remercie pour votre aide, et pour votre attention.
Puisse le Seigneur m’apporter de la force et de l’amour. Mes pas, grâce à Lui, m’ont conduite jusqu’à Vous ..!
Que Dieu vous bénisse..

Réponse d’un pasteur :

Chère Madame

Bravo pour cette grande qualité de paix, d’humilité, de courage pour avancer que je sens en vous.

Il est possible que vous ayez une vocation monastique. Ce n’est pas donné à tout le monde, cela demande d’immenses qualités humaines d’arriver à se concentrer ainsi sur la foi, sur une communauté de quelques sœurs, et sur des taches à accomplir. Dans une vie séculière, nous avons la vie de foi, l’église, des engagements de bénévolat, la famille, le travail (si on a la chance d’en avoir un), et un peu de loisir aussi… et cela aide à tenir quand un pôle est un peu souffrant. Alors que pour le moine ou la moniale, la communauté est le cadre unique de son présent et de son avenir. Cela demande un grande maturité et solidité. C’est pourquoi ce chemin n’est valable que pour des personnes qui ont une vocation particulière pour cela, et qui recevront de Dieu la force et la sagesse nécessaire pour vivre ce chemin, et qui en retireront, à travers des combats, un vrai épanouissement de leur personnalité.

Même si vous n’aviez pas cette vocation d’être à vie dans un communauté de sœurs, cela n’empêche pas d’aller prendre des temps de retraite dans des monastères d’une semaine de temps en temps, c’est formidable, et c’est bien plus facile quand on est ainsi temporairement à l’hôtellerie. C’est peut-être de cela dont vous avez besoin : de prendre un temps pour vous retrouver, pour souffler, pour prier. Et puis ensuite vous verrez.

Sinon, vous avez raison, avec ce souvenir avec voter père, un engagement dans une paroisse sympa apporte énormément, soit comme pôle de ressourcement (au rythme qui nous convient), soit comme un lieu d’engagement au service des autres et d’une cause, en plus d’être un lieu de ressourcement, bien sûr.

Pour ce qui est des communautés religieuses, dans le protestantisme, il y a peu de communautés de sœurs mais il en existe de très précieuses :

Sinon, il y a des centaines de communautés de sœurs catholiques en France, je ne les connais pas bien du tout, il existe une grande diversité : liste.

Avec mes amitiés fraternelles
& mes vœux de bénédiction dans vos projets

pasteur Gaspard de Coligny

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