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gravure roumaine sur le Christ souffrant

Question d’un visiteur :

Bonjour Monsieur le Pasteur, comment allez-vous?
Accepteriez-vous de m’expliquer le sens des versets tels 1 Pierre 1:18 concernant le « rachat par le sang de Christ » ainsi que de plusieurs versets en rapport avec ceux qui « sont sauvés »?
J’avoue être un peu perdu dans la notion de « salut par le sang de Jésus ». Certains passages du NT laisseraient penser que les « autres » ne seraient pas « sauvés » et cette conception me laisse dubitatif!
Veuillez excuser ma question et croire en l’expression de mes sentiments fraternels

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

1 Pierre 1:18-19 « Vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (traduction NEG)

C’est vrai que le verbe grec lutroo peut signifier « racheter », mais il signifie aussi « délivrer » sans aucune rançon payée. Ce verbe est en particulier utilisé dans le contexte de la libération du peuple hébreu hors d’Egypte (par exemple en Exode 6:6), alors qu’aucune rançon n’a été payée pour obtenir la fin de cet esclavage, le pharaon a été juste forcé.

C’est précisément cette libération qui est citée ici quand il est question de l’agneau sans défaut, cela rappelle l’agneau de la Pâque, il n’est pas sacrifié pour acheter quoi que ce soit (et encore moins le pardon de Dieu qui n’a pas besoin d’autre cause que sa grâce, amour qui par définition ne s’achète en rien). L’agneau de la Pâque est mangé par les hébreux afin qu’ils prennent de la force pour partir en voyage. Et c’est là aussi le mode d’emploi du Christ, si je puis dire, il nous est donné pour que nous le mangions, pour que nous assimilions ses paroles et sa façon d’être, et que cela nous donne la force de nous mettre en route sur le chemin de la vie éternelle. Le sang de cet agneau est une marque sur notre maison, protégeant de la mort qui passe, et c’est par grâce qu’en Christ nous sommes marqués ainsi par Dieu comme devant être gardé, c’est comme une adoption.

L’idée que Dieu aurait la moindre satisfaction à voir souffrir qui que ce soit est absolument aberrante, à mon avis. Tant sur le plan théologique (Dieu veut le bonheur et la vie) que sur le plan de la justice (une souffrance et une injustice cruelle ne « rachète » aucun autre mal, au contraire, cela en fait deux au lieu d’un, cela empire) que sur la notion même d’amour (il n’a pas à être acheté, et si l’on pardonne, c’est par amour)…

Ensuite, effectivement, bien des passages des évangiles font penser que pour Jésus Dieu aime toute personne, et donc que le salut est donné à chacun. En particulier la parabole de la brebis perdue (Luc 15) racontée par Jésus, et montrant littéralement que le berger retrouvera même la plus perdue des brebis perdues. Et ce passage n’est pas un petit verset d’une vague épître, mais un passage fondamental de l’Evangile du Christ.

Bien amicalement

pasteur Gaspard de Coligny

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3 Réponses à “Question : Je n’arrive pas à comprendre « le rachat par le sang de Christ » ?”

  1. Reginaldo dit :

    Les passages qui laisseraient croire que la mort de Jesus serait une condition necessaire pour obtenir le Pardon de Dieu sont nombreux dans le nouveau testament. Jesus lui meme parait y croire plusieurs fois. Quand il dit  »ceci est mon sang qui sera versé pour vous »… on pourrait croire qu’il fait allusion a sa mort. Et je pense que cette croyance etait tres repandue chez les premiers chretiens.

  2. Que le sang de Jésus soit versé pour nous, tout le monde est d’accord, je pense. Jésus allant au bout de sa mission par amour pour l’humain.

    La question pus débattue est de savoir si ce sang était nécessaire à notre salut. Et comment est-ce qu’il nous apporterait le salut ?

    • Soit comme témoignage de la foi et de l’amour du Christ pour Dieu et la personne humaine.
    • Soit avec cette sinistre théorie du rachat et tragique satisfaction d’un dieu assoiffé du sang d’un juste…

    Effectivement certains passage des évangiles semblent dire que Jésus voyait sa mort comme inévitable. Mais est-ce que cela veut dire qu’elle était nécessaire pour nous sauver ? et voulue, demandée par Dieu ?
    Rien n’est moins sur, car la parabole des « vignerons homicides » dit explicitement que le maître de la vigne (Dieu) avait au contraire pour projet de voir son Fils respecté (Marc 12:6).

  3. Jean-Marc simard dit :

    Voici ma réponse à vos interrogations….

    Pour bien comprendre la logique sous-jacente, il faut partir de la chaine alimentaire naturelle…

    Notre Dieu est le seul qui se donne en nourriture…Il est le seul qui dit: «Mangez moi» si vous voulez vivre…Bien sûr cette nourriture est spirituelle…Mais cette nourriture rejoint une nécessité de la vie, nécessité qui engendre le mal profond dans la création, bien que cette création soit l’expression résultante de l’Amour Divin…Pour être et vivre la vie doit se nourrir de la vie, et cette nécessité engendre un mal profond, soit la mort de l’autre, la destruction de ce qui sert de proie. Pour survivre la chair doit se nourrir de la chair, et ce qui est vie pour l’un devient mort pour l’autre…Voilà la véritable origine du mal dans la création, mal non voulu par Dieu, mais mal perçu comme un dommage collatéral inscrit dans la création même et dans son évolution vers la métamorphose finale, vers l’apothéose finale…L’origine du mal ne vient pas de la faute d’Adam et Eve, invention de Saint-Augustin pour expliquer les choses…Le mal vient de la Création même, parce que Dieu n’avait pas le choix en engendrant le vivant à partir de la matière…L’ Amour Divin a provoqué ce mal, sans le souhaité, mais comme une nécessité vitale…Par sa Passion Jésus vient corriger le tir…Qu’a -t-il- fait lors de la dernière cène, quand il a dit: «Prenez, mangez et buvez, ceci est mon corps et mon sang»…Jésus s’est donné en nourriture, et ce faisant il a pénétré la chaîne alimentaire pour la spiritualiser…Il a spiritualiser le mal inscrit dans cette chaîne alimentaire pour faire de la mortalité un porte qui s’ouvre sur une métamorphose spirituelle…Ce que l’on vit tous les jours lors de la messe…

    Voilà ma compréhension du mystère de la Passion et de la Pâque chrétienne…Voilà ma compréhension du mystère d’un Christ venu sur terre pour vivre en solidarité avec nous le long chemin qui fait évoluer la matérialité imparfaite de la vie vers sa perfection graduelle…

    J’ajoute ce petit poème de ma cuvée méditative

    Personnalisons la conscience d’un prophète
    Rendant hommage à un grand poète
    Enfant Dieu donné en nourriture
    Naguère sur table impure :
    Expiatoire mortalité d’un crucifié
    Zèle épicé d’un Jésus ressuscité

    Mystérieuse aventure divine
    Amenant en terre Esprit qui jardine
    Donnant naissance à une nouvelle humanité,
    Comme un gain céleste sur la matérialité.
    Ensemencement par aliments spirituels,
    Zeste d’amour sur le tridimensionnel

    Expurgation du mal par conscience forte
    Terminaison lumineuse ouvrant nouvelle porte

    Boire et manger l’Eucharistie salutaire
    Union du divin à la chaîne alimentaire.
    Vie spirituelle émulsionnant le matériel,
    Épiscopat d’un crucifié donné en repas,
    Sacrifice interconnectant la terre au ciel

    Taire la vérité volontairement
    Ou la fausser intelligemment,
    Utopie qui étouffe la conscience
    Sans faire naître nouvelle science

    Croire en mystères
    Est, pour certain, chose austère !
    Confirmation de l’invisible,
    Initiative humaine inintelligible ?

    Est-il possible d’y voir autre chose,
    Sans tomber dans la névrose
    D’une Terre fécondant ses propres proies.

    Messe qui transforme terrestre nourriture
    Ordre sacerdotal sur sauvage nature
    Naissance neuve par mort devenant levure

    Cène dernière à la veille de la passion,
    Ordre intronisant la spirituelle Pâques
    Repas divin donné en héritage
    Permutant la nécessité du partage
    Sang et corps sacrifiés pour commune union

    Est-ce plat imaginaire
    Trempant le pain humanitaire ?

    Manger l ‘ Unique !
    Repas spiritualisant la faim
    Nourrie par énergie cosmique.

    Solidarité d’un Dieu servi en repas
    Avalant l’alimentaire,
    Nature reliée à l’au-delà
    Gagnante communion sacramentaire

    Prenez, mangez et buvez tous,
    Ceci est mon corps et mon sang…

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