S'abonner par :
 rss
 email

couverture du livre de Patrick CabanelLes petits-déjeuners du Forum de Regards Protestants

D’entrée de jeu, les protestants français ont entretenu un rapport étonnant, presque excessif, à leur histoire. Effet de la violence dont ils ont été les victimes, ils ont dressé des « livres de noms » comme arme de survie face aux négateurs de la minorité. La tolérance et le pluralisme advenus, les protestants ont agi dans le sens d’une surenchère, au moment où l’on pouvait s’attendre à une « désaffection » de ce passé traumatique. Ce dernier nourrit un sentiment d’élection et garde le groupe contre le risque de la perte d’identité, de la dilution dans la société englobante. Mais ne conduit-il pas à résumer une appartenance à une minorité ? Une intervention de l’historien, normalien et ancien membre de l’Institut universitaire de France Patrick Cabanel.

« Usages et mésusages du passé protestant »
avec l’historien Patrick Cabanel
Le mardi 14 avril de 8h à 10h au restaurant « Le Chien qui fume »,
33 rue du Pont-Neuf à Paris 1er (devant l’entrée principale du RER, à 5 minutes de l’Oratoire)
Inscription obligatoire à contact@leforumderegardsprotestants.fr ou au 01.45.74.31.24.

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

3 Réponses à “14 avril – 8h à 10h : « Usages et mésusages du passé protestant » avec Patrick Cabanel, historien”

  1. Fabienne dit :

    bonjour
    je fais des recherches généalogiques sur mes ancêtres protestants le long de la Dordogne, entre Bergerac et Libourne.
    Je ne trouve pas les registres des pasteurs avant Louis XVI.. Comment se faisaient les enregistrements des naissances et des décès lors de la période précédente ???
    merci d’avance
    Fabienne PASQUON JENDOUBI

  2. Bonjour
    Je vous conseille de contacter le service de généalogie de la SHPF (société d’histoire du protestantisme français) http://www.shpf.fr

  3. Jean Daniel Reuss dit :

    À priori, les recherches généalogiques protestantes pour la période 1685-1787 sont difficiles, puisque alors les protestants n’avaient pas d’existences légales. De plus, en 1685, certains pasteurs seraient partis en exil en emportant (pour les mettre en lieu sûr) les registres d’état civil de leur paroissiens.

    Voici aussi des sites Web contenant quelques indications sommaires sur les archives qui pourraient être intéressantes à consulter.

    *** Chantal COSNAY ; généalogiste professionnelle.
    http://www.geneanet.org/blog/index.php/post/2014/12/Comment-se-mariaient-les-protestants-apres-la-Revocation-de-l-Edit-de-Nantes.html
    Officiellement, entre 1685 et 1787, les protestants devaient choisir entre :
    « Soit de se marier devant un curé catholique, en abjurant leur foi ; dans ce cas, leurs enfants devenaient légitimes et avaient le droit d’hériter ; dans ce cas le curé catholique inscrivait en marge : N.C. (nouveaux convertis) et ne se faisait aucune illusion sur leur foi. »
    « Soit de rester fidèles à leur foi protestante ; et dans ce cas d’être des couples illégaux et leurs enfants déshérités. »

    *** Robert POINARD, professeur de droit canonique, d’histoire de l’Église et d’histoire des institutions religieuses.
    BRÈVE SYNTHÈSE SUR LA PROBLÉMATIQUE DU MARIAGE DES PROTESTANTS SOUS L’ANCIEN RÉGIME
    http://huguenotsweb.free.fr/histoire/mariage_protestant2.htm

    « Après 1685 on voit figurer sur les registres catholiques baptêmes, mariages et sépultures d’anciens protestants rentrés dans le rang. Les récalcitrants prennent le risque de recourir aux pasteurs clandestins et itinérants. C’est la période durant laquelle les registres huguenots sont parfois si difficiles à retrouver dans certaines régions. »

    « Plus nombreux que nous le croyons ont été les curés complices par compassion, alliances familiale mais aussi par esprit évangélique ; sans omettre les solidarités paysannes qui jouaient également très fort… Quant à l’administration locale, elle fermait parfois les yeux. C’est d’ailleurs dans le milieu catholique éclairé que naîtra peu à peu le désir d’un aménagement juridique qui fasse place à la tolérance. »

    *** Benjamin FAUCHER, bibliothèque de l’École des Chartes.
    Les registres de l’état civil protestant en France depuis le XVIe siècle jusqu’à nos jours (42 pages, 1923)
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k81393h
    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/arti/bec_0373-6237_1923_num_84_1_448696

    « La Discipline du Désert obligeait les ministres à tenir registre des mariages qu’ils célébraient ; mais, les certificats de mariage du Désert n’avaient aucune valeur légale. »

    *** http://fr.geneawiki.com/index.php/G%C3%A9n%C3%A9alogie_protestante

Laisser un commentaire