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Rodin : le baiser - http://www.flickr.com/photos/14012786@N00/2584804971 Found on flickrcc.net

Question d’un visiteur :

Comment je pourrai convaincre mn conjoint a sabstenir de rapport sexuel ?

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir madame,

Si vous lui avez donné l’habitude de toujours accepter dès qu’il désire avoir un rapport sexuel, peut-être qu’il faut lui expliquer que vous n’avez pas toujours envie d’avoir des rapports sexuels, pas aussi souvent, et peut-être pas toujours telle ou telle pratique. Même si vous n’aviez jamais envie, ce serait votre droit, il y a des personnes comme cela, et ce n’est pas leur faute, et ce n’est pas un signe que ces personnes n’aiment pas leur conjoint.

Ensuite, si votre conjoint donne des signes de vouloir un rapport sexuel et que vous n’en avez pas envie. Vous dites tout simplement : NON, je n’ai pas envie aujourd’hui. Il n’y a pas à se justifier de ne pas toujours envie d’avoir un rapport sexuel. Nous ne sommes pas des machines. Et s’il vous force, vous le quittez, dès la première fois que cela arrive. Le couple n’existe que s’il y a respect de l’autre. Evidemment. D’ailleurs, forcer quelqu’un à avoir des rapports sexuels est un crime selon la loi française.

S’il va voir d’autres femmes ailleurs, c’est à mon avis plus pardonnable que de forcer sa femme. Il n’est donc pas mauvais, si l’on en a la force, de pardonner une fois peut-être, mais si ça recommence ensuite, à mon avis, il vaut mieux quitter un homme ou une femme comme cela, il ou elle n’est pas fait pour la vie de couple, ni pour fonder une vraie famille.

Le discours selon lequel l’homme a des besoins, etc… oui, c’est un peu vrai mais c’est très exagéré. Ces « besoins » ne sont pas comme le besoin de respirer, car si l’on s’abstient de sexe pendant des mois et des années, ce n’est pas pour autant que le corps se portera mal ! Le sexe n’est donc pas vraiment un besoin, c’est juste une envie. Si justement on est un homme, au lieu de prétendre avoir « des besoins », on pourrait se montrer avoir quitté les caprices de l’enfance et être un homme adulte, avec donc un minimum de contrôle de soi-même et de ses envies. Surtout quand c’est quelque chose d’aussi déterminant que ce partage si intime qu’est le sexe.

Donc bravo de vous poser la question, et d’arrêter de subir.

Amitiés & vraiment, bon courage.
Dieu vous bénit et vous accompagne.

Comment faire comprendre à me femme d’accomplir son « devoir conjugal »?
(voir dans les commentaires ci dessous)

pasteur Gaspard de Coligny

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7 Réponses à “Question : Comment convaincre mon conjoint de s’abstenir d’avoir des rapports sexuels ? Comment faire comprendre à me femme d’accomplir son « devoir conjugal »?”

  1. Rei dit :

    Bonjour,
    Je vais me faire un peu l’avocat du Diable, en l’occurrence celui du conjoint de Madame 🙂
    Il me paraît injuste et réducteur de ne voir dans la relation sexuelle que la satisfaction d’une pulsion purement animale. Si tel était le cas, elle serait alors indissociable du désir de procréer.
    Le rapport sexuel, dans un « vrai » couple (c’est à dire marié ou de longue durée, pas juste pour une nuit), c’est aussi et surtout un moment privilégié, spécifique au couple, où les conjoints peuvent s’abandonner totalement l’un à l’autre, physiquement et émotionnellement, où l’ensemble des cinq sens voire plus est mis à contribution. Il est à la fois moment d’évasion et de retrouvailles, un manière pour beaucoup de couples de se ressouder et d’y puiser l’énergie nécessaire pour affronter les vicissitudes de la vie.
    Après, il peut arriver que le désir ne soit pas au rendez-vous pour diverses raisons mais il faut être lucide et admettre que l’immense majorité des problèmes de libido sont quand même d’ordre relationnel – « usure » du couple, rancoeurs, désaccords, désinvestissement dans la vie de couple du fait de facteurs extérieurs etc. Ce n’est souvent que l’arbre qui cache la forêt…
    Dans tous les cas, un dialogue franc et ouvert s’impose. Si le corps n’est plus accessible, le coeur se doit lui d’être toujours ouvert. C’est le fondement même du couple.
    Car s’il est incontestable que les rapports sexuels forcés provoquent des souffrances, l’abstinence imposée et surtout non expliquée peut également faire souffrir, de manière plus insidieuse, et touche paradoxalement plus durement les conjoints les plus fidèles et/ou les plus attentionnés.
    Si Madame ne veut pas avoir de relation sexuelle avec son conjoint, c’est son choix mais il convient alors de proposer autre chose en retour – plus de tendresse, plus de moments à deux, plus de dialogue, plus de liberté… – L’abstinence imposée est une concession arrachée, il lui faut donc en faire car toute la vie d’un couple n’est finalement qu’une suite de concessions réciproques…
    Bien à vous

  2. Merci pour cette réflexion.

    Deux petites remarques.

    Certains animaux ont des relations sexuelles dissociées du désir de procréer. Par exemple les célèbres bonobos. Mais je ne suis même pas certain que l’animal ait le désir de procréer, à vrai dire.
    Mais je suis vraiment d’accord pour dire que le rapport sexuel humain n’a pas pour seule fonction de procréer, mais aussi de procurer du plaisir, et encore de participer à la construction du couple. C’est pourquoi dans le protestantisme, il est en général affirmé que la relation sexuelle peut avoir du sens même quand il n’y a pas le projet de procréer.

    Tout à fait d’accord pour l’effort, la concession faite par un conjoint désirant avoir des relations sexuelles avec son conjoint qui n’en veut pas. Mais je ne suis pas certain qu’il faille équilibrer les concessions et sacrifices. La base de l’Evangile est la fin de la logique de la dette entre Dieu et les humains mais encore entre les personnes. En particulier dans le couple. Ce qu’il faut surtout, c’est que pour le conjoint qui est obligé de réfréner son désir, ce ne soit pas compris, pas vécu comme « une concession arrachée », mais comme la joie de rejoindre l’autre, de se mettre en communion avec lui/elle sur ce point, de trouver cela normal et naturel car dans les circonstances, les choses ne sont symétrique, il est infiniment plus vivable de se passer de sexe quand on en a envie que d’en subir quand on n’en a pas envie. C’est comme quand on offre un gros cadeau à son conjoint, une bague, une montre, une voiture, ou partir ensemble pour le voyage dans le désert dont il/elle a toujours rêvé. Ce n’est pas à pris comme une « concession forcée » mais une dépense et un temps où l’on a la joie de rejoindre et d’accompagner l’autre et de le voir être heureux de ce don.

  3. visiteur dit :

    Bonjour Pasteur,
    Que la paix de DIEU soit avec vous.
    J’ai une incompréhension avec mon épouse au sujet de notre devoir conjugal. Elle refuse très souvent. Si je n’insiste pas, on pourrait le faire une fois par mois . cela crée des frustrations et de la tension. Je remercie DIEU que je puisse être patient, mais j’aimerais vraiment que cela change. C’est mon épouse je l’aime et je la respecte si elle m’aime ne devrait-elle pas comprendre que le devoir conjugal est important dans une vie de couple chrétien ? Même si ce n’est pas le plus important.

    J’aimerais avoir un éclaircissement.

    Que DIEU vous bénisse.

  4. Cher Monsieur

    Je suis désolé, mais je ne suis pas certain que ma réponse vous fasse très plaisir, ce qui ne m’est pas très confortable pour moi non plus, mais c’est sincèrement que je vous réponds en mettant mon cœur, ma foi, ma réflexion théologique et biblique, mon expérience aussi de la vie de couple.

    A mon avis, c’est vous qui n’avez pas compris quelque chose.

    Le « devoir conjugal », le seul « devoir conjugal » c’est de s’aimer l’un l’autre dans le couple, comme Christ nous a aimé.

    Et donc, pour le couple, le sexe n’est pas un « devoir conjugal » mais c’est une « relation sexuelle », c’est ou ce devrait être et rester une relation, donc. Une vraie relation de couple. Et donc si un des conjoints n’aime pas tellement le sexe, il est clair qu’il convient de s’abstenir, Et ce n’est pas grave, il y a mille autres façons d’être en relation véritable dans le couple, particulièrement le couple chrétien.

    Et donc, sincèrement, je ne pense pas qu’il faille penser le sexe comme un « devoir conjugal » et que c’est même nocif de le penser ainsi dans le couple chrétien. C’est cette façon de penser le sexe dans le couple qui est source de tension entre vous sur cette question, comme si votre femme manquait à son devoir en n’ayant pas le goût aux jeux sexuels dans votre couple.

    Alors est-ce que c’est frustrant pour celui qui aimerait avoir des relations sexuelles avec son conjoint, ou même avoir seulement un peu plus de relations sexuelles avec son conjoint ? Pas nécessairement. S’il aime son conjoint, s’abstenir de sexe pour suivre le rythme de son conjoint, et le prendre dans ses bras, ou se promener la main dans la main, ou d’autres activités tendres que l’on peut faire ensemble tout cela est au contraire source d’épanouissement personnel et du couple, car s’adapter au pas de l’autre, c’est cela qui est une vraie relation. D’ailleurs dans le sexe aussi. Cela ne devrait donc absolument pas être source de tension.

    Peut-être pensez-vous que c’est vrai que l’essentiel dans le couple est de s’adapter au pas de l’autre, et donc que votre femme devrait s’adapter à votre pas et accepter plus de rapports sexuels. Ce n’est pas symétrique. Le sexe n’est pas un besoin comme de manger ou de respirer. La preuve, on peut réellement s’en passer pendant des années et se porter très bien. Par contre une personne qui subit un acte sexuel forcé se porte très mal, c’est même souvent un traumatisme qui provoque des souffrances sur des années. Et donc, ce n’est absolument pas la même chose de s’abstenir de sexe parce que son conjoint n’est pas amateur que d’accepter une relation sexuelle dont on n’a pas envie même avec son amour.

    Et si vraiment votre sexe vous démange, cela ne devrait pas être un problème entre votre épouse et vous, mais simplement entre votre pénis et vous-mêmes. Si cela vous soulage, masturbez-vous. La sexualité masculine est souvent assez forte dans le désir mais en contre partie, elle est assez rustique, si je puis dire, et se soulage quand même facilement. Et quand on l’écoute un peu moins, elle s’endort un peu. Que cela ne soit donc pas un prétexte pour vous faire du mal, ni à vous-mêmes, et encore moins à votre femme et à votre couple.

    Dieu vous bénit et vous accompagne.

  5. hannah dit :

    Bonsoir , vous voilà éclairé cher monsieur car ce  »devoir conjugal » m’a vraiment dérangé

  6. La notion antique, voire préhistorique du « devoir conjugal » prend progressivement du plomb dans l’aile, avec la reconnaissance dans notre code civile du viol conjugal comme étant un viol aggravé. Mais il me semble qu’il y a encore du progrès à faire. Dans les mentalités, et encore dans notre justice.

    En tout cas, dans la préparation d’une cérémonie de mariage protestant nous abordons en général cette question explicitement à l’occasion des engagements, en spécifiant que le couple a son sens en lui-même, et que les relations sexuelles sont une des façons d’être en relation, que la procréation est un projet possible pour le couple, mais que ce ne sont que des options facultatives, si les deux conjoints en sont d’accord, et de la façon qui leur conviendra… Mais effectivement, il est bon que cela soit discuté avant le mariage, en sans doute encore après !

  7. francois dit :

    Cette parie je ne l’ai pas bien comprise « Et si vraiment votre sexe vous démange, cela ne devrait pas être un problème entre votre épouse et vous, mais simplement entre votre pénis et vous-mêmes. Si cela vous soulage, masturbez-vous. La sexualité masculine est souvent assez forte dans le désir mais en contre partie, elle est assez rustique »
    La masturbation est elle permise dans la vie d’un enfant de Dieu?

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