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couverture du bulletin n°804Un nouveau bulletin, appelé familièrement « Feuille Rose » vient de sortir. Vous pouvez réagir, suggérer, débattre en mettant des commentaires ci-dessous.

Vous le trouverez en ligne sur le site de l’Oratoire, vous pouvez aussi le feuilleter, l’imprimer chez vous, mais si vous passez par l’Oratoire vous pourrez en prendre un véritable exemplaire en vrai papier imprimé 🙂

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2 Réponses à “Bulletin n°804 avec un dossier sur « Les âges de la vie »”

  1. visiteur dit :

    Bonjour,

    Ancien parisien, je reçois toujours la feuille rose, et c’est toujours avec attachement.

    Pardonnez moi, mais l’article “Vieillesse et insoumission” m’a rendu furieux.
    Quel beau titre pour un ancien, titre plein de promesses.
    J’ai 69 ans, je suis retraité depuis 4 ans évidemment, je vis heureusement en province, je n’ai ni enfants ni donc petits enfants.
    On ne sait pas si l’auteur de cet article est une femme ou un homme, ni quel âge elle (ou il) a.
    Je vais supposer, pour la convenance, qu’il s’agit d’une dame d’un certain âge.

    Pardonnez-moi encore, mais il y a effectivement trois ou quatre points qui ont soulevé ma révolte dans cet article.
    L’auteur avait sans doute pour projet d’appeler les anciens à la Louange. C’est bien, et c’est important.

    Mais premièrement, et c’est en fait une critique de forme, l’auteur semble n’imaginer les vieillards que partageant des langues chat autour d’une tasse de thé ou faisant sauter leurs petits enfants sur leurs genoux.
    Ce n’est pas mon cas. Les anciens ont à mon avis d’autres perspectives.

    Ensuite, en suivant le fil du texte, il y a un paragraphe ou “elle” parle des violences faites aux vieux.
    Là encore, c’est bien. Parler de la mort comme de la plus forte des violences me semble fort.
    Dire que “le vieux se sent parfois coupable parce qu’on le culpabilise : il est là … encore là”, voilà une pensée forte à exprimer.
    Mais pourquoi sauter immédiatement du coq à l’âne, en parlant soudainement des vieillesses “bien préparées”.
    Sait-on, et c’est là la raison principale de ma colère, qu’il arrive couramment que les vieux aient l’impression que la société (pas la société administrative, mais la société humaine réelle) les pousse avec insistance vers la Sortie.
    Il y a eu des sociétés où les anciens étaient vêtus d’une respectabilité particulière. La nôtre ne veut que leur disparition au plus vite et cela est proprement scandaleux.

    Plus tard, je lis “vivre pleinement la communion des saints”. Kekseksa ? Quelle langue parlez-vous ?
    Entendre parler de saints en contexte protestant me donne toujours un sentiment de profond malaise, comme devant une veulerie.

    Il est vrai que la vieillesse et en particulier la retraite donnent l’occasion de se mettre profondément à l’écoute de Dieu, en toute liberté.
    Et que c’est là un état d’esprit extrêmement profitable et enrichissant. Pour ne pas se perdre, participer à la vie d’une paroisse, selon ses possibilités. Et rester à l’Ecoute.

    Encore plus loin, je lis “Le chrétien doit obéir à la Parole de Dieu. … Il doit se soumettre à la Parole de Dieu”.
    Je rêve ?.. En quel siècle ce texte a t’il été écrit ? Au XIIIe siècle ? Par un zélateur de la Sainte Inquisition ?
    Pour moi, le chrétien reçoit, accepte (dans le sens plein des mots) la Parole de Dieu. Ou du moins essaye-t-il, puisqu’il est dans le tumulte du monde.

    Nous, les anciens, nous sommes dans le monde moderne, en prise directe avec tous ses aspects (même les pires) pour ceux qui usent d’Internet.
    Nous voulons vivre comme tout un chacun, jusqu’au bout !

    Meilleures pensées affectueuses,

  2. Cher Monsieur,

    D’abord grand merci pour votre fidèle lien avec l’Oratoire, et désolé qu’un article de la Feuille Rose vous ait heurté.

    D’une manière générale, les articles de la feuille rose, comme d’ailleurs les prédications du dimanche, ne sont pas des thèses défendues par l’Oratoire, mais des témoignages, nécessairement subjectifs, qui sont donnés dans l’Oratoire. Ils n’appellent pas spécifiquement l’adhésion de la part des lecteurs ou auditeurs, mais c’est un appel à la réflexion, à l’introspection, et donc au cheminement personnel, qui sera aussi quelque chose de spécifique.

    L’auteur de cet article « Vieillesse et insoumission » est un monsieur très âgé. Il a des petits-enfants, arrières petits enfants. Tant mieux pour lui. Son expérience est un témoignage, pas un leçon qui dirait que la joie de la personne âgée serait essentiellement de faire sauter des gosses sur ses genoux. Vous et moi n’avons pas d’enfants et donc encore moins de petits enfants. Nous avons d’autres fécondités, d’autres joies, petits et grands bonheurs. Je vois le témoignage de ce grand père comme une invitation à les dénicher, les goûter, les mettre en valeurs, ces bonheurs qui me sont spécifiques.

    Merci pour vos remarques concernant le manque de respect devant les anciens. C’est vraiment un défaut particulièrement aigu de nos sociétés occidentales, et nous avons à apprendre là dessus de l’sir et de l’Afrique. Et c’était un des objectifs profonds de ce dossier de la feuille rose que de faire sentir la beauté spécifique de chaque âge.

    Concernant « la communion des saints », le noble monsieur qui a écrit cet article est par ailleurs un théologien très affûté, je reconnais que son clin d’œil à la communion des saints chère à la théologie catholique n’est peut-être pas des plus faciles à saisir, proposant un glissement de sens, un basculement. Mais qu’importe, il témoigne d’une conviction quant au sens et à l’efficacité de la prière, mais là encore, il s’agit d’un témoignage et non d’un dogme.

    Et sur la « soumission » à la Parole de Dieu, je pense que vous êtes, lui et vous, d’accord. Même si cette expression est provocatrice, sans doute. M. Izard décrypte précisément le terme de soumission, proposant une intéressante ouverture quant à cette notion qui est difficile. Puisque dans un sens, être croyant est dans une certaine mesure reconnaître que Dieu est dieu, que nous ne le sommes pas, et que son point de vue est parfois à considérer comme pouvant avoir une hauteur de vue supérieure à la nôtre. M. Izard introduit une certaine insoumission légitime et salutaire. Celle du débat qui conduit à interpeler Dieu. Nous sommes ainsi à mil lieus de la soumission à laquelle l’inquisition appelait.

    En tout cas, bravo et merci de débattre. Effectivement, l’Oratoire est fait pour ça, et en particulier le blog de l’Oratoire sur lequel je me fais une joie de publier votre message, comme vous le proposez.

    Amitiés fraternelles

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