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Extrait d'une gravure illustrant le martyr de Jean VallièreUn certain 8 août, il y a bientôt 500 ans, Jean Vallière est le premier martyr protestant en France.

Le 8 août 1523, il est brûlé vif (je vous passe les détails de la langue arrachée), près de la porte Saint Honoré, au marché aux pourceaux.

Il est un moine augustinien d’une quarantaine d’années. Il a lu des livres de Luther qui commencent alors à se diffuser un peu partout en Europe (l’épisode des 95 thèses date de 1517, la bulle du pape qui le jette malgré lui hors de l’Église date de 1521).

Jean Vallière aurait affirmé que « Notre Seigneur Jésus-Christ avait été de Joseph et de Notre Dame conçu comme nous autres humains ». Je ne sais pas d’où Jean Vallière tire cette idée, et il s’agit là sans doute d’un point de prédication relevé par les inquisiteurs et utilisés lors de son procès. Mais Jean Vallière trouve en tout cas chez Luther une invitation à la pensée libre sans s’arrêter à l’autorité de l’Église, c’est de cette foi qu’il tire sa ferme confiance en l’amour de Dieu qui justifie l’homme par amour pour lui. C’est extraordinairement libérant pour oser chercher et avancer des idées nouvelles, avec évidemment toujours le risque de se tromper.

Je ne pense pas que ce soit chez Luther qu’il aurait trouvé cette idée sur la conception «à l’ancienne» de Jésus, peut-être que Jean Vallière l’a trouvée chez des érudits comme Erasme ? Peut-être dans la liberté de recherche de Lefèvre d’Étaple qui commence à étudier la Bible librement lui aussi dès le début du XVIe siècle, à Saint Germain des Prés et commence à publier en français des partie de la Bible avant même que Luther commence à se manifester, puis son « Commentaire des quatre évangiles », condamné par la Sorbonne en 1521, et une traduction du Nouveau Testament en français en 1523 ? Car c’est cela qui est subversif, de lire la Bible, se poser des questions, et oser interpréter par soi-même. Jean Vallière a peut-être tout simplement tiré cette hypothèse que Jésus aurait été conçu de Joseph et de Marie en s’écartant certes des évangiles selon Matthieu et Luc, mais en suivant les évangiles selon Marc, Jean ou les lettres de l’apôtre Paul qui présentent Jésus comme font Fils de Dieu mais par l’Esprit ?

En tout cas, Jean Vallière lit Luther et commence à en parler autour de lui, à prêcher dans les villages autour de son ermitage sur ces idées dites « nouvelles » alors qu’elles sont un retour au texte de la Bible, enjambant 15 siècles d’histoire de l’église.

Jean Vallière est jugé, condamné, tiré de sa geôle à la conciergerie pour assister sur le parvis de Notre Dame à une messe d’expiation, il y assiste de l’extérieur, depuis qu’il est considéré comme hérétique, il n’est pas question que l’église le laisse entrer, il y est conduit dans une chariot à ordures, afin de soigner les détails du langage non verbal pour le petit peuple qui le verra passer dans les rues de Paris.

Sur la parvis de Notre Dame, un bûcher de livre de Luther saisis à Paris les semaines précédentes. Qui brûle des livres s’apprête à brûler des hommes (peut être qu’aussi, ceux qui interdisent aux musulmanes de porter leur voile s’apprêtent aussi à interdire la religion, d’ailleurs).

Jean maintient ses idées, ce qui est un peu dans l’esprit de Luther qui répondit à ses propres inquisiteurs « Je ne puis ni ne veux rien rétracter, car il n’est ni sûr ni salutaire d’agir contre sa conscience. Que Dieu me soit en aide. Amen. »

Le convoi repart, sans doute par la rue Saint-Jacques puis la rue Saint Honoré, passe devant le lieu où l’Oratoire du Louvre sera construit un peu moins de 100 ans plus tard, passe la porte Saint Honoré qui était aux environs de la Comédie Française, et prend à droite vers le Marché aux Pourceaux, lieu sympathique qui était d’une puanteur assez terrible (ce lieu se trouve actuellement à peu près à l’angle de l’avenue de l’Opéra et de la rue Saint-Anne).
Jean, en bon moine et en bon protestant, prie, se confie à Dieu pour qu’il lui pardonen et lui donne de la force. De crainte qu’il se mette à prêcher encore et soit trop convainquant en faveur de la foi chrétienne réformée, le bourreau reçoit l’ordre de lui arracher la langue avec une tenaille, puis de le fixer sur le bûcher et d’y bouter le feu. A vif, ce qui est est le comble des sévices, réservé à ceux que le pouvoir veut faire bien souffrir.

Malgré sa foi, malgré son courage, Dieu ne semble pas l’aider comme il aurait aidé Daniel et ses amis à vivre tranquillement à travers la fournaise où Nabuchodonosor les avait précipité pour à peu près les même raisons que Jean Vallière. Ils refusaient d’adorer une statue en or pour n’adorer que Dieu, Jean Vallière refuse d’adorer le dogme de l’église, et n’adore que Dieu seul. Alors où est Dieu ? Il est près de Jean Vallière comme il est près de chacun qui souffre. Dieu n’est pas un magicien, c’est une dynamique d’évolution et une force d’amour qui appelle et qui cherche à consoler. Où est-il quand il y a une personne maltraitée, il est là et il pleure ne n’avoir pas pu empêcher l’homme d’être méchant, et il dit à l’oreille de la victime qu’elle n’est pas seule, que le Dieu de l’Univers est là pour la prendre dans ses bras. Et c’est déjà immense.

Voir les dates 1509, 1517, 1523 de cette page de notre site sur l’histoire du protestantisme à Paris

Merci à David B. de m’avoir signalé cette date du 8 août 1523

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11 Réponses à “Un certain 8 août, Jean Vallière est le premier martyr protestant en France”

  1. Aimard dit :

    Les protestants n’ont brûlé personne ? Ah bon vous me rassurez.

  2. Vous avez raison, des protestants ont aussi persécutés d’autres gens. Il y a même une très belle statue de Michel Servet à Paris (place « Aspirant Durand » dans le 14e), cet homme a été brûlé à Genève, il aurait suffi d’un mot de Jean Calvin pour qu’il reçoive seulement une tape sur la joue pour avoir douté de la doctrine de la Trinité (que Jésus lui-même n’a jamais enseignée). L’excellent Castellion a violemment reproché cet assassinat à son ex-ami Calvin, lui disant « Nous diras-tu, à la fin, si c’est le Christ qui t’a enseigné à brûler des hommes ? », « Tuer un homme, ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme ».

    Mais la question n’est pas de dénoncer les crimes anciens pour le plaisir d’humilier les autres. La question est tirer pour soi-même des enseignements de l’histoire, et donc de se reconnaître aussi bien dans ceux qui persécutent ceux dont les idées ne me plaisent pas, que dans ceux qui sont prêt à tenir bon ne pas renier leurs convictions personnelles, et la liberté de penser.

  3. André dit :

    Je vois assez mal, ce que viens faire le voile des musulmanes dans cette affaire, toutefois, je crois que pour beaucoup de gens, il ne s’agit pas d’interdire le voile et dans la foulée, l’islam ou une autre (toute) religion, mais plus prosaïquement de lutter sur contre ce qui sême la zizanie dans notre communauté nationale.
    On parle de 2000 femmes voilées en France, ce n’est rien, mais qu’est-ce que ça fait comme bruit, a coté des milliers ou millions qui ne le sont pas et qui tentent de s’intégrer dans notre société, et d’y vivre leur foi sans renier leurs croyances… ni faire de la provocation politique gratuite.
    Que ne dirait-on pas si l’un de nous allait en terre d’islam vêtu d’une tunique blanche, frappée d’une grande croix rouge, au prétexte de bien montrer à tous combien il est ardent dans la foi de notre Seigneur… Et, foin de discrétion, il pourrait débarquer de l’avion au cris de Montjoie-Saint Denis !
    Il m’est arrivé de voir à Rennes et ce à plusieurs reprises, des femmes recouvertes d’un grand voile noir. Franchement, cela me met très mal a l’aise, et cela m’agresse. Il est certain que la différence nous secoue, mais doit on se sentir coupable, voire honteux, de ce mal aise et feindre de l’ignorer? Doit-on tout accepter, au prétexte que « c’est pas bien de demander a ceux qui viennent diner chez nous d’avoir une tenue adaptée a l’endroit ou ils se trouvent « . D’ailleurs si dimanche prochain je viens au culte en maillot de bain avec des palmes parce que c’est les vacances et je crois que Dieu nous accueille sans condition, je présume que le préposé va venir me demander d’aller me rhabiller, dans tous les sens du terme, et ce sera une bonne chose. La tenue que nous arborons relève du respect de soi même, mais aussi de celui des autres.
    Je ne doute pas que mes propos feront froids dans le dos de certain, mais si dire que je suis en France, et que le port du voile intégral n’est pas acceptable dans notre communauté, c’est être un facho, de droite, réactionnaire, petit bourgeois et abomination de l’abomination un raciste, et bien je l’assume totalement et sans aucune crainte du jugement dernier, en tout cas pour ce motif, car celui qui me jugera aura connaissance du fond de mon cœur. En tout cas, je le redit, le voile intégral ne doit pas être accepté, dans la vie courante, pas plus que n’est accepté en terre d’islam qu’une femme soit tête nue ou qu’un homme se promène avec un vers d’alcool à la main. Après ce que font les gens chez eux ou dans les lieux adaptés, lieux de cultes, ou au sein de leurs communautés, cela les regarde et je n’ai rien a redire.

  4. Il est tout à fait normal et sain de trouver bizarre et d’être mal à l’aise devant des tenues, des cultures qui ne sont pas les nôtres et qui sont souvent portées de façons provocantes.

    Cela dit, nous sommes de toute façon dans la même barque, celle de la France, celle de nos villes et de nos quartiers, et plus largement, nous sommes sur la même barque en ce monde. Il faut donc chercher ce qui est constructif, ce qui a le plus de chance de faire avancer la situation dans le meilleur sens. C’est le rôle des législateurs, en tout cas, et c’est aussi la mission de chaque chrétien, et sans doute de bien d’autres personnes.

    Quand des signes religieux ou idéologiques sont lancés de façon respectueuses, calme et tranquile, à monavis le mieux est de laisser les gens s’exprimer. Si une personne porte un tee-shirt avec « vive le maïs transgénique », ou « j’aime aller chez le dentiste », ou porte une grande croix, ou un voile musulman, ou un turban, ou une parure de plume… tant que cela n’agresse personne, n’injurie personne, je ne pense pas que ce soit constructif de l’interdire. Ce serait autre chose si c’était haineux.

    Si c’est simplement de la provocation gentille, comme ces jeunes filles qui se convertissant à l’Islam (ce qui est bien leur droit), se précipitent pour porter un voile, ce qui choque ses parents bon chrétiens (ou athées), je ne suis pas certain que ce soit en l’interdisant que l’on aura une sitiuation meilleure. D’expérience, la meilleure réaction à la provocation est de ne pas réagir, ça amortit la provocation, la rend sans effet.

    Si c’est une provocation stupide comme de porter un déguisement de croisée en Iran, ce qui serait à peu près aussi nul que de porter un uniforme SS dans le métro parisien, peut-être oui, que la limite est franchie de ce qui est acceptable par la société.

    Donc franchement, je laisserais les musulmanes qui le désirent porter leur foulard, les cathos porter leurs croix, les protestant arborer leur croix huguenote, les membres du Rotary porter leur petite roue dentée, les francmacs leur petite équerre, le juifs leur kippa… parce que je trouve ça intéressant que des personnes croient en quelque chose et aient ce geste d’ouverture qui consiste à le monter, cela me sonne envie d’entrer en dialogue avec eux. Pas de leur arracher leur signe.

    A vrai dire, je ne comprends pas bien de quoi les gens ont peur avec ces signes. Peut-être est-ce la peur de l’Islam ? Je comprends qu’on en ait peur, l’Islam est actuellement malade de ses islamistes. Comment, là encore faire avancer les choses ? Pas avec des actes et des lois qui empêche le musulman pacifique de vivre sa foi comme il l’entend, tant qu’il respecte la foi ou les convictions des autres personnes. Au contraire, avec des gestes comme l’interdiction du voile, on aide les islamistes, ils peuvent alors dire aux musulmans « voilà, je vous l’avais bien dit, c’est la guerre, ils nous agressent, ils veulent détruire l’Islam… ». Donc là encore, à mon avis, la conduite la plus prometteuse est, comme dit l’apôtre Paul « de surmonter le mal par le bien ».

    Ce n’est pas avec des bûchers que l’on va éteindre le feu.

  5. Franck dit :

    Si je peux me permettre, j’ai été également choqué par la référence au voile dans ce texte ; je pense que la façon dont vous posez ensuite le débat est la bonne.
    Tant qu’un signe, un vêtement, ne vient pas porter en soi la discorde, pourquoi l’interdire ?
    Vous donnez comme exemple un t-shirt « j’aime aller chez le dentiste » qui ne pose en soi aucun problème. Un t-shirt « je n’aime pas aller chez le dentiste » non plus. Un t-shirt « tous les dentistes sont des cons » commencerait à devenir ambigu. Un t-shirt « tous les dentistes sont des pourritures promis à l’enfer éternel » poserait de vrais problèmes en terme d’ordre public, tant il est vrai qu’un dentiste voyant ce message pourrait très mal le prendre, et très justement avoir à réagir.
    Il en va de même pour le voile. Un morceau de tissu sur la tête ne pose en soi aucun problème. Quand ce voile se fait sombre, qu’il couvre tout, et qu’il montre une adhésion à une vision intégriste d’une religion, et que dans cette vision intégriste, totalitaire, quand elle est mise en oeuvre dans certains pays, aujourd’hui, à l’heure où nous sommes, les homosexuels, pour prendre ce simple exemple, sont mis au ban de la société, et promis à l’enfer éternel, comment un homosexuel peut recevoir ce message-là ?
    Je vis dans le 93, il m’arrive d’être assis dans le bus par exemple, ou faire la queue au supermarché, avec des femmes qui portent de tels signes.
    Je suis gay. Je suis chrétien. Ce qu’elles affichent, c’est le rejet de ce que je suis en tant que gay et chrétien, qui n’aurait aucune place dans leur société rêvée.
    Si le voile intégral n’est pas considéré comme un trouble à l’ordre public, c’est parce que les hommes – et les femmes – pourtant insultés, comme moi, par ce signe, laissons passer. Si ces femmes, et ces hommes en uniforme salafiste, ne pouvaient pas faire un pas dans la rue sans être interpelés sur leurs positions politiques, la situation serait différente, et insupportable en terme d’ordre public.
    Il y a très longtemps, j’ai eu une discussion sur le sens à donner au message évangélique de tendre l’autre joue. Le sens profond du message serait que ce n’est pas à la victime de tendre l’autre joue, mais à tous ceux qui vivent cela comme une injustice, une faute.
    Pasteur, si je puis me permettre de vous poser directement cette question, depuis combien de temps êtes vous allé à la rencontre d’une femme intégralement voilée, croisée dans la rue, pour lui expliquer combien son vêtement pouvait choquer toutes celles et tous ceux dont les idées qu’elle promeut auraient à perdre en liberté et en dignité si elles étaient mises en oeuvre ?
    Ce qui est la seule façon de retirer des fagots au bûcher.

  6. Cher Franck,
    Non, je ne vais pas vers une femme voilé pour lui dire que son vêtement me choque, parce que cela me semble être une agression.

    Par contre, quand j’étais pasteur à Nancy j’ai eu l’occasion de rencontrer pas mal de femmes musulmanes qui étaient auparavant enfermées chez elles par leur mari, voilées à l’extérieur, et qui petit à petit avec les cours d’alphabétisation on pris confiance, leurs maris prenant également confiance, on pu s’ouvrir plus, sortir pour la journée, aller au théâtre et au concert… surmontant le mal par le bien.

    Mais si on casse les pieds des femmes voilées, le résultat ne me semble pouvoir être que de durcir les positons. Celles qui choisissent le voile librement y tiendront encore plus. Celles qui sont forcées par leur mari seront encore un peu plus enfermées chez elles.

  7. Franck dit :

    Cher Pasteur,
    Donc si je comprends bien, ces personnes, hommes comme femmes, ont le droit de se déplacer dans l’espace public en affirmant des positions politiques extrémistes, comme l’exclusion des homosexuels de la société, mais si je les interpelle sur leurs positions, c’est moi qui serais agressif ?
    Au nom de quoi les exemples que vous donniez – des croisés en Iran, des personnes en uniforme nazi dans le métro – seraient « a priori » des provocations et donc critiquables, tandis que ces personnes qui par leurs tenues affirment des positions politiques en tous points également contraires aux valeurs de la République doivent être considérées en relativité ?
    Si je vous suis bien, une personne qui par un uniforme nazi, affirmerait des positions totalitaires, violemment antisémites, ne serait pas à regarder comme une personne avec ses failles et ses contradictions, et devrait être vue uniquement comme une provocatrice, tandis qu’une personne qui par un uniforme salafiste affirme exactement les mêmes positions doit voir son cas relativisé, et, au contraire, considérer comme provocatrice non pas le port par elle d’un uniforme caractéristique des positions politiques qui sont les siennes, mais les réactions des personnes choquées par le port de cet uniforme.
    J’ai vraiment du mal à comprendre – et pour tout vous dire accepter – ce deux poids / deux mesures.
    En tout état de cause, ce que vous me conseillez, lorsque je suis assis à côté d’une femme ou d’un homme qui par sa tenue indique que, tel que je suis, chrétien et gay, elle me voue à l’enfer sur terre et dans les Cieux, et ne me regarde nullement en dignité, je ne dois pas l’interpeler, je ne dois pas faire cesser cette injustice à mon égard, mais je dois baisser la tête et me soumettre.
    Une attitude à l’exact opposé de ce qui nous a été enseigné.

  8. Michel Jas dit :

    Trois ans avant Vallière il y aurait eu un « hérétique » (anonyme, mais dans un contexte de lutte contre les marranes et les prètres catholiques jugés humanistes 1516-1530 ) brûlé à Toulouse ; les procès redémarrent avec Pierre Bunel -que Calvin jugeait trop humaniste- expulsé de Toulouse comme « luthérien » (cf Germain de Lafaiile, Annales la ville de Toulouse) ..

  9. Et de quoi est accusé cet « hérétique » ? Il y a mille façons d’être hérétiques sans pour autant être protestant. Il y a en particulier la maladresse classique d’avoir un champ où une maison que l’on ne veut pas vendre et qui intéresse quelqu’un…

    Y a t il eu des livres saisis lors de l’arrestation de de monsieur ? Quelque indice que ce soit pour étayer la thèse de son éventuel protestantisme ?

    Pierre Bunel, c’est dix ans plus tard !

  10. Aline dit :

    Merci André et Franck, tout à fait d’accord avec vous et je ne rajoute rien car vous avez exactement dit ce que je ressentais. Dommage pour cet hommage à Jean Vallière qui était important.

  11. Aline dit :

    Après réflexion il est à rajouter la lecture du texte sur le site :
    Le manifeste des Libertés: Le mépris (réponse à Alain Badiou ) pour ne pas se tromper de combat. (en copiant le tout sur votre moteur de recherche vous tomberez directement dessus).

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