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Christ souffrant

Question d’un visiteur :

Bonjour, j’ai quelque questions à vous poser.

  1. Tout d’abord, lorsque nous avons des épreuves dans notre vie nous devons nous en réjouir, mais celle ci ne vienne pas de la volonté de Dieu. De qui proviennent elles alors ? Et pourquoi devons nous nous en réjouir si elles ne viennent pas de Dieu? (Je tire ces information de la bible mais il est possible que mon interprétation ait été mauvaise)
  2. Je ne ressens pas Jésus-Christ dans ma prière, je n’arrive pas à le sentir important, je porte mon attention principalement à Dieu en « oubliant » Jésus. Mais pourtant je sais a quel point il est important pour nous et a quel point nous devons être reconnaissant. Comment puis-je y remédier ?

Je vous remercie de prendre de votre temps pour répondre à toutes mes questions et celle des autres qui sont très utiles et intéressantes.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour Monsieur

Je suis bien d’accord avec vous, les catastrophes qui peuvent nous arriver ne viennent pas de la volonté de Dieu. Il est la source ultime de la vie et de la vie belle. Il ne fait du mal ni pour nous punir (il a d’autres moyens pédagogiques que cela) ni pour nous tester (il nous connaît et il nous aime).

Et donc, non, je ne pense pas qu’il faille se réjouir des catastrophes, ni celles qui nous arrivent, ni celles qui arrivent aux autres. Nous pouvons au contraire lutter contre le mal en faisant équipe avec Dieu, à notre façon, selon nos moyens.

Mais peut-être que vous pensez à des passages comme les béatitudes prononcées par Jésus « Heureux ceux qui pleurent… Heureux ceux qui sont persécutés…  » ? Je ne pense pas qu’il faille interpréter ces passages comme disant que les catastrophes et les persécutions sont des bénédictions de Dieu. Au contraire : 

  • La bénédiction de Dieu est le bonheur de la consolation, pas celui de souffrir comme des masochistes. En effet, Jésus ne dit pas « Heureux ceux qui pleurent, quelle joie de bien souffrir » mais Jésus dit « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés« . Et heureusement, sinon, cela voudrait dire que pour faire du bien aux autres, et au monde, il faudrait faire bien souffrir les autres… ce que ne veut évidemment pas Jésus, qui n’a blessé personne, mais au contraire tout fait pour soulager les souffrances morales, spirituelles, physiques, et sociales de ceux qu’il croisait. La souffrance peut venir de la nature, du chaos, de la maladie, de la mort, de méchancetés, ou de notre faute… pour Jésus, de toute façon, quelle que soit la cause, Dieu est à nos côtés comme source de consolation.
  • Et pour la seconde phrase « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice… » la souffrance vient alors explicitement des opposants à Dieu, cette souffrance est donc une lutte contre le bien que nous faisions ou que nous projetions de faire. Jésus nous dit ainsi que le moindre bon geste, la moindre bonne intention a une puissance formidable qui l’emporte sur le mal et la souffrance commises par la méchanceté. Cela donne du courage. Et en même temps, nous sommes prévenus du fait que si nous faisons le bien, ce n’est pas pour avoir plus de chance et de tranquillité dans la vie, mais parce que c’est bien de faire ce que l’on peut pour faire avancer les choses dans le sens du bien.
    Et donc le projet de Dieu est et reste toujours que nous soyons « heureux » et en marche.

Pour votre 2e question, l’essentiel, et c’est ce que Jésus nous invite à faire, c’est de prier Dieu. Jamais Jésus nous dit de le prier lui !
Donc, en priant Dieu, cela va très bien. Bravo.
Il y a mille façons de prier, chacun sa sensibilité, chacun sa prière. L’essentiel est l’ouverture à Dieu, et pour cela, la sincérité est essentielle. Alors priez comme vous le sentez, sans honte. De toute façon, avec Dieu, votre prière peut évoluer au fil du temps.
C’est vrai que Jésus est essentiel. Mais en priant Dieu sans crainte, directement et en confiance : vous êtes déjà transformé par Christ. Peut-être que vous êtes plus sensibles à Jésus dans la réflexion à partir des évangiles. Vous pourriez prendre un petit peu de temps pour lire et réfléchir sur un paragraphe des évangiles un peu régulièrement. Et cela nourrira votre relation à Dieu, votre façon de voir la vie.

Amitiés
& merci pour vos encouragements
Marc

pasteur Gaspard de Coligny

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2 Réponses à “Question : pourquoi devons-nous nous réjouir des épreuves si elles ne viennent pas de Dieu?”

  1. Havah dit :

    Nombre de personnes recommandent de rendre grâce à Dieu dans l’affliction et POUR l’affliction; il y en a qui voient ça presque comme un espèce de talisman, de sésame pour enfin être libéré de l’épreuve. Elles se basent sur 1 Th 5:18, Ph 4:6, Ja 1:3 et 1 Pi 1:7. Il y a peut-être, sûrement du vrai dans tout ça mais ce n’est, en général, une fois de l’autre côté de la rive, que l’on y voit plus clair. J’avoue à avoir du mal à me réjouir de la survenance d’épreuves, surtout quand elles perdurent ou sont récurrentes. En effet, ma foi s’en ressent et ma vision de Dieu en tant que figure paternelle en ressort malmenée. Je pense, tout esprit de rébellion assumée à l’égard de cette démarche, que de pouvoir se réjouir d’une épreuve, de pouvoir remercier Dieu de la survenance de celle-ci est une grâce de Dieu. On n’y arrive pas tout seul. Quand je repense à Jésus, je n’ai pas réjoui qu’il se soit réjoui d’un coup dur (pour Lazare, il a dit que la mort de ce dernier était pour que la gloire de Dieu se manifeste afin que les gens croient quand il le ramènera parmi les vivants). Il a même demandé que la coupe s’éloigne de loi si possible, sinon que la volonté de Dieu s’accomplisse. Peut-être que l’on devrait être inspirés par Étienne et les martyrs des premiers temps, mais de là à dire que l’on devrait systématique se réjouir et rendre grâces pour une épreuve? Rendre grâces PENDANT l’épreuve, oui mais le faire POUR, au nom de la souveraineté de Dieu? Je n’en suis pas encore là. Il y a un bout de la démarche qui m’échappe. Job a dit: « Dieu a donné, Dieu a repris, que le nom de Dieu soit loué ». Mais il me semble que c’était plus une acceptation voire une résignation, que de la joie face à ce qu’il traversait.
    Se réjouir POUR des épreuves serait faire preuve de foi en s’humiliant complètement sous la main de Dieu et en reconnaissant que rien n’arrive sur cette terre sans qu’il ne l’ait décidé. Cependant, il y a une fine ligne à ne pas franchir et qui nous ferait penser que Dieu donne son aval au mal. Bref!!! Je vais me contenter de me réjouir PENDANT l’épreuve et s’il y a matière à se réjouir POUR, que l’Esprit me le révèle!

  2. Havah dit :

    Je m’aperçois que beaucoup de coquilles se sont glissées dans mon texte que j’aurais dû bien évidemment relire avant de cliquer sur « Envoyer ».

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